Pour les compagnies de disques, la période des fêtes est synonyme de grande joie. Malheureusement, cette période de l’année ne fait pas que des heureux; plusieurs séries d’importance sont victimes de négligence «criminelle» et sont oubliées à la faveur d’artistes populaires qui, plus souvent qu’autrement, ne méritent pas autant de considération. Question de se faire bonne conscience, votre humble serviteur vous offre l’occasion de vous repentir et présente sans plus tarder trois séries dignes de mention.
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empreintes DIGITALes
J’ai consacré une petite place à l’étiquette québécoise empreintes DIGITALes lors du dernier numéro. En fait ce label mérite beaucoup plus d’attention. Pour faire une longue histoire courte, je me suis familiarisé avec les gens du label empreintes DIGITALes lors du festival Montréal Musiques Actuelles (New Music America) de novembre dernier lors du lancement de l’album Électro clips. S’inspirant de la technique du vidéo-clip, chaque pièce est présentée sous la forme de vignettes de trois minutes; Électro clips est en ce sens l’album rêvé pour celui qui désire s’initier à la musique électroacoustique. Le plus récent album de cette série est Action/Réaction de Daniel Scheidt. La musique de Scheidt est très évoluée, elle donne à la voix humaine une place qui est trop souvent négligée par ce genre musical. J’aime beaucoup. Trois albums complètent cette série innovatrice, soit Ligne de vie: récits électriques de Christian Calon, un album réalisé dans la pure tradition électroacoustique, Lieux inouïs de Robert Normandeau qui est le médium parfait de la musique pour cinéma et enfin Volt d’Alain Thibault qui présente le compositeur le plus «branché» de cette ambitieuse maison. Le prochain album sous étiquette empreintes DIGITALes, Anecdotes, d’Yves Daoust, est prévu pour juin.