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Détail des pistes

Home Truths

Manuella Blackburn

Home Truths

  • Manuella Blackburn
  • Année de composition: 2023
  • Durée: 6:57
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média

Stéréo

ISRC CAD502410085

  • 44,1 kHz, 16 bits

Cette composition est dominée par des interruptions qui jouent le rôle de pauses, d’arrêts brusques, de mouvements coupés courts, de respirations retenues. Ces moments incarnent les nombreuses interruptions qui surviennent dans ma vie, dans mon travail, dans mes activités, dans mes périodes d’écriture. L’interruption est un état temporel où la continuité cesse pour reprendre plus tard. J’ai fait de l’interruption le sujet de cette œuvre. Elle y sert de foyers, d’occasions d’explorer le potentiel créatif de ces moments habituellement indésirés. Plusieurs types d’interruptions sont intégrées à la composition pour illustrer leurs diverses résolutions, réussies comme ratées, de celles qui permettent des enchaînements à celles, menaçantes, qui cassent la présence constante du son. Cette expérimentation créative peuplée d’interruptions se déroule dans le contexte de sons tirés du quotidien domestique. Ces sons racontent une histoire en imitant le flot des interruptions, celle du fait de rester chez soi pendant longtemps et de tout ce que cela entraîne.

Manuella Blackburn [traduction française: François Couture, viii-24]


Home Truths [Vérités domestiques] a été réalisée en 2023 au studio de la compositrice à Manchester (Angleterre, Royaume-Uni) et créée le 4 mai 2024 à l’Auditorio du Centro de Extensión Campus Oriente — Pontificia Universidad Católica de Chile, à Santiago (Chili), dans le cadre du 9e Festival de Música Electroacústica UC. Home Truths a remporté le Prix de musique électronique Marcelle-Deschênes au 13e Musicworks Electronic Music Composition Contest (Toronto, Canada, 2023-24).

Composition

Création

  • 4 mai 2024, IX Festival de Música Electroacústica UC: Tercera jornada, Auditorio — Centro de Extensión Campus Oriente — Pontificia Universidad Católica de Chile, Santiago (Chili)

Distinctions

Matriçage


Microplastics

Manuella Blackburn

Microplastics

  • Manuella Blackburn
  • Année de composition: 2021
  • Durée: 7:55
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T3040417703

Stéréo

ISRC CAD502410086

  • 44,1 kHz, 16 bits

Microplastics est une œuvre acousmatique dont le matériel provient strictement de sources sonores plastiques. Les sons proviennent essentiellement de déchets domestiques (contenants de lait, bouteilles, pailles, couvercles, pellicule plastique, emballages).

J’ai aussi capté des sons au Manchester Education Centre and Materials Recovery Facility de Sharston (Angleterre, Royaume-Uni), où j’ai pu observé une machine appelée Aladdin trier les plastiques. Cette visite m’a ouvert les yeux sur l’énormité de ces déchets, représentée, à mi-chemin dans l’œuvre, par l’enregistrement non traité du déversement d’un chargement de déchets plastiques sur une montagne aux proportions gigantesques.

En outre, j’ai créé des sons à partir de microplastiques recueillis sur la côte septentrionale de l’Angleterre par Rob Arnold, un artiste visuel et un expert en assainissement des berges. Les morceaux de microplastique, chacun faisant moins de cinq millimètres de diamètre, consistent en résidus d’objets en plastique (éclats, bandes, bordures, couvercles, tubulures), mais aussi en granules et en biobilles qui sont nocives pour la vie aquatique et les milieux marins. L’industrie des plastiques transforme les granules en produits, mais le transport et la manutention de celles-ci s’accompagnent de déversements accidentels qui les relâchent dans les réseaux d’aqueduc et de drainage. Les biobilles sont tout aussi problématiques, puisqu’elles sont portées jusqu’à la mer par les réseaux de filtration des eaux usées. Les oiseaux et les animaux marins peuvent confondre ces minuscules particules de plastique avec de la nourriture.

Cette œuvre s’intéresse à l’univers sonore de cette pollution désastreuse et de ces débris plastiques que l’on trouve maintenant partout en quantités ingérables.

Manuella Blackburn [traduction française: François Couture, viii-24]


Microplastics [Microplastiques] a été réalisée en 2021 au Snowdon Studio de la Clock House à la Keele University (Angleterre, Royaume-Uni) et au studio de la compositrice à Manchester (Angleterre, Royaume-Uni). Elle a été créée en ligne le 23 avril 2021 à Birmingham (Angleterre, Royaume-Uni) dans le cadre du festival BEAST FEaST. Je tiens à remercier le sculpteur de déchets plastiques Rob Arnold qui m’a fourni des déchets microplastiques provenant de Tregantle Beach à Cornwall (Angleterre, Royaume-Uni), John Wiggins, qui m’a offert une vieille bouteille en plastique, ainsi que l’équipe Waste Experience du Manchester Education Centre and Materials Recovery Facility de Sharston (Angleterre, Royaume-Uni). Le 2 avril 2021, Microplastics a reçu une mention spéciale au premier Sound of Year Awards (Royaume-Uni) dans la catégorie Composition avec le son. En outre, elle s’est méritée un prix au Ars Electronica Forum Wallis (Loèche, Suisse, 2021).

Préparation

  • 2020, Manchester Education Centre and Materials Recovery Facility, Sharston (Angleterre, Royaume-Uni)

Composition

Création

  • 23 avril 2021, BEAST FEaST 2021: Concert 5, Birmingham (Angleterre, Royaume-Uni)

Distinctions

Matriçage


Farewell Fairlight

Manuella Blackburn

Farewell Fairlight

  • Manuella Blackburn
  • Année de composition: 2021
  • Durée: 12:35
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T3101073789

Stéréo

ISRC CAD502410087

  • 44,1 kHz, 16 bits

Tous les sons de cette pièce proviennent du Fairlight CMI. La matière première se compose en partie d’échantillons préenregistrés produits par le fabricant et fournis sur disquettes de 8 pouces à l’achat du modèle Fairlight CMI Series II en 1982.

Les autres sons ont pour source l’appareil lui-même: sa clé de mise en marche, ses sons de démarrage et d’extinction, le contact entre son futuriste photostyle et l’écran du moniteur, son panneau ouvrable, son lecteur de disquette et son ventilateur interne incroyablement bruyant. J’ai échantillonné ces sons mécaniques sur le Fairlight CMI IIx qui se trouve dans la Clockouse de la Keele University (Royaume-Uni), où j’ai travaillé de 2019 à 2021.

Cette œuvre se penche en profondeur sur une bibliothèque sonore importante et vénérée, une collection qui a défini la pop des années 80. Le son légendaire d’une bouteille qu’on casse, ORCH 2, et les accents de Trevor Horn ne sont que quelques-uns des sons bien connus du Fairlight que j’ai utilisés dans de nouveaux assemblages. J’ai réinventé ces échantillons à l’aide des techniques de la musique concrète. Par des accumulations, des traitements et des mises en boucle, j’ai obtenu un nouveau montage.

À force d’utiliser une bibliothèque de sons aussi importante, j’en suis venue à me questionner sur les décisions derrière la création d’un tel méli-mélo de matières. Peter Welk, qui était directeur de studio pour le projet Fairlight, m’a aidé à élucider l’histoire de plusieurs sons. Ma motivation, dans la création de cette pièce, provenait d’un élément très caractéristique de cette collection de sons: leur brièveté. La plupart ne font pas plus d’une seconde, et c’est en raison de la mémoire vive et de la capacité de traitement très limitées de l’appareil.

Les échantillons du Fairlight partageaient une autre caractéristique: leur basse résolution. À un taux d’échantillonnage de 11 kHz et une profondeur de 8 bits (comparativement à 44,1 kHz et 16 bits pour le disque compact audio), on peut certainement parler d’une qualité sonore déficiente. Mais c’est ce qui leur confère tout leur charme mal dégrossi.

Manuella Blackburn [traduction française: François Couture, viii-24]


Farewell Fairlight [Adieu, Fairlight] a été réalisée en 2021 au Snowdon Studio et au Corner Studio de la Keele University à Keele (Angleterre, Royaume-Uni), ainsi qu’au studio de la compositrice à Manchester (Angleterre, Royaume-Uni). Elle a été créée le 3 juillet 2022 à la radio, dans le cadre de l’émission L’expérimentale sur France Musique, puis le 9 juillet 2022 en concert au Theatre 1 de la University of Limerick (Irlande), à l’occasion du Concert 30 de l’ICMC. Je souhaite remercier les techniciens musicaux Cliff Bradbury et Ian Bayliss de la Keele University, Rob Puricelli et Paul Harkins pour avoir démarré ma passion pour le Fairlight, et Peter Wielk qui m’a transmis son savoir concernant les bibliothèques d’échantillons. Farewell Fairlight a remporté le 3e prix (ex æquo) au concours Découvertes 2021 du GRM (Paris, France).

Composition

Création

  • 3 juillet 2022, L’expérimentale, France Musique, France
  • 9 juillet 2022, ICMC 2022: Concert 30, Irish World Academy of Music and Dance — University of Limerick – Theatre 1, Limerick (Irlande)

Distinctions

Matriçage


Cupboard Love

Manuella Blackburn

Cupboard Love

  • Manuella Blackburn
  • Année de composition: 2022
  • Durée: 7:00
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T3166174369

Stéréo

ISRC CAD502410088

  • 44,1 kHz, 16 bits

Cette œuvre s’intéresse aux souvenirs enfouis dans les armoires, les tiroirs et les buffets. S’animent photos, babioles et bouts de papier grâce à des instantanés sonores du passé. L’ouverture et la fermeture de portes d’armoires deviennent une invitation à pénétrer dans de nouveaux univers sonores. Oui, c’est un cliché de la musique acousmatique, mais je le traite ici comme un geste quotidien qui encadre la résurgence de souvenirs sonores. L’ouverture-fermeture révèle des lieux, des espaces, des environnements qui donnent à entendre de brefs moments de mon passé. L’œuvre s’est construite autour du principe d’interruption. J’y explore l’interruption sous toutes ses formes et ses effets sur la continuité. Cette exploration s’est avérée primordiale pour l’élaboration de la structure de ce morceau.

Manuella Blackburn [traduction française: François Couture, viii-24]


Cupboard Love [Pour l’amour des armoires] a été réalisée en 2022 au studio de la compositrice à Manchester (Angleterre, Royaume-Uni) et créée le 12 mars 2023 au Shokeikan Hall du Doshisha Women’s College of Libera Arts à Kyoto (Japon) dans le cadre du festival CCMC 2023. Elle a remporté le prix ACSM116 de l’édition 2023 du concours du CCMC (Japon), ainsi qu’une mention au Ars Electronica Forum Wallis (Loèche, Suisse, 2024).

Composition

Création

  • 12 mars 2023, CCMC 2023: Concert 2 — Works Selected by CCMC, Doshisha Women’s College of Liberal Arts – K101 Shokeikan Hall, Kyoto (Japon)

Distinctions

Matriçage


Landline

Manuella Blackburn

Landline

  • Manuella Blackburn
  • Année de composition: 2018
  • Durée: 9:33
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T9304195435

Stéréo

ISRC CAD502410089

  • 44,1 kHz, 16 bits

Je me souviens très bien du téléphone fixe de mon enfance. C’était un modèle classique de l’époque, noir, rutilant, à cadran. Il avait sa propre petite table où il était accompagné d’un annuaire et d’un carnet de numéros. Le tout se trouvait dans le corridor d’entrée. Au fil des ans, ce téléphone a été remplacé par d’autres. L’appareil de la maison a perdu son cadran remplacé par un clavier (à tonalités), puis il est devenu sans-fil, libérant l’utilisateur d’un point fixe. Récemment, j’ai réalisé que je n’avais pas utilisé ma ligne fixe depuis un bon bout de temps. J’ai retrouvé l’appareil derrière un meuble, couvert de poussière. Dans ma main, il laissait une impression d’étrangeté, et les sons qu’il produisait ont piqué ma curiosité pour cet objet domestique en voie de disparition. J’ai développé une fascination pour sa tonalité. J’ai même découvert que cette tonalité de la ligne fixe n’est pas la même d’un pays à l’autre. Pour quelques-uns de mes amis et de mes proches qui ne sont pas britanniques, la tonalité est un son emblématique, une partie de leur culture qui rappelle leur pays. Au Royaume-Uni, la tonalité se compose d’ondes sinusoïdales de 350 Hz et de 450 Hz. En Amérique du Nord, c’est plutôt 350 Hz et 440 Hz. Dans cette pièce, j’ai voulu explorer mon téléphone fixe dans toute sa gloire. J’ai aussi cherché à recréer et à repenser les sons de ce premier téléphone à cadran de mon enfance.

Manuella Blackburn [traduction française: François Couture, viii-24]


Landline [Ligne fixe] a été réalisée en 2018 au studio de la compositrice à Manchester (Angleterre, Royaume-Uni) et créée le 6 décembre 2018 au Enright Studio de la Western Australia Academy of Performing Arts de l’Edith Coway University in Mount Lawley (Australie-Occidentale, Australie) dans le cadre de l’Australasian Computer Music Conference (ACMC). Je souhaite remercier le musée virtuel Conserve the Sound (CTS) — www.conservethesound.de — qui m’a permis d’emprunter l’un de ses sons de téléphone à cadran (nom: Fernsprechtischapparat; fabricant: Deutsche Bundespost) et qui m’a ouvert les yeux sur l’univers des sons en voie d’extinction. Landline a remporté le 1er prix du 8e Musicworks Electronic Music Composition Contest (Toronto, Canada, 2018-19).

Composition

Création

  • 6 décembre 2018, ACMC 2018: The Music of Manuella Blackburn, Western Australia Academy of Performing Arts — Edith Cowan University – Enright Studio, Mount Lawley (Australie-Occidentale, Australie)

Distinctions

Matriçage