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  • Lieux inouïs dans Vital

    «Review», Ios Smolders, Vital, no 19, 1 avril 1991
    lundi 1 avril 1991 Presse

    Normandeau’s compositions are for the largest part acousmatic. Acousmatic is a term that comes from the Pythagorean brotherhood, who had to listen to lectures delivered from behind a curtain. In an acousmatic musical composition the apprehension of sound has no relation to its source. I don’t really know what Mr. Normandeau’s exact interpretation of this is, as it is very difficult for a listener ‘not’ to perceive the sources of the sounds in his music.

    But, that put aside, listening to Lieux inouïs (Unheard-of Places) is a very rewarding effort. The music is bound thematically (e.g. Jeu is a travel along all aspects of game and play) and musically left much more free, although there is a strong stuctural set-up. In contrary to lots of electroacoustic works wich constantly make the listener aware of the fact that he/she is listening to something very technical Normandeau’s pieces develop quite naturally. Following the acousmatic character, the music sounds like a sonic film.

    … listening to Lieux inouïs is a very rewarding effort.

    Christian Calon, empreintes DIGITALes dans La Marseillaise

    «La preuve par neuf», Gabriel Vialle, La Marseillaise, no 13831, 23 mars 1991
    samedi 23 mars 1991 Presse

    Le Groupe de musique expérimentale de Marseille entretient avec le Québec des relations déjà anciennes. Des échanges de musiques et d’artistes — créateurs et interprètes — ont tissé, par—dessus l’Atlantique, des liens musicaux et amicaux. Depuis octobre, le GMEM accueille le Québécois Christian Calon, bien connu dans le monde de l’acousmatique, musique diffusée par appareils sonores. Un disque de lui a ouvert la collection du label québécois, empreintes DIGITALes seul éditeur d’Amérique du Nord spécialisé en électroacoustique. On notera que, par la publicité de ce label, La Marseillaise est connue des mélomanes de là-bas: ce cocorico, bien pâle à côté de celui des supporters de l’O.M. est flatteur pour notre journal…

    Le concert de jeudi soir — salle Zino Francescatti: parfaite acoustique — était une occasion de rencontrer le Canada, à travers les œuvres de neuf compositeurs issus de trois villes (Montréal, Toronto et Vancouver) sortis du catalogue du label précité. Peu de Marseillais, au demeurant, ont su profiter de cette occasion…

    Certaines de ces œuvres, tout droit sorties du disque Électro clips, sont brèves (3 minutes) mais n’en présentent pas moins un grand intérêt, justement par la contrainte qui a amené le compositeur à exprimer d’emblée sa personnalité ou son originalité, C’est le cas du Mi bémol d’Yves Daoust qui réalise une véritable polyphonie de sons, de formes, de sens. Même constatation pour Associations libresGilles Gobeil déchaîne ses intentions (bonnes et mauvaises) sur les sonorités d’une guitare qui n’en peut mais. Très beau travail sur le soufffle (le clip s’appelle Breathing Room — espace de respiration)—de Hildegard Westerkamp: un hymne à la vie par cette mise en évidence des rapports battements du cœur/respiration. Quant aux Les oiseaux de Bullion (Claude Schryer), ils déroulent leur «diptyque écologique» sous forme d’un montage précis de sons réels non traités.

    La pièce d’Alain Thibault (8 minutes) crée autour de la voix de Pauline Vaillancourt une émouvante aura de poésie et de pureté. Le soleil et l’acier se veut «référence à la force des contrastes» et, effectivement, l’atmosphère presque irréelle de la partition vient du voisinage de la voix et d’une sorte de métallophone. Leur dialogue tend et détend en permanence la corde sonore d’une véritable «rencontre du troisième type».

    Des deux autres pièces plus longues, qui terminaient chacune des deux parties du concert, on retiendra le superbe Minuit dont l’auteur Christian Calon nous a fait entendre de larges extraits. Hymne à la vie et refus de la mort et du néant, approche sans cesse plus pointue d’un calme et d’une sérénité contrariés par les soubresauts du monde et du «gaspillage illimité auquel la nature procède à l’encontre du désir de durer»: un long moment où quelques irruptions de la voix humaine, parlée, déconcertent l’auditeur plus qu’elles ne le rassurent.

    De Robert Normandeau, Jeu paraissait bien long malgré la volonté d’explorer toutes les possibilites de sens du mot «jeu». Beau travail de traitement des sons, de montage et de contrastes mais une diffculté certaine à s’accrocher aux méandres de ce voyage.

    Une fois de plus, et ce pour l’ensemble du programme, reste posée la question d’un travail plus poussé de mise en lumière, de mise en espace, de mise en scène de ces œuvres qui n’ont pas à leur service l’attrait d’une présence physique de l’interprète.

    … parfaite acoustique…

    Action / Réaction dans CMJ (College Media Journal)

    «Review», Cliff Furnald, CMJ (College Media Journal), no 25, 22 mars 1991
    vendredi 22 mars 1991 Presse

    If you didn’t take the opportunity to get in touch with the Canadian Electroacoustic Community when I mentioned it a while back, you have missed out on some unusual, sometimes unsettling, music. Here’s more reasons to write. Daniel Scheidt is a computer composer, using software as an instrument to perform on, and perform with. Through techno-wizardry that I frankly don’t care to understand, he makes the computer interactive with percussionists, singers and all sorts of musicians’ input. This is not pre-programmed “hearts of space” stuff, but truly daring, ever-changing adventures in the outside possibilities of sound. Some pieces skirt the edge of melody, like Obeying the Laws of Physics, which pits a percussionist against a program of synthesizers, creating sounds and changing the drum sounds in ways that are probably as surprising to the player as the listener. Another Norm ’n George pits a trombone player against a hard disc and computer operator in a most remarkable, if sometimes dissonant, improvisation. Most unusual is a program that generates a highly developed, yet completely fictitious language, a story to be told for its emotion instead af its content. These are strangely beautiful compositions at times, not “relaxing” but very challenging. Action/Réaction is a truly collaborative effort between the composer and five musicians, and must be heard.

    … truly daring, ever-changing adventures in the outside possibilities of sound.

    Christian Calon dans Le Provençal

    «Empreintes sonores du Québec», Michel Alexandre, Le Provençal, no 16673, 21 mars 1991
    jeudi 21 mars 1991 Presse

    Toujours dans le cadre de ses recherches musicales le Groupe de Musique Expérimentale de Marseille (GMEM) poursuit ses échanges avec le Canada. Avec son concert «Empreintes Sonores Québec» donné ce soir 21 mars à 20h45 à la salle Zino Francescatti du Conservatoire (13, rue Melchion), il nous fera découvrir plusieurs compositeurs de ce pays.

    On sait que l’activité musicale est en pleine effervescence au Québec, surtout dans le domaine électroacoustique. Dans l’immensité de ce pays et ses diversités linguistiques, les tendances et les styles musicaux se diversifient. A Montréal, les compositeurs cultivent les parentés avec la musique française. Toronto s’ouvre à une pensée plus américaine et Vancouver ressent la vague californienne.

    Pour le G.M.E.M., le marseillais Christian Calon effectue un retour vers sa ville natale. Il a réuni et mis en espace des musiques signées Michel A Smith, Alain Thibault, Yves Daoust, Robert Normandeau, Dan Lander, Gilles Gobeil, Claude Schryer, Hildegard Westerkamp et une de ses propres œuvres.

    Ce concert canadien sera précédé à 19h, dans la même salle, par une démonstration d’un nouveau logiciel développé dans les studios du GMEM par Frédéric Boyer, ingénieur informaticien. Il a pour nom STuDioX et permet d’utiliser l’ordinateur comme une véritable station de travail numérique du son.

    Pour tous les passionnés de musiques électroacoustiques, rendez-vous au Conservatoire de la rue Melchion, le vent soufflera depuis les grands espaces canadiens.

    … l’activité musicale est en pleine effervescence au Québec…

    Action / Réaction dans Voir

    «Critique», Félix Légaré, Voir, 21 mars 1991
    jeudi 21 mars 1991 Presse

    Ce compositeur de Victoria étale cinq créations réalisées entre 1987 et 1990. Le concept: le jeu des musiciens est analysé par un ordinateur qui absorbe les sons pour les restituer transformés. Avec comme invité un maître du genre le tromboniste George Lewis. Expérience concluante professeur.

    Christian Calon dans Taktik

    «Empreintes sonores», Guy Reynard, Taktik, no 127, 20 mars 1991
    mercredi 20 mars 1991 Presse

    Le Groupe de musique expérimentale de Marseille s’est à plusieurs reprises associé au Canada. Il propose cette année «Empreintes Sonores Québec.» De Montréal, Toronto et Vancouver les musiques présentées par Christian Calon représentent le label canadien empreintes DIGITALes. Il a signé le premier disque de cette jeune compagnie née dans le courant de l’année dernière. Un surprenant Électro clips, en 25 instantanés électroccoustiques, présente de plus la création canadienne électroacoustique sous toutes ses formes en un condensé de trois minutes maximum. La musique contemporaine est diverse au Canada. Si les québécois ont choisi de s’apparenter à la musique française, Toronto, tout proche des Etats-Unis a opté pour une musique de processus et sur la musique plus électronique. Vancouver qui se trouve sur la côte ouest est plus marqué par la musique californienne qui se traduit par une musique plus environnementale. Toutes ces formes traduisent un parcours du Pacifique à l’Atlantique au gré des divers courants qui traversent le Canada. Pour Christian Calon, installé à Montréal au Québec, il s’agit d’un retour aux sources puisqu’il est originaire de Marseille. Compositeur autodidacte, il est venu à la composition par la voie de l’écoute des phénomènes naturels et des œuvres des autres musiciens. Outre ses propres compositions, il présente des pièces de huit autres compositeurs canadiens, offrant ainsi un large panorama de la musique contemporaine de ce pays.

    … un parcours du Pacifique à l’Atlantique au gré des divers courants qui traversent le Canada.
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