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electrocd

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  • Transformations dans Array Online

    «Review», Katharine Norman, Array Online, 1 mars 1999
    lundi 1 mars 1999 Presse

    The pieces on this CD provide a powerful retrospective of Westerkamp’s work with environmental sound sources. And it is ‘work’ that we hear: these are not unadulterated soundscapes—pristine aural documents of time and place—but carefully wrought sonic forms in which the composer performs a subtle non-invasive surgery on our listening. Sometimes her intervention is more overt; as in Kits Beach Soundwalk where her speaking voice becomes the guide that leads us through a transforming world, suggesting her own sonic dreamscapes and depicting them in sounds along the way. Here we travel together through the shimmering chatter of barnacles to birds, beeps, watery tricklings and even a ghostly thread of Mozart before the low-pitched ‘monster’ of the city returns. This is perhaps the most didactic journey on the CD, but in the most forgiving and imaginative sense of that word.

    Another piece, A Walk Through The City also includes speech, but this time as a poem spoken by its author, Norbert Ruebsaat. His voice, sometimes confined in short-wave radio timbres, sometimes real and reciting, sometimes whispering in the listener’s ear, is the central all-knowing presence in this tale of urban sounds. Westerkamp did not record all the original sounds herself (many are from the World Soundscape Project’s admirable collection) and it sometimes shows in some obviously ‘archival’ recording perspectives. But perhaps this kind of distancing is appropriate in a piece which veers from personal to impersonal, taking the listener on a swooping flight above the real city, where layered children’s voices, reminiscent of Gesang der Jünglinge or evocative mouth-organ strains, emerge unexpectedly from evolving traffic sounds and sliding drones and glissandi. The closing gesture, three separated descents—a tough and final punctuation—is inspired, while the use of spoken poetry in conjunction with such a rich sonic world makes for challenging and ultimately rewarding listening. This is a piece that asks, and deserves, to be heard again and again.

    An earlier piece Fantasie for Horns II, dating from 1979, is for live horns (Brian G’Froerer) and tape; the tape using the sounds of other horns: cars, trains and whistles. An harmonic world characterized by slow drones and filtered timbres becomes the background for a surprisingly Mahlerian horn part.

    Cricket Voice begins with looped rhythmic patterns that are almost minimalist in character, but soon the layered sounds, derived from the cricket’s call, weave a peculiarly tactile fabric. This is a composer who loves beautifully sculpted timbres, often focussing on high frequency and carefully ‘hand-tinted’ spectra, or using low and high pitched sounds in an almost metaphorical sense. Many of the sounds have the clear, crisp hyper-reality of the acousmatic world, but Westerkamp has different stories to tell.

    The final piece on the CD, Beneath the Forest Floor is the most recent, dating from 1992. This forest grows from a low-pitched rhythmic drone and blooms as a primeval world in which birds cross the densely populated space suddenly and without warning. In the other pieces Westerkamp seems, to me at least, present and accompanying the listener: her words, or her musical processes, travel with us. Here, I felt comfortably lost—abandoned in an only occasionally familiar world which rose into an ecstatic sunlit reiteration of piping tones, birdsong and watery oscillations. Just when kitsch-ness was on the cards the music shifted a gear upwards and became a more abstract, transcendent encounter. Reading the liner notes I see this work is, for Westerkamp, about peace and the ‘inner forest’ in each listener. As with all the pieces here, she suggests a signposted listening path. But one gets the feeling that it’s fine to walk around in the woods awhile.

    … carefully wrought sonic forms…

    Transformations dans Art Zéro

    «Critique», Dan Warburton, Art Zéro, no 14, 1 janvier 1999
    vendredi 1 janvier 1999 Presse

    Le souvenir du Presque rien #2 de Ferrari — l’idée d’un commentaire non sans ironie du compositeur sur l’action — est évoqué dans Kits Beach Soundwalk de Hildegard Westerkamp; en filtrant les sons de la ville de Vancouver, nous découvrons le monde sonore des bassins d’eau, le souffle des bernacles. Ailleurs sur l’album Transformations [IMED 9631], Westerkamp explore les possibilités timbrales de la nature (des cigales, des corbeaux…), mais son portrait de la ville, A Walk Through The City, est un peu moins convaincant — on se demande si elle n’aurait pas pu choisir un texte plus intéressant que le poème de Norbert Ruebsaat.

    Transformations, Hildegard Westerkamp dans eContact!

    «Compte rendu», Andra McCartney, eContact!, no 1:1, 1 février 1998
    dimanche 1 février 1998 Presse

    Hildegard Westerkamp dit que «le paysage sonore est comme une langue avec laquelle s’expriment les lieux et les sociétés». Son disque Transformations offre cinq pièces composées entre 1979 et 1992 dans le style paysage sonore. Chaque pièce parcourt les dimensions d’un endroit distinct et évoque un environnement intérieur différent à chaque écoute. Westerkamp explore les possibilités soniques et sociopolitiques de chaque lieu en enregistrant, mélangeant et en transformant d’une manière subtile les sons. Ainsi, l’auditeur prend conscience et apprécie mieux ces endroits. Avec talent et précision, Westerkamp réussit à traduire ces langues.

    On le fait avec la peau de la nuit du désert

    Cricket Voice est une exploration musicale du chant d’un grillon enregistré pendant la nuit par Westerkamp dans une partie du désert mexicain qui se nomme la Zone du silence. La pureté acoustique de ce lieu agit comme cadre pour le chant, celui-ci étant accompagné par une musique réalisée à partir des sons traités et naturels de pointes de cactus et d’autres plantes. Cette composition est aussi étendue que le désert et aussi intime que le chant d’un seul grillon.

    Écoutez nos villes

    Deux des œuvres, A Walk Through The City, et Kits Beach Soundwalk, ont comme sujet le paysage sonore de la ville. Parfois, quand je suis dans le centre de la ville, je suis assourdi par la quantité de sons. Ces deux pièces me forcent à écouter, à me transformer et à faire de la place pour les endroits tranquilles dans la ville. Dans A Walk Through The City, le poème du même nom de Norbert Ruebsaat nous sert de guide pour parcourir un quartier de clochard à Vancouver. Kits Beach Soundwalk commence à la plage de Kitsilano, qui est au cœur de Vancouver et en même temps à sa frontière. J’entends le battement de la ville mélangée aux petits bruits des bernaches qui se nourrissent dans le clapotis de la marée. Cette pièce explore plusieurs frontières: celles qui se trouvent entre le rêve et le réveil, entre la ville et la campagne, entre l’eau et la terre, entre le documentaire et la composition. Quand l’œuvre nous fait pénétrer dans le monde imaginaire à hautes fréquences, je me souviens que la ville peut me transporter dans des lieux tranquilles.

    Traces sonores et Sitka

    Formée de sons de sirènes de trains, de bateau, d’usine et d’une partition pour cor, la pièce Fantasie for Horns II est la plus ancienne de la collection. Le son des sirènes est particulièrement évocateur et nous donne le sentiment d’un lieu. Chaque fois que j’entends cette pièce, je me souviens d’avoir grandi près de la mer, à l’écoute des sirènes côtières qui me rappelait sa force et son énergie. La dernière pièce du disque est Beneath The Forest Floor. La plupart des sons ont été enregistrés par Westerkamp dans la vallée Carmanah sur l’île de Vancouver. La pièce évoque le calme et la paix de cette forêt tropicale ancienne, peuplée de cèdre et d’épinettes Sitka vieux de plus de mille ans.

    J’ai toujours trouvé que le travail d’Hildegard Westerkamp est une source de révélation et d’inspiration. Son œuvre me transporte dans des lieux connus et inouïs, et m’encourage à être à l’écoute de mon environnement. Comme l’a dit Pauline Oliveros à propos des pièces de Westerkamp, de me transformer en écoutant. Sa musique me donne le goût d’écouter la langue du paysage sonore et de m’en servir pour exprimer ma relation avec ce paysage. J’espère que vous aussi y prendrez goût. (traduction: Ned Bouhalassa)

    … a particular source of insight and inspiration.

    Transformations dans Odradek

    «Kritik», Thomas Beck, Odradek, no 3, 3 janvier 1998
    samedi 3 janvier 1998 Presse

    Was soll ich über Hildegard Westerkamp schreiben? Wir haben sie im letzten ODRADEK vorgestellt, und ich bin ein ausgesprochener Bewunderer ihrer sehr sinnlich erfahrbaren Musik, deren Ausgangspunkt oft Umweltklänge bilden, die im Studio bearbeitet werden und dort zu Klangreisen visionärer Schönheit generieren. Es finden sich insgesamt 5 Stücke aus dem Zeitraum 1979-92, die teilweise schon auf Cassette erhältlich waren, wieder. Dabei fällt auf, daß sie es immer wieder hervorragend versteht, den Klängen das Geheimnissvolle zu lassen und die Hörerschaft in eine Aura des sinnlich Fremden zu tauchen. So auch beim Kits Beach Soundwalk, einem zentralen Stück der CD, eine Hörreise in das akustisch Wahrnehmbare, all die Techniken vorgestellt durch die Stimme Hildegards, die zu den längeren und intensiveren Stücken der CD führen. Hier finden sich Cricket Voice, basierend nur auf dem Klang einer Grille oder das dichte A Walk Through The City, das, ergänzt durch ein Gedicht von Norbert Ruebsaat, tatsächlich einen dichten und intensiven Höreindruck dieser Stadtlandschaft vermittelt. Den Höhepunkt bildet allerdings Beneath the Forest Floor, wo die Geräusche meist in ihrer Natürlichkeit belassen werden, und in einer physisch wie sinnlich rasanten Schnitttechnik entfaltet werden, als wäre man tatsächlich in diesen verzauberten kanadischen Wald gefangen. Mir bleibt nichts anderes übrig, als all denjenigen diese CD zu empfehlen, die keine Unterschiede zwischen elektroakustischer Musik und sinnlicher Erfahrung machen, wie auch dernen, die sich gerne einen Eindruck von den Möglichkeiten der Sparte geben lassen möchten.

    Transformations dans Splendid E-Zine

    «Review», Elliott S, Splendid E-Zine, 22 septembre 1997
    lundi 22 septembre 1997 Presse

    Normally I’d take the sounds of the city over the ambience of a forest as the urban soundscape is more eventful and full of the unexpected. Westerkamp, though, is so gentle in her use of environmental sounds that the opening track, A Walk Through The City, doesn’t as convincingly find the composer in her element as Cricket Voice or Beneath the Forest Floor. The care given to these compositions is so delicate that you can’t help but feel as though you’ve entered a marvelous world of sound. What’s peculiar is that these sounds are nothing new to our ears, but the manner in which they’re assembled makes us more aware of the surrounding environment. On Kits Beach Soundwalk you can hear the faint sound of the city in the background, but as the narrative progresses the sound is filtered out in favor of magnifying the small sounds barnacles make. If DJ Shadow can be labeled the Jimi Hendrix of the sampler than it makes perfect sense that Hildegard Westerkamp is the Pauline Oliveros of such devices.

    The care given to these compositions is so delicate that you can’t help but feel as though you’ve entered a marvelous world of sound.

    Transformations dans La Presse

    «La musique électroacoustique résiste au temps», Philippe Tétreau, La Presse, 14 juin 1997
    samedi 14 juin 1997 Presse

    Écoloacoustique

    Les frontières de l’électroacoustique n’ont jamais été très délimitées; on y met souvent ce que l’on veut, on y entend de tout. Le genre rappelle à l’occasion ce que sont devenus l’essai et le roman: des fourre-tout. Avec Hildegard Westerkamp, établie à Vancouver, il y a bien cette dimension qui rappelle le calepin de voyage où sont colligées diverses trouvailles faites au cours de ses pérégrinations. Son disque intitulé Transformations propose des évocations de la nature ainsi que des échantillons croqués sur le vif qui se rapportent au bruits urbains (A Walk Through The City). Avion, voiture, sirène, arcades, faubourgs populaires, itinerants, pollution sonore, etc. Dans les autres plages du disque, nous reconnaissons bien les vertus écologiques propres à la sensibilité des gens de l’Ouest. Traitées puis montées, les séquences de Westerkamp forment un lyrisme verdoyant. La encore, on opte pour les sons ténus: la douceur confine parfois au romantisme.

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