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electrocd

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  • Haïkus par Jean-Pierre Deleuze

    «Note», Jean-Pierre Deleuze, 15 janvier 2021
    vendredi 15 janvier 2021 Presse

    J’ai adoré tes Haïkus. Celui du Jour de l’an m’a particulièrement impressionné; quelle luxuriance sonore! J’ai remarqué aussi un subtile mélange de timbres de cloches extrême-orientale et occidentale en un spectre très imagé et toujours en mouvement… Bravo et encore bravo!

    … quelle luxuriance sonore!

    Haïkus par Francis Dhomont

    «Note», Francis Dhomont, 15 janvier 2021
    vendredi 15 janvier 2021 Presse

    J’ai écouté tes Haïkus avec grande attention. Même en stéréo la variété et la richesse polyphonique des différents «climats» musicaux s’imposent. Je ne suis pas sûr que les références, tant musicales que saisonnières, auxquelles tu renvois soient toutes perçues par l’auditeur, mais qu’importe… elles ont guidé ta création et il en reste assurément quelque chose à l’écoute. Belle œuvre bien construite, à la fois renouvelée et homogène. Une réussite.

    Belle œuvre bien construite, à la fois renouvelée et homogène.

    Haïkus dans Musik an sich

    «Kritik», Wolfgang Kabsch, Musik an sich, 21 décembre 2020
    lundi 21 décembre 2020 Presse

    Annette Vande Gorne ist eine 1946 geborene aus Belgien stammende Künstlerin im Bereich der Elektroakustischen Kunst und des Fieldrecordings sowie der modernen Klassik. Sie hat bereits einige Werke komponiert, aber erst sehr wenige Ihrer Werke auch auf Tonträger gebracht. Nun erscheint mit Haikus Ihr fünftes Album. Unterstützt hat sie dabei der ebenfalls aus Belgien stammende Poet Werner Lambersy (inzwischen zum zweiten Mal).

    Haiku ist eine japanische Art der Poesie und das Album besteht laut der Künstlerin aus fünf Teilen und insgesamt 17 Haiku’s. Nun, da das Album überwiegend ohne Worte auskommt (ein paar gesampelte Wortfetzen bilden die Ausnahme), hat sie wohl einen musikalischen Weg gefunden, diese umzusetzen. Fak ist, das die 17 Stücke des Albums mit sehr vielen elektronischen Geräuschen und eingespielten Fieldrecordings daherkommt, es aber trotzdem schafft, diese wie klassische Kompositionen klingen zu lassen. Dabei haben einige Stücke die Leichtigkeit eines Debussy. Allerdings werden auch Contemporary Klänge, aus der Elektronik ebenso wie von echten Instrumenten erzeugt, eingesetzt, aber selbst diese wirken in dem Gesamtkontext nicht wie Fremdkörper. Dies liegt an einem scheinbar permanent präsenten Grundsound, der das Rückgrat für die Komposition ist.

    Man merkt dem Album die Erfahrung der Künstlerin an, denn hier klingt nichts nach sinnlosem Geräusch, nein alles fügt sich zu einem Ganzem. Und in diese abstruse Welt kann sich der Hörer wunderbar hineinziehen lassen und seinen eigenen Film dazu ablaufen lassen. Vermutlich wird es ein Film Noir oder ein früher Murnau oder Fritz Lang Film sein. Eventuell aber auch ein Horrorfilm neuerer Prägung.

    Wie auch immer, die unglaublich vielfältige Klangwelt auf diesem Werk macht eine Mischung aus Fieldrecording, Klassik und Contemporary zu einem wirklichen Hörerlebnis, das man tatsächlich auch als Ganzes durchhören kann. Ein Referenzwerk. 19 / 20.

    Un ouvrage de référence.

    Haïkus, Illusion dans Amusio

    «Bassin ouvert», Stephan Wolf, Amusio, 25 novembre 2020
    mercredi 25 novembre 2020 Presse

    In gewohnt makellos attraktiver Aufmachung präsentiert das frankokanadische Speziallabel empreintes DIGITALes mit zwei neuen CDs das Schaffen der maßgeblich von Pierre Schaeffer und Pierre Henry inspirierten Elektroakustikerin/Akusmatikerin Annette Vande Gorne. Dabei hat sie — sowohl auf Haïkus als auch auf Illusion — wie schon des Öfteren in mittelbarer Kooperation mit dem belgischen Lyriker Werner Lambersy höchst plastisch anmutende Interpretationen und Erwiderungen zu dessen Poesie (Wortgewalt) formuliert.

    1946 zu Charleroi geboren, gehört Annette Vande Gorne zu den wichtigsten Protagonisten der (belgischen) Klang-Avantgarde. Ihre Werkkatalog erweist sich als entsprechend umfangreich und multi-operational. Es sei an dieser Stelle nur an die Oper Yawar Fiesta (2006/07) erinnert.

    Die Haïkus vermitteln in 17 Sätzen ein Erscheinungswelten umspannendes Panakustikon im Kreis der vier Jahreszeiten: 15 jeux, eingefasst von Ausklang — Feux d’artifice (d’après Debussy) — und Neujahr. Tatsächlich erwirken die Ereignisdichte sowie die expressive Vielfalt den Eindruck als habe die Komponistin 365 Tage in einer knappen Stunde hinreichend zusammengefasst. Ohne willentlich mit jener Lakonie zu reüssieren, die das Haiku vorschreibt. Auch wenn sich Annette Vande Gorne numerisch an den 17 Lauteinheiten der japanischen Gedichtform orientiert, vermag ihre Klangsprache ein „Mehr“ aufzufächern, das selbst noch im Nachhall Bedeutungsebenen einzieht und geradezu ungebunden frei etabliert.

    Die vier Tracks von Illusion (die dortigen Faisceaux gibt es in zwei Versionen: pur sowie von Ana Cláudia de Assis um Klavier erweitert) hinterlassen hingegen einen eher hermetisch gewichtigen Eindruck. Weniger zugänglich (und verspielt) wie Haïkus, und nicht zuletzt durch den omnipräsent durchdringendem Klang von Röhrenglocken etc. sakrale Anmutungen streuend, vollzieht sich hier ein gedachtes Libretto aus Devotion und Aufruhr: Kontemplation aus hoch aufgelöster Anmut sowie entkategorisierter Strenge: Au-delà du réel, jedoch wie in einem „Bassin Ouvert“ gefasst, wo die brillante Transparenz der Produktion (Ur-) Grund und Oberfläche nicht nur vertikal ineinandergreifen lässt. Selbst die samt Schrei und Spoken Word ins Horrende driftenden Déluges et autre péripéties rütteln kaum an der Kohärenz. Und — auch im Rahmen dieser Illusion erweist sich Annette Vande Gorne als Verfechterin einer Musikalität, die sich eben nicht damit brüstet, ihr traditionell zugestandenes Gut gewaltsam zu unterlaufen. Wer will, der kann auch: entdecken.

    … elle a — tant sur Haïkus que sur Illusion — […] formulé des interprétations et des réponses très plastiques à sa poésie (pouvoir des mots).

    Haïkus, Illusion par François Bayle

    «Note», François Bayle, 15 novembre 2020
    dimanche 15 novembre 2020 Presse

    La comparaison de l’écoute en stéréo des Haïkus et de leur agrandissement en octophonie — le travail de dentelle spatiale, les «sonorités opposées», la progression des couleurs — ouvre un éventail de techniques, provoque une variété d’impressions musicales dont j’ai — trop succinctement — noté les nuances [plus bas].

    Mais comme si ce n’était pas suffisant, ce fut aussi — avec Illusion — un autre monde sensationnel, avec la même acuité, d’autres émotions. Le plaisir de retrouver les Déluges et autres péripéties — un grand souvenir de L’Espace du son 2015 — une magnifique cantate symphonique, un beau déluge de sonorités inspirées. Avec — et en plus — le très joli Au-delà du réel, ainsi que la comparaison des deux Faisceaux, qui forment ensemble un bouquet d’émotions!

    Bravo deux fois, chère Annette


    Les Haïkus d’Annette Vande Gorne … quelques brèves notations au fil de l’écoute

    Une «kaleidophonie» d’impressions fugitives…

    D’abord l’espace joyeux! (1- Jour de l’an). Décor festif dans les crépitements, traversés de discrètes réminiscences (Debussy), qui en préparent d’autres…

    Printemps (2 à 4). Jeux-surprises: la délicatesse des tapisseries spatiales, ses pépiements moirés (2). Puis cette matière mobile (3), puis ces traces / cris / oiseaux parmi les réminiscences (4).

    Plus dynamique, la série Été (5 à 8) introduit la lumière, zébrée de raies d’ombre (5). Une longue écharpe colorée s’enroule autour d’un pôle (6), qui se prolonge en lignes agitées (7). Une rupture (8) projette l’écoute dans un paysage fragmenté, plus agité encore.

    Dans la troisième série, Automne (9 à 12) l’espace va s’obscurcir C’est le temps des orages (9) et des brouillages (10)? Mais aussi des contrastes colorés en myriades d’éclats et de flammèches debussystes (11). Un arpège d’itérations rugueuses surgit et surprend; jeux d’éventail ouvert / fermé, fumées filtrées aux couleurs indiennes de sitar (12).

    La série Hiver (13 à 16) débute par des pas glissés, sur d’épaisses résonances (13). Les vapeurs doucement irisées émanent d’un paysage flou (14), calme, horizontal.

    Un rideau de pluie s’interpose en granulations obliques aux couleurs vocales et raies colorées (15). Le silence s’installe, en grappe de résonances glacées, nuances de froid, tempo lent, sommeil glacé (16).

    Survient un effet de gamelan, éclaté dans l’espace et la profondeur. Soulèvement central. Vaste élargissement résonant… C’est le 17 – l’autre Jour de l’an!

    … le travail de dentelle spatiale, les «sonorités opposées», la progression des couleurs…
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