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  • Isostasie dans EtherREAL

    «Critique», Fabrice Allard, EtherREAL, 14 février 2003
    vendredi 14 février 2003 Presse

    Natasha Barrett, d’origine anglaise, s’est exilée en Norvège et se laisse influencer par ce nouvel environnement pour composer ses pièces électroacoustiques mêlant sons concrets et d’autres générés de manière informatique à partir de modèles mathématiques. Composés entre 1998 et 2001, ces dix morceaux sont parfois des œuvres de commande, des bandes sons d’installations, pour la plupart présentés dans des festivals de musique électroacoustique, allant jusqu’à remporter quelques prix prestigieux.

    Le disque est composé de deux triptyque, et quatre autres morceaux de longue durée.

    Three Fictions (Northern Mix) est composé de trois images, trois scènes mises en musique. Le travail de Natasha Barrett consiste globalement à recréer des ambiances, des sonorités connues, par synthèse sonore, non seulement en créant le son mais aussi en le répartissant dans le temps et l’espace. Ainsi sur la première partie de ce triptyque, intitulée In the Rain, un algorithme simule la pluie qui tombe sur une plaque métallique. Ce travail est ensuite habillé par quelques sons concrets comme un clocher, des oiseaux, des sons évoquant le calme après la tempête sur Midnight Sun: Midday Moon.

    Le second triptyque, Displaced:Replaced, composé de très courts morceaux se consacre à un élément précis déjà mis en évidence par le titre: Fog, Light Wind, Wet and Gusty et Gathering Wind semblent ainsi récréer, tel des images de synthèse (sonore), des environnements au réalisme parfois troublant. Ainsi l’auditeur se retrouve au bord d’une marre encore recouverte de brume au petit matin avec le croassement des grenouilles, se promène le long d’une rivière dont le courant augmente doucement, ou se retrouve en terrain découvert, balayé par le vent, happé par une bourrasque, tandis que les feuillages s’agitent et des objets flottent sur le sol.

    Des quatre autres titres, on retiendra Viva la Selva! qui en un peu plus de 17 minutes simule une plongée de 24h en pleine forêt. Tout y est reconstitué, avec d’abord au petit matin quelques insectes et chants d’oiseaux, mais aussi des sonorités inquiétantes rappelant des loups grognant. Dans la chaleur de l’après-midi l’ambiance est plus calme, mais perturbée par le vol d’un moustique ou d’oiseaux venant voir qui ose s’aventurer dans cette forêt mystérieuse où vous vous ferez surprendre par le craquement d’une branche sous vos pas. La nuit d’étranges animaux sortent de leur abris et viennent nous inquiéter, toute une faune qui nous était jusque là inconnue nous offre ce concert avant de retrouver sa tanière avant le levé du soleil. Le calme retrouvé les bruits connus reprennent le dessus, une légère pluie fait son apparition, une nouvelle journée peut commencer.

    Du cinéma pour les oreilles, et une écoute conseillée au casque pour profiter pleinement de la distribution des sons.

    Derrière son aspect technique un peu ardu, Natasha Barrett construit une musique assez facile à appréhender car elle tente de recréer des éléments connus. Sa musique froide, inquiétante provoquera peut-être même quelques sursauts. Il est déconseillé de partir seul en forêt…

    Isostasie dans Westzeit

    «Kritik», Klaus Hübner, Westzeit, 1 février 2003
    samedi 1 février 2003 Presse

    Frisches Wasser direkt von der Quelle, sauber, klar, natürlich. Den Klang dazu reproduzierte Natasha Barrett original und perfekt auf einem neuen Tonträger. Die ehemalige Studentin der britischen Elektroakustiklehrer Jonty Harrison und Denis Smalley verarbeitet in ihrem dritten Album norwegische Impressionen. Alles akustische Eindrücke aus der Natur, die ganz konkrete Erscheinungen benutzen. Selbst wenn das erste Stück “Three Fictions” heißt: Bezüge zu realen Klängen dringen immer wieder durch — Regen, Wind, Schneefall. Ihr Arbeit für NoTAM (Norsk nettverk for Teknologi, Akustikk og Musikk) in Norwegen ermöglichten exemplarische Klanginstallationen für das elektronische Medium.

    Den Klang dazu reproduzierte Natasha Barrett original und perfekt auf einem neuen Tonträger.

    Rhizomes dans Les Inrockuptibles

    «Critique», Philippe Robert, Les Inrockuptibles, 1 février 2003
    samedi 1 février 2003 Presse

    Électroacoustique pour chorégraphies par un dingue de cinéma. Dans les premières pièces, de longs bruissements évoquent ce que l’on imaginerait volontiers être le son de la banquise qui se fissure, d’agréables clapottis générent des ambiances aquatiques et l’ensemble a quelque chose de littéralement organique. Si les compositions acousmatiques de Stephan Dunkelman sont souvent destinées à des concerts, quasiment toutes celles qui ont été retenues ici ont été créées pour des chorégraphies. Les sons, constamment en mouvement, y appellent cependant des images mentales bein au-delà de la seule danse. Avant que cet opus ne s’achève, cet ancien élève d’Annette Vande Gorne qui se dit inspiré par Tarkovsky et les Taviani place sa pièce la plus convaincante, résultat de son premier essai de création radiophonique sous forme de portrait d’une ville qu’il connaît bien: Bruxelles. Véritable dédale de sons de toutes sortes, cette composition enchaîne concret et instrumental selon des trajectoires où l’on prendra plaisir à flâner ou se perdre.

    … enchaîne concret et instrumental selon des trajectoires où l’on prendra plaisir à flâner ou se perdre.

    Parr(A)cousmatique dans Vital

    «Review», Ios Smolders, Vital, no 357, 30 janvier 2003
    jeudi 30 janvier 2003 Presse

    Next Arturo Parra: this is a guitarist’s view on acousmatic music. I really think that this is the most adventurous of the three releases. The cooperation between musical instrument and tape/computer is difficult because you can identify the instrument from the other sounds, which so easily results in a relation instrument-backdrop. And in a live setting there is the discrepancy between the sound source of the acoustic instrument and the sound from the speakers which separates the two even more. Parra somehow managed to create a very nice balance, though. Parra commissioned works from five composers: Gobeil, Roy, Dhomont, Mauricio Bejarano and Normandeau. These compositions were each the basis for a composition of Parra. So the acousmatic composers didn’t know what Parra was going to do with their piece and Parra composed the guitar on top of what was already there. That is interesting because the guitar is the least versatile instrument here and yet it has to interact with the most versatile abstract noises. Also interesting to know is that the guitar was recorded without any overdubs. In some cases the guitar is tormented and played in extraordinary way but you can also hear melodies, which is quite unusual in an empreintes DIGITALes release. The result is a very dynamic and intense cooperation, very much worth listening to. I most liked the Dhomont cooperation. This “éminence grise” of the acousmatic society never misses a beat.

    … a very dynamic and intense cooperation…

    Rhizomes dans Vital

    «Review», Ios Smolders, Vital, no 357, 30 janvier 2003
    jeudi 30 janvier 2003 Presse

    Stephan Dunkelman’s Rhizomes plays heavily with sound and speed. His sounds seem to flee away from the speakers turned acoustically into large halls (through loads of reverb). Only seldomly does a sound remain at its place. Dunkelman must be a restless person. The acousmatic aspect of his music is according to the book (I think; there must be a book of some sort… I always hear the same sounds and techniques applied to edit them.) but it fails to keep my attention. The soundsources, the treatments, the structure… it’s all too much of the same.

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