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  • empreintes DIGITALes dans Son hi-fi vidéo

    «Or séries», André Major, Son hi-fi vidéo, 1 mai 1991
    mercredi 1 mai 1991 Presse

    Pour les compagnies de disques, la période des fêtes est synonyme de grande joie. Malheureusement, cette période de l’année ne fait pas que des heureux; plusieurs séries d’importance sont victimes de négligence «criminelle» et sont oubliées à la faveur d’artistes populaires qui, plus souvent qu’autrement, ne méritent pas autant de considération. Question de se faire bonne conscience, votre humble serviteur vous offre l’occasion de vous repentir et présente sans plus tarder trois séries dignes de mention.

    […]

    empreintes DIGITALes

    J’ai consacré une petite place à l’étiquette québécoise empreintes DIGITALes lors du dernier numéro. En fait ce label mérite beaucoup plus d’attention. Pour faire une longue histoire courte, je me suis familiarisé avec les gens du label empreintes DIGITALes lors du festival Montréal Musiques Actuelles (New Music America) de novembre dernier lors du lancement de l’album Électro clips. S’inspirant de la technique du vidéo-clip, chaque pièce est présentée sous la forme de vignettes de trois minutes; Électro clips est en ce sens l’album rêvé pour celui qui désire s’initier à la musique électroacoustique. Le plus récent album de cette série est Action/Réaction de Daniel Scheidt. La musique de Scheidt est très évoluée, elle donne à la voix humaine une place qui est trop souvent négligée par ce genre musical. J’aime beaucoup. Trois albums complètent cette série innovatrice, soit Ligne de vie: récits électriques de Christian Calon, un album réalisé dans la pure tradition électroacoustique, Lieux inouïs de Robert Normandeau qui est le médium parfait de la musique pour cinéma et enfin Volt d’Alain Thibault qui présente le compositeur le plus «branché» de cette ambitieuse maison. Le prochain album sous étiquette empreintes DIGITALes, Anecdotes, d’Yves Daoust, est prévu pour juin.

    En fait ce label mérite beaucoup plus d’attention.

    Action / Réaction dans L’attention

    «Électricité», Tony Esposito, Ti-Poue, L’attention, no 4:7, 1 mai 1991
    mercredi 1 mai 1991 Presse

    Depuis un an, l’étiquette empreintes DIGITALes a fait son chemin dans le monde de l’électroacoustique. Leur cinquième production vient de paraître, parallèlement à un spectacle intitulé Traces électro. Mais refaisons le chemin de la dernière année.

    - 31 janvier 90, lancement du compact de Christian Calon, doublé d’un spectacle à la Maison de la Culture Frontenac. Une heure et demie avec seulement des hauts-parleurs sur la scène, c’est visuellement… nouveau. C’est la découverte de l’électroacoustique.

    - 28 mars 90, deuxième compact, Robert Normandeau, avec spectacle légèrement plus visuel au Planétarium, mais ses sons nous rappellent trop les matraques des policiers que l’on vient juste de quitter.

    - 25 avril 90, c’est le tour du Montréalais Alain Thibault, bien connu ici pour son travail avec Carbone 14 et L’Écran Humain, au Belmont, malheureusement sans spectacle, mais avec vidéo.

    - 2 novembre 90, en plein festival Montréal Musiques Actuelles, c’est le lancement d’Électro clips, une compilation de 25 compositions de trois minutes chacune. Le tout accompagné d’un spectacle-écoute aux Loges.

    - 22 février 91, lancement du cinquième disque, Action/Réaction, regroupant les œuvres interactives de Daniel Scheidt, au Western Front, à Vancouver. Début d’une tournée de concerts pancanadienne intitulée Traces électro qui, en deux semaines, se rendra jusqu’à Québec.

    - 6 mars 91, sortie montréalaise d’Action/Réaction et spectacle aux Loges. Deux compositeurs à l’affiche: le petit nouveau Scheidt et notre trésor électroacoustique Alain Thibault accompagnés de la soprano Catherine Lewis, du clarinettiste Claude Schryer, du pianiste Jacques Drouin, du percussionniste Trevor Tureski, de l’inoubliable soprano Pauline Vaillancourt.

    Daniel Scheidt travaille la relation entre sa composition et un élément musical externe, d’où les duos avec voix ou instruments.

    Alain Thibault s’abreuve plus à la source du rock ou du classique et donne ainsi une musique beaucoup plus accessible, à la puissance ravageuse. La pièce Le soleil et l’acier avec Pauline Vaillancourt: est sans doute l’œuvre la plus prodigieuse de notre spécialiste de la forme multi-média. Remercions les organisateurs de la tournée d’avoir pensé ajouter Thibault au programme.

    empreintes DIGITALes continue sur sa lancée. On nous promet une nouvelle parution pour le printemps, un monsieur Yves Daoust. Un certain Francis Dhomont se prépare également. On nous parle aussi d’un concert le 2 novembre à la Chapelle du Bon-Pasteur. Ils voient loin, nos amis. Avec raison.

    Vu l’intérêt grandissant de la clientèle étudiante, un prix de rabais est maintenant offert aux étudiant-e-s pour l’achat de toute la série.

    Soit dit en passant, Alain Thibault fera partie de la prochaine pièce de Carbone 14, Peau, chair et os. Il sera, encore une fois, accompagné de Pauline Vaillancourt qui vient tout juste de sortir un album solo.

    Ils voient loin, nos amis. Avec raison.

    Action / Réaction dans Factsheet Five

    «Review», MG, Factsheet Five, no 42, 1 mai 1991
    mercredi 1 mai 1991 Presse

    Oddly attractive experimental music, each piece the result of a duet between a particular soloist and a piece of interactive computer software. The computer sets the parameters, the person explores them. Best cuts include the percussion-based Obeying the Laws of Physics and the vocal; Stories Told, in which Catherine Lewis’s soprano mutates into the words of an exotic tongue, unknown to any human.

    Oddly attractive experimental music…

    Électro clips dans North Shore News

    «Review», Michael Becker, North Shore News, no 25, 10 avril 1991
    mercredi 10 avril 1991 Presse

    Électro clips is a smorgasbord of electronic soundbites contributed by 25 electroacoustic composers from Mexico, the United States and Canada.

    Thankfully, the nature of the project limits each composer to a three-minute “electro clip” within which to develop ideas. The framework rules out any penchant for self-absorbed doodling or unneccessary meandering.

    Found sounds, snatched from the worid outside and processed electronic sounds drawn from the inside world of computers mix and match to create a patchwork aural wallpaper for well-furnished inhabitants of the information age.

    Action / Réaction dans Guide Mont-Royal

    «Quatrième dimension», José Proulx, Guide Mont-Royal, 3 avril 1991
    mercredi 3 avril 1991 Presse

    C’est mercredi dernier qu’a eu lieu le lancement du disque compact Action/Réaction de musiques interactives du compositeur Daniel Scheidt au théâtre Les Loges et que les œuvres de Scheidt et d’Alain Thibault ont été présentées en concert.

    Action/Réaction est le cinquième album pour empreintes DIGITALes, une des rares étiquettes d’électroacoustique sur le continent. Les albums de Christian Calon, Robert Normandeau, Alain Thibault, et Électro clips, réunissant plus de 25 compositeurs, ont été présentés par empreintes DIGITALes depuis ses débuts en janvier 1990.

    En écoutant A Digital Eclogue de Daniel Scheidt, des paysages tirés de Dune ou des Chroniques Martiennes m’ont surgi à l’esprit. Les sonorités s’agencent parfaitement, mais créent une certaine froideur, contrairement aux instruments plus classiques, à vent ou à percussion, tels que le piano ou même le synthétiseur. C’est un son qui bouleverse par l’ambiance quelque peu glaciale qu’il évoque. Scheidt réussit toutefois à nous ouvrir à un nouvel univers musical, en nous faisant redéfinir notre conception de la musique

    Stories Told, autre pièce tirée de Action/Réaction, une histoire où l’on croit saisir une langue vaguement anglo-saxonne, alors que par le truchement d’un logiciel qui fabrique de nouveaux mots à partir de l’anglais, Scheidt nous fait partager l’expérience d’écouter une histoire dans un idiome inconnu. Le tout avec la voix de l’excellente soprano Catherine Lewis.

    Scheidt, originaire de Vancouver, concoit des logiciels qui lui servent d’outils de composition; il a ainsi produit des instruments informatiques personnalisés pour approfondir l’improvisation et l’interprétation en direct. Le compositeur explore actuellement les systèmes et comment ils réagissent au son. Le principe de la musique interactive, c’est un ordinateur qui «écoute» et «réagit» au jeu du musicien, contrairement à l’électroacoustique habituelle, où il n’y a pas d’interaction entre le compositeur et «l’instrument».

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