Sauter au contenu principal
electrocd

Aussi dans le blogue

24 résultats
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores dans Revue Notes

    «Critique», Alain De Filippis, Revue Notes, no 41, 1 avril 1992
    mercredi 1 avril 1992 Presse

    empreintes DIGITALes voulait rendre hommage conséquent à Francis Dhomont à l’occasion de son 65ième anniversaire. C’est chose faite avec cette nouvelle parution: un double CD accompagné d’un livret de 210 pages (biographie, témoignages de sympathie de 67 compositeurs, catalogue des œuvres et écrits de Dhomont), le tout en coproduction internationale avec l’Ina-GRM et Bvhaast.

    Bien que français, Francis Dhomont reste peu connu sous nos latitudes. Depuis 1980 son itinéraire l’a conduit à partager sa vie entre la France et le Québec, pays où sa musique et son enseignement de l’électroacoustique semblent avoir marqué profondément la nouvelle génération de compositeurs. Cette édition discographique atteste de l’intérêt porté autant au compositeur qu’à son œuvre. La musique de Francis Dhomont se caractérise d’emblée par l’extrême richesse du matériau sonore, la mobilité de celui-ci insuffle une réelle dynamique aux compositions. Ce travail est d’une rare densité et sa cohérence rend toute critique superflue. Un disque essentiel.

    Un disque essentiel.

    Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores, Francis Dhomont dans Revue & Corrigée

    «Critique», Jérôme Noetinger, Revue & Corrigée, no 12, 1 mars 1992
    dimanche 1 mars 1992 Presse

    La rencontre entre le label canadien empreintes DIGITALes et Francis Dhomont était inévitable. En effet, Francis Dhomont (né à Paris en 1926) est, depuis son arrivée au canada en 79, à la base de la dynamique québécoise en ce qui concerne la musique acousmatique. Alors il fallait lui rendre hommage et c’est pour ses 65 ans qu’est sorti ce double CD accompagné d’un livret de 220 pages (français/anglais), pour tout savoir sur ce compositeur resté trop longtemps dans l’ombre, et agrémenté de témoignages de nombreuses personnalités. Deux CDs. Le cycle de l’errance et Les dérives du signe qui présentent sept pièces composées entre 1982 et 1991, plus de deux heures et demi de musique qu’il faut savourer avec patience en y revenant régulièrement. Sept pièces marquees par le mouvement, l’espace («Mouvances») et le voyage constant entre concret et abstrait («Métaphores»). Il s’en dégage une grande unité renforcée parfois par le retour d’éléments sonores d’une pièce à l’autre (encore une marque du mouvement mais aussi le prolongement du discours). Du fait de cette cohérence, je me demande finalement si ce double CD n’est pas à recommander à toute personne désireuse de découvrir la musique acousmatique. Mais ensuite… gare à l’accoutumance!

    … à recommander à toute personne désireuse de découvrir la musique acousmatique. Mais ensuite… gare à l’accoutumance!

    Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores, Francis Dhomont dans Circuit

    «Francis Dhomont: deux disques pour un anniversaire», Stéphane Roy, Circuit, no 3:1, 1 mars 1992
    dimanche 1 mars 1992 Presse

    Le 2 novembre 1991, tous s’étaient donné rendez-vous à la Chapelle historique du Bon-Pasteur de Montréal pour célébrer l’anniversaire de l’acousmaticien Francis Dhomont. Les collègues compositeurs, amis, gens de la radio, étudiants et écrivains étaient là pour dire et écouter dire à Francis Dhomont ce que sa générosité d’homme et de créateur a su faire jaillir au fond de chacun d’eux.

    Francis Dhomont est un grand initiateur qui ne cesse de répandre et de partager l’amour de son art. Le compositeur, le pédagogue, le communicateur, l’écrivain, le polémiste a surpris parfois, mais toujours il a su capter l’intérêt de ceux qui étaient à l’écoute: il a persuadé sans contraindre, seulement par sa profonde conviction personnelle. Il n’a jamais imposé de diktats; en grand pédagogue et communicateur, il a partagé sa passion, une passion que j’oserais dire rigoureuse, car le penseur a toujours opéré une réflexion discursive sur son art. Enfin, le compositeur a donné naissance à des œuvres génératrices, des œuvres dotées d’un curieux pouvoir de fascination, étonnant les uns et suscitant l’admiration chez les autres.

    Cet événement-anniversaire a été arganisé par Réseaux avec l’aide de huit principaux collaborateurs. La première partie de la soirée a été consacrée au lancement du double compact Mouvances~Métaphores, sous étiquette empreintes DIGITALes en collaboration avec BVHAAST d’Amsterdam et l’Ina-GRM de Paris. L’ensemble, d’une présentation particulièrement soignée, comporte un livret bilingue de 208 pages dans lequel se trouvent les notices de présentation, les notes de programme, un catalogue d’œuvres et d’écrits, une biographie détaillée préparée par François Guérin et soixante-sept témoignages de collèques, compositeurs et amis de Francis Dhomont. Fait remarquable on a rassemblé entre les différentes sections de ce livret de nombreux extraits de partitions d’écoute. À l’occasion de ce lancement, deux œuvres extraites du coffret, … mourir un peu et Espace/Escape, ont été données en concert sur un acousmonium de dix-huit haut-parleurs.

    D’autres activités, préparées dans le plus grand secret, figuraient au programme. Ainsi, Francis Dhomont a eu la surprise d’assister à la présentation d’une œuvre-hommage — fort bien assemblée par le compositeur Gilles Gobeil — constituée exclusivement d’extraits d’œuvres commandés à seize compositeurs québécois.

    Enfin, en guise de présent, un coffret d’anniversaire a été remis au compositeur. Ce cofret contenait le texte intégral des témoignages, un dossier rassemblant des analyses thématiques et structurales de son œuvre, ainsi que l’ensemble des partitions d’écoute des œuvres figurant sur le disque. Le lancement attendu du deuxième numéro de la revue L’Espace du son, dirigé par Francis Dhomont, concluait la soirée.

    Mouvances~Métaphores, œuvres synthèses

    Le disque Mouvances~Métaphores est animé par deux thématiques. Un premier volet s’organise autour du thème de l’errance, tryptique dominé par la notion de voyage, de déplacement dans des espaces virtuels ou réels, évocation de trajectoires diverses, de ruptures, de rencontres. Œuvre autobiographique s’il en fut, métaphore d’une «errance» que Francis Dhomont assume depuis tant d’années entre le Québec et l’Europe. Points de fuite (1982) est l’œuvre génératrice de ce cycle, puisque ses éléments et sa symbolique se retrouvent cités dans les deux autres pièces, … mourir un peu (1984-1987) et Espace/Escape (1989).

    Les Dérives du signe constituent le second volet thématique du disque avec quatre œuvres: Novars (1989), Chioroscuro (1987), Météores (1989) et Signé Dionysos (1986-1991). Ici règnent l’«ambiguïté des signes,» le sens «détourné,» le déplacement d’un univers de référence vers un second univers, une «seconde nature» à laquelle l’objet symbolique n’était pas destiné. Francis Dhomont écrit: «La mouvance est ici celle des sables. On croit tenir l’image mais elle fuit entre les doigts ou se laisse recouvrir, engloutie par une image nouvelle qui se referme sur elle.» (Dhomont, 1991, p. 17). L’ubiquité du sens domine ici comme ailleurs dans l’œuvre de Dhomont. Longtemps préoccupé par les modèles linguistiques, il a aussi posé la question de l’intériorité et de l’extériorité de l’œuvre, il énonce la problématique notamment dans Espace/Escape, où il dit avoir tentê la «rencontre d’éléments hétérogènes reliés par deux critères — l’un sonore et dénotatif (situation du son dans l’espace), l’autre symbolique et connotatif (renvois au thème de l’errance) […]» (Dhomont, 1991, p. 16). L’ambiguité posée par cette double perspective d’écoute — celle du son et du sens —, Francis Dhomont la revendique avec conviction à travers les deux parcours thématiques que constitue Mouvances~Métaphores.

    L’acousmatique pensée par Francis Dhomont

    Dans ses œuvres comme dans ses écrits, Francis Dhomont est un ardent défenseur de l’art acousmatique. Cet art s’articule autour d’une pensée; il se fonde aussi sur des œuvres vivantes porteuses de leur propre dynamique évolutive. Comme produit culturel, il est appuyé par une démarche historique résultant d’une évolution esthétique et non d’un assujettissement conceptuel. L’acousmatique tire son origine d’autres musiques — elle a originellement «autonomisé des variables,» comme dirait Jean-Jacques Nattiez — pour devenir un art nouveau, libéré des apories des musiques «grammaticales.»

    L’acousmatique n’a théorisé son objet qu’après avoir été confrontée avec l’expérimentotion. Est-ce pour autant du «bricologe»? Si l’acousmaticien éprouve et expérimente, il pose des choix tout aussi intentionnels et organisés que ceux pratiqués dans d’autres musiques. L’évolution de l’acousmatique a souvent été contrée par l’attitude normative des idéologies esthétiques et «technicistes» dominantes. Ce que Francis Dhomont combat avec des arguments fort bien articulés, c’est cet art de la concession que l’on exige de l’acousmatique. Si cette forme d’expression porte en elle sa spécificité, et c’est ce qu’il croit, pourquoi tenter olors de l’adapter aux comportements musicaux dominants, de diluer sa portée novatrice en l’astreignant à ce qui préexiste? Est-ce de la musique? demande-t-il. Tout dépend des a priori que chacun impose à sa réflexion, mais comme les définitions précèdent souvent les réalités vécues, l’ambiguité terminologique demeure. À une phénoménologie de la perception devrait se joindre une phénoménologie de la réflexion esthétique, cela éviterait bien des attitudes réactionnaires, et l’auditeur y verrait plus clair: les leçons cagiennes auraient-elles été oubliées?… A titre d’exemple, Francis Dhomont s’insurge contre le mythe que «pour être de la musique, la musique doit être chaque fois recréée par ceux qui la jouent» (Dhomont, 1989, p. 115). Cette conception n’est-elle pas issue d’un conditionnement historique fondé à la base sur l’impossibilité pour la musique d’être mémorisée contrairement à la peinture ou au roman? Ingarden affirmait que la partition n’est pas l’œuvre; cela est juste, mais aujourd’hui «ce qui est une nouveauté radicale, révolutionnaire, c’est que maintenant la chose enregistrée «est» l’œuvre.» (Dhomont, 1989, p. 114). Dès l’avènement de l’enregistrement, une certaine musique devient un art de support comme l’est devenu le cinéma par rapport au théâtre. Ce leurre de la musique réanimée par son interprétation relève d’un a priori esthétique qui refuse au sonore l’accès à toute autonomie hors du visuel; la préséance de l’œil sur l’oreille appartient au mème cercle vicieux que celle de la pensée formaliste sur l’écoute réduite et l’expérimentation en composition. Et la peinture, le roman, le cinéma, la video alors, demande Dhomont, ne sont-ils pas figés? Et pourtant on relit, on revoit, on en redemande encore. Quant à la musique, «lui reprocher d’être une expression figée ou de la ‘musique en boîte’ […] équivaut à reprocher au tableau de donner à voir le même sourire sur le même visage, au film les mêmes plans dans un ordre immuable, au livre de répéter les mêmes signes aux mêmes endroits» (Dhomont, 1989, p. 115).

    Un langage: l’acousmatique

    Qualifier aujourd’hui une œuvre d’électroacoustique ne veut plus rien dire, et c’est pourquoi Francis Dhomont préfère utiliser le terme d’acousmatique, lequel est plus propre à décrire un langage, une pensée, une manière plutôt qu’un médium technologique.

    L’acousmatique, «c’est un esprit, une pensée, possédant ses propres mecanismes ses abstractions: une cosa mentale» (Dhomont, 1986, p. 79). Comme tout langage elle est aussi l’objet d’un métalangage, d’une réflexion dont Francis Dhomont n’hésite pas à faire remanter l’origine au Traité des objets musicaux. Cette œuvre multidisciplinaire de Schaeffer (1966), qui se réclame de l’approche phénoménologique, défend la primauté de l’oreille contre les conditionnements musicaux et les approches scientistes. Pour Francis Dhomont l’état actuel de la musique acousmatique est tributaire de cette réflexion. S’il y a un style GRM et des tendances esthétiques qui ont proliféré de par le monde, donnant des «croisements fructueux qui préservent du dogmatisme et de la stérilité» (Dhomont, 1986, p.77) c’est parce qu’en amont, une pensée a stimulé une telle arborescence.

    L’acousmatique est un art de support qui rend la substance musicale manipulable à valonté. Ce qui avant ne pouvait que se penser peut maintenant être expérimenté, manipulé, trituré, être pleinement offert à la perception sans approximation aucune. Pour Francis Dhomont, l’œuvre a priori — celle qui va de l’abstrait au concret, qui ne peut être assurée d’une quelconque équivalence entre sa poïétique et son esthétique et garantir ainsi un résultat artistique — a exploité les paramètres et les unités formalisées par son exercice d’écriture. La notation, initialement conçue comme procédé mnémonique ou de réalisation, devient le code d’un certain «positivisme» musical par lequel s’engendre la musique. C’est ce que Francis Dhomont dénonce comme «le rejet du qualifiable ou profit du qantifiable» (Dhomont, 1989, p. 116). Parler de la substance musicale en des termes approximatifs parce que non quantifiables, mais obtenir en revanche un résultat à la mesure de notre oreille, est le choix que fait l’œuvre acousmatique. Cela ne veut pas dire rester dans le domaine du vaporeux, de l’imprécision et de la cécité conceptuelle; la musique acousmatique s’articule à travers une terminologie qui lui est propre, suffisamment précise, claire et opérationnelle au niveau de so dénomination pour alimenter une réflexion. Alors que toute forme de notation de réalisation oblige à la précision — nécessaire parce que l’existence de l’œuvre en dépend — l’acousmatique n’a pas à se préoccuper d’une telle exactitude puisqu’elle n’a pas d’interprète.

    D’autre part, Francis Dhomont déplore que l’électroacoustique recoure à une pensée technologique s’articulant sur une recherche fondamentale de nature technique et dont l’œuvre n’est plus que la démonstration. Non que l’évolution technologique soit pour lui sans intérêt — il lui reconnaît d’ailleurs la possibilité d’«entrainer de nouvelles images de son et la mise en place de nouveaux rapports entre ces images, et de nouvelles fonctions.» (Dhomont, 1988, p.70) — mais une fascination naïve pour le médium entraine la créction d’œuvres qui n’ont de musical que le nom.

    Témoignages

    Comme une mosaïque, les hommages publiés avec les deux disques compacts ont éclairé, chacun à sa manière, les nombreux visages de Francis Dhomont. Voici quelques extraits de ces témoignages qui permettront de cerner la personnalité multiple de ce compositeur.

    Ces textes soulignent d’obord, et unanimement, la droiture de l’homme, sa capacité d’affronter avec une intégrité exemplaire les pressions sociales et politiques imposées par l’environnement intellectuel. Ses étudiants, amis et collègues voient en lui l’homme ponctuel, respectueux de ses engagements et d’autrui, ne refusont jamais un service et n’exigeant rien en retour, mais ils reconnaissent aussi et surtout celui qui foit figure de Maître, qui incite à la réflexion, qui questionne, ce professeur fécond et de grande culture doté de l’autorité naturelle que l’on reconnait chez qui porte un amour profond à son art. Homme doué de grandes qualités humaines, enthousiaste et disponible mais aussi bouillant, provocant et intransigeant, Francis rèvèle sa noblesse à travers sa simplicité, sa profondeur et son authenticité.

    Tous se réjouissent de connaître ce poète migrateur pour la santé artistique et l’oxygène électroacoustique qu’il insuffle à chaque lieu — certains regrettent même qu’il n’existe qu’à un seul exemplaire. Ici comme outre-mer, Francis Dhomont est reconnu pour son rôle d’ambassadeur important de l’acousmatique. Partageant et échangeant les prodigalités du trièdre avec les richesses d’outres contrées, il a fait beaucoup dans l’art du métissage des genres. Francis est aussi un animateur très sollicité. Homme d’action persévérant et tenace, il a su animer avec grand talent et pendant plusieurs onnées un événement comme le Festival de musique contemporaine de Provence. Ses Acousmothèques sur France-Musique ainsi que ses Voyages au bout de l’inouï à Radio-Canada témoignent d’une grande virtuosité dans la manipulation du médium radiophonique: là comme ailleurs, le poète, le penseur et le communicateur fusionnent avec le compositeur. Enfin, toujours soucieux de détendre les axes fondamentaux de l’acousmatique, Francis Dhomont a dirigé les deux numéros spéciaux de la revue Lien sur L’Espace du son. À la manière d’un homme de la Renaissance en grand humaniste et en infatigable explorateur, il rassemble et classe les morceaux d’un puzzle pour le rendre intelligible et cohérent.

    Et le compositeur, que pense-t-on de lui? Pour plusieurs, il y a et aura toujours cet indicible Soleil noir, obscure clarté qui éclaire l’environnement acousmatique depuis plus de dix ans. Un Soleil qui représente un grand défi, en intégrant avec succès un texte de nature abstraite et spéculative dans une forme musicale très dense. Tous reconnaissent de différentes façons la fécondité du compositeur à l’aube de ses soixante-cinq ans. À la manière d’un mystèrieux alchimiste, Francis Dhomont maîtrise de subtils dosages, qu’il n’hésite pas à partager d’ailleurs. Il est aussi un créateur d’illusions, de simulacres, un holographiste sonore qui passe pour un maître de la technologie la plus folle à cause de sa grande virtuosité, mais détrompons-nous: sans rejeter l’évolution technologique, Francis Dhomont est reste un bel et bon artisan, qui, patiemment et passionnément, taille et retaille sons et bruits jusqu’à ce qu’en jaillisse la musique. À la manière de la sculpture et du monument d’architecture, ses œuvres sont saisies comme de merveilleux objets plastiques situés dans un espace imaginaire. Dhomont donne à «voir» des œuvres sans visuel, à toucher des œuvres sans matière, il occulte le moyen technologique par un mystérieux envoûtement poétique.

    À ce créateur brûlé par l’urgence de l’œuvre à réaliser, à cet homme de lutte et homme de charme qui tisse sa dentelle avec des poings de velours, nous souhaitons, dans l’attente impatiente de nouvelles œuvres, un bon anniversaire.

    … toujours il a su capter l’intérêt de ceux qui étaient à l’écoute…

    Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores dans Vital

    «Review», Ios Smolders, Vital, no 23, 1 mars 1992
    dimanche 1 mars 1992 Presse

    This coproduction is a tribute to the great pioneer of acousmatic music, Francis Dhomont, at the occasion of his 65th birthday. In order to explain what his music is all about I will quote from a text in the accompanying 210 page booklet: “In 1955, the writer and poet Jerome Peignot, at the beginning of musique concrète used the adjective acousmatic meaning ‘a sound that we can hear without knowing its cause’ to designate ‘the distance that separates a sound from its origin by obscuring behind the impassivity of the loudspeaker any visual element that may be connected to it. Finally, around 1974 Francois Bayle introduced the term acousmatic music as a specilic kind of music. as the art of projected sounds which is ‘shot and developed in the studio. projected in halls, like cinema’.”

    Francis Dhomont’s career has been a curious one. He grew up. and initially built a living in the south of France. At fifteen he composed music for piano. Much interested in both sounds and technology in 1947 he bought a wirerecorder and started experimenting. When Schaeffer raised a lot of dust in Paris he travelled to the capital and followed courses. Late 70’s he moved to live in Canada. The booklet features an extensive biography.

    The music on these two CD’s spans some ten years of work. It shows music, makes music visible. Dhomont’s works exactly follow the above-mentioned definition. I have my questions about parts of the acousmatic philosophy, but listening to this muslc is quite an experience. DIFFUSION i MéDIA initlated this project and have. again, done a wonderful job.

    … listening to this muslc is quite an experience.

    Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores dans À l’affiche

    «Les traces de l’inouï», Bernard Gilbert, À l’affiche, 1 mars 1992
    dimanche 1 mars 1992 Presse

    Francis Dhomont, un phare

    Depuis janvier 1990, les électroacousticiens du Québec ont leur propre étiquette de compacts: empreintes DIGITALes. Sept albums sont parus, dont un consacré à Robert Normandeau, excellent compositeur originaire de Québec.

    La jeune école électroacoustique québécoise doit beaucoup à certains plonniers plus âgés. Francis Dhomont est l’un de ceux-là; né en France en 1926, il vit au Québec plusieurs mois par année depuis 1979, En publian tun album double de sa musique, empreintes DIGITALes lui rend un important hommage.

    La musique de Dhomont est d’une richesse étonnante; pétrie de science, de recherche (il expérimentait le travail sur magnétophone au moment même où Pierre Schaeffer «inventait» la musique concrète, à la fin des années 1940), mais aussi traversée par un authentique souffle de vie. On trouve aussi, dans Cycle de l’errance ou Les dérives du signe, plusieurs éléments constitutifs de la musique électroacoustique québécoise d’aujourd’hui, sa tendance réflexive, européenne; Dhomont a aussi enseigné à plusieurs de nos créateurs. Regroupées en deux périodes, les œuvres endisquées ici parcourent son travail, de 1982 à 1991.

    Accompagné d’un livre de plus de 200 pages, l’album permet de cerner à la fois les œuvres, la personnalité et l’implication de Dhomont dont les activités d’animateur et de pédagogue s’ajoutent au travail d’écriture musicale. De nombreux témoignages complètent l’ouvrage.

    Produits ici, ces disques sont diffusés en France et en Hollande par le blais de deux firmes reconnues: Ina-GRM et BVHAAST. Assurément, un coffret qui devrait faire date.

    Francis Dhomont, un phare

    Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores dans Le Musicien québécois

    «Les Mouvances et Métaphores de Francis Dhomont», Le Musicien québécois, no 3:6, 1 mars 1992
    dimanche 1 mars 1992 Presse

    Septième titre de l’étiquette montréalaise empreintes DIGITALes, le coffret de deux disques intitulé Mouvances~Métaphores de Francis Dhomont rassemble l’essentiel de sa production depuis les dix dernières années, soit sept de ses œuvres électroacoustiques les plus récentes. Celles-ci traitent de deux thèmes distincts, l’un étant le Cycle de l’errance l’autre Les dérives du signe. À 65 ans, le compositeur francais Francis Dhomont fait figure de pionnier dans l’univers musical électroacoustique du Québec.

    … figure de pionnier dans l’univers musical électroacoustique du Québec.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4