Le Festival de musique électroacoustique Akousma a débuté hier au Monument-National. Jusqu’à samedi, l’événement propose des «voyages au centre du son» par le biais de l’œuvre d’une dizaine de musiciens d’ici et d’ailleurs.
C’est avec la musique du compositeur écossais Pete Stollery et une performance inusitée des artistes sonores Jacques Poulin-Denis et Martin Messier que s’est ouvert hier le cinquième Festival Akousma. Durant quatre soirées, Akousma propose à l’auditeur des programmes doubles qui le plongent dans l’univers de douze créateurs sonores.
Le compositeur français Sébastien Roux présente ce soir son premier concert en sol Québécois.
«Nous voulons présenter les musiques électroacoustiques sous toutes ses formes dans un environnement qui permet d’apprécier chaque son», précise Nicolas Bernier, directeur artistique du festival.
Le spectateur est invité à s’asseoir et à «ouvrir ses oreilles» pour profiter du système de son surround comme au cinéma.
Ce soir, c’est l’œuvre du compositeur français installé au Québec Georges Forget qui occupera l’espace du Monument-National. Il sera suivi de Sébastien Roux, une figure marquante de l’électronique dans l’Hexagone.
Pour son premier festival à titre de directeur artistique, le jeune compositeur Nicolas Bernier espère attirer d’autres oreilles que celles des musiciens, enseignants et étudiants en musique, qui en composent habituellement le public.
Demain, Christian Bouchard offre le premier concert solo, alors qu’en deuxième partie, le bruitiste Suisse Phroq présente une musique abrasive produite avec des microphones.
Le festival se conclut samedi avec deux pionniers de la musique électroacoustique canadienne, Darren Copeland et Robert Normandeau.