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electrocd

Détail des pistes

Honey (Architectures From Silence No. 1)

Martin Bédard

Honey (Architectures From Silence No. 1)

  • Martin Bédard
  • Année de composition: 2020-21
  • Durée: 17:18
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T3037390157 / T3110547649 / T3037389956 / T3037391456

Stéréo

ISRC CAD502210001

  • 48 kHz, 24 bits

À MH et Lili…

La nature même du miel est pour moi un modèle naturel inspirant, dans la vie et particulièrement quant à la réalisation de cette œuvre. Le miel est le fruit d’une longue transformation. Au lieu d’être sécrété spontanément, il est issu d’un long processus de métamorphoses qui débute par des matières quasi volatiles (pollen, nectar) évoluant ainsi dans un processus de densification continu pour aboutir à une texture riche, dense, et ce, jusqu’à la cristallisation. L’abeille recueille, unifie, transfigure et transfuse: elle permet le passage du pollen au miel, c’est-à-dire qu’elle fait d’une poudre, d’une dispersion sans ordre, un liquide structuré et unifié. Le symbolisme du miel est associé à la transformation et à la synthèse. Le miel représente également une période de récolte et d’abondance.

Honey (Architectures From Silence No. 1) propose une architecture sonore ayant donc comme trame de fond:

  • la transformation et la métamorphose des matières vers la densification et la transfiguration;
  • la richesse matériologique et l’abondance associées à une période de récolte;
  • la profondeur de la rétrospection et ses possibilités temporelles et musicales qui récapitulent le chemin accompli jusqu’à la période de moisson; et
  • la poésie reliée aux transformations invisibles, à la reconnaissance, au plus grand que soi.

J’accorde également, en relation avec ces thématiques explorées dans Honey (Architectures From Silence No. 1), un souci sonore particulier:

  • aux développements des matériaux et à leurs évolutions vers la densification;
  • à une transformation des matériaux qui, par métamorphose poussée, transcende la matière initiale;
  • à l’articulation du discours sonore par le biais du montage cinématographique. Cette grammaire visuelle alimente mon discours sonore essentiellement basé sur l’articulation des matériaux et permettra un travail temporel favorisant la notion de rétrospection, d’anticipation et de mise en abyme. Je précise que la grammaire cinématographique avec ses possibilités temporelles et discursives est un outil catalyseur et architectural important pour la réalisation de cette pièce, car elle explore des procédés qui consolident et lient les éléments en présence, matérialisant ainsi un des thèmes centraux du projet; et
  • à l’évolution architecturale et formelle de l’œuvre grâce à une approche plus structurelle du montage mettant particulièrement l’accent sur une certaine non-linéarité et fragmentation entre les grandes unités et leurs sous-unités de l’œuvre tout en recherchant une cohésion locale (gestes, phrasés, techniques et procédés de liaisons, principe de cause à effet) et holistique (l’œuvre dans son entièreté). L’œuvre emprunte un parcours polyphonique aux lignes constamment interrompues où la discursivité est animée par les notions de parenthèses, de parenthèses dans la parenthèse, de ruptures et de mise en abymes, ce qui laisse supposer un départ rhizomatique quelque peu déroutant principalement dans la première partie de l’œuvre. Par contre, au fil des énonciations, un développement exponentiel émerge en poussant à terme le discours propre à chacune des voix qui furent présentées lors de ces multiples apparitions antérieures.

[ii-22]


Honey (Architectures From Silence No. 1) a été réalisée en 2020-21 au studio du compositeur à Longueuil (Québec) avec l’aide du Conseil des arts de Longueuil. Merci à Jean-Michel Dumas, Stéphane Roy et Christian Bouchard.

Composition

Création

  • 12 octobre 2022, Akousma 18: Soirée 2, Usine C, Montréal (Québec)

Distinctions

Matriçage

  • 2021 – 2022, Pauline Patie, Antoine Lussier • Montréal (Québec)

𝄆 Extensio:Warm:Up 𝄇

Martin Bédard, Marie-Hélène Breault

𝄆 Extensio:Warm:Up 𝄇

  • Martin Bédard, Marie-Hélène Breault
  • Année de composition: 2015-17
  • Durée: 17:20
  • Instrumentation: flûte, traitement et support 8 canaux
  • Éditeur(s): Ymx média
  • Commande: Erreur de type 27 (E27), avec l’aide du CAC
  • ISWC: T9215179490

Stéréo

ISRC CAD502210002

  • 48 kHz, 24 bits

À Denise, à Gaétane

C’est par la persévérante répétition de son warm-up, assemblage bouclé d’études et d’exercices musicaux, que l’instrumentiste — tel l’artisan — forge, sculpte et affine sa technique et sa sonorité. Dans cette pièce, une flûte dénaturée, virtualisée, recomposée, s’insère au médium électroacoustique à travers différents cycles d’exercices, où la matière et le geste s’organisent en une dynamique de relances et de recommencements.

𝄆 Extensio:Warm:Up 𝄇, par le biais de répétitions locales (boucles) et globales (éléments anticipés ou projetés à différents endroits à travers l’œuvre) propose un parcours aux multiples échos intérieurs. La partie électroacoustique essentiellement réalisée par synthèse englobe ici la flûte dans une approche davantage orchestrale et instrumentale. Les sections de l’œuvre se succèdent par contraste, laissant apparaître des moments de haute densité, contrebalancés par des textures sonores presque immobiles. Malgré ces prémisses organisationnelles, temporelles et matériologiques, nous espérons qu’à l’audition, la technicité du warm-up sera transcendée par la poétique de l’œuvre. Proposition de grands espaces, envoûtement de la saturation (et non découragement par celle-ci), désirs de changements, désirs de progressions (extensio) et de métamorphoses malgré la répétition (warm-up) des jours, rencontres et alliages d’univers contrastants, jachère sonore qui aspire à la transformation…

Martin Bédard, Marie-Hélène Breault [ii-22]


𝄆 Extensio:Warm:Up 𝄇 a été composée en 2015-17 et réalisée au studio du compositeur à Montréal (Québec) et a été créée le 4 mai 2017 lors du concert Murmurations sur la ville produit par Erreur de type 27 (E27) et présenté au Musée national des beaux-arts du Québec, à Québec. Elle est une commande d’E27 réalisée avec l’aide du Conseil des arts du Canada (CAC).

Composition

Création

  • 4 mai 2017, Marie-Hélène Breault, flûte; Martin Bédard, diffusion • Murmurations sur la ville, Pavillon central — Musée national des beaux-arts du Québec, Québec (Québec)

Fixation

Matriçage

  • 2021 – 2022, Pauline Patie, Antoine Lussier • Montréal (Québec)

Interprètes


Replica

Martin Bédard, Marie-Hélène Breault

Replica

  • Martin Bédard, Marie-Hélène Breault
  • Année de composition: 2012-13
  • Durée: 14:33
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • Commande: Erreur de type 27 (E27), avec l’aide du CALQ
  • ISWC: T9215178588

Stéréo

ISRC CAD502210003

  • 48 kHz, 24 bits

À Suzanne

Le projet Replica est sous-tendu par l’opposition existentielle entre continuité et transformation contenue dans la maxime «Eadem mutata resurgo» ou «Je renais changé à l’identique». La pièce est conçue essentiellement à partir de sons de flûte, principalement de vieux enregistrements de l’interprète et de nouveaux matériaux générés lors d’une première écriture instrumentale. La réplique de ces matériaux par une deuxième écriture sur support crée divers tableaux au sein desquels sont interprétés, d’une part, l’instrument et son potentiel expressif, et d’autre part, l’interprète et son histoire.

Dans Replica, la relation dichotomique entre continuité et transformation se décline en quatre modalités compositionnelles: le contraste entre le son instrumental pur et le son recomposé; la conception de nouveaux matériaux à partir de vieux enregistrements; la transformation progressive des motifs et objets sonores basée sur la répétition; et la duplication de l’instrumental par l’électro. Sur le chemin vers l’utopie instrumentale, le projet a pris la forme d’une œuvre acousmatique.

Martin Bédard, Marie-Hélène Breault [ii-22]


Replica a été composée en 2012-13 et réalisée au studio du compositeur à Montréal (Québec) et a été créée le 13 mars 2013 lors du concert Espaces mixtes II produit par Erreur de type 27 (E27) et présenté à la Salle Multi de Méduse à Québec. Elle est une commande d’E27 réalisée avec l’aide du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Replica a obtenu une Mention au Concours biennal de composition acousmatique Métamorphoses (Bruxelles, Belgique, 2014) et le 3e prix au concours Iannis Xenakis International Electroacoustic Composition Competition (Grèce, 2017).

Composition

Création

  • 13 mars 2013, Espaces mixtes II, Salle Multi — Méduse, Québec (Québec)

Distinctions

Matriçage

  • 2021 – 2022, Pauline Patie, Antoine Lussier • Montréal (Québec)

Kissland

Martin Bédard

Kissland

  • Martin Bédard
  • Année de composition: 2016
  • Durée: 11:45
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T9190168899

Stéréo

ISRC CAD502210004

  • 48 kHz, 24 bits

Une paréidolie est une illusion d’optique qui consiste à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable, souvent une forme connue de nature humaine ou animale. Nous vivons ce phénomène perceptif régulièrement lorsque nous voyons des formes apparaître dans les nuages ou découvrons la forme d’un visage sur la paroi d’un rocher. La paréidolie est généralement causée par la tendance naturelle à assimiler des perceptions nouvelles à celles déjà connues et répertoriées. Les attentes, les prédispositions, la culture de chacun ont un impact sur ces «projections».

Cette illusion d’optique découle possiblement d’un avantage évolutif ayant mené à une hypersensibilité à détecter une présence dans la complexité du monde environnant, ce qui favoriserait en quelque sorte notre survie… au détriment de la précision à vraiment bien l’identifier ou la reconnaitre. Ainsi, les erreurs de reconnaissance se font presque toutes dans la même direction: des faux positifs (reconnaître une présence qui au fond n’était pas là) plutôt que des faux négatifs (c’est-à-dire ne pas reconnaître une présence qui était bel et bien là).

— [Inspiré de Wikipédia]

La musique électroacoustique offre plusieurs analogies avec ce phénomène perceptif. Par sa densité, sa richesse orchestrale et organisationnelle, ses possibilités de surimpression et de montage, il est possible de «voir» en cette musique des formes qui existent réellement et somme toute, en imaginer plusieurs qui au fond n’y sont peut-être même pas! Car ici, par moments, l’auditeur devine plus qu’il ne voit.

Et l’analogie «paréidolique» peut encore poursuivre sa route et glisser vers la sphère de l’intime. Elle peut venir teinter la rencontre et la découverte de l’autre. Et de manière involontaire, elle peut nous pousser à voir en lui ou en elle ce qui au fond n’y est pas et dans le plus commun des aveuglements, ne pas reconnaître ce qui y est…

[ii-22]


Kissland a été réalisée en 2016 au studio du compositeur à Montréal (Québec) et a été créée le 7 avril 2016 lors du concert Électrochoc 6: Martin Bédard, Louis Dufort au Studio multimédia du Conservatoire de musique de Montréal. Kissland a obtenu une Mention d’honneur au 9e Concours de composition électroacoustique Destellos (Mar del Plata, Argentine, 2016) et a été finaliste dans la catégorie «Création de l’année» aux 20e Prix Opus 2015-16 du Conseil québécois de la musique (CQM).

Composition

Création

  • 7 avril 2016, Électrochoc 2015-16: Électrochoc 6: Martin Bédard, Louis Dufort, Studio multimédia — Conservatoire de musique de Montréal, Montréal (Québec)

Distinctions

Matriçage

  • 2021 – 2022, Pauline Patie, Antoine Lussier • Montréal (Québec)