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  • Les corps éblouis dans Splendid E-Zine

    «At a Glance Reviews», Andrew Magilow, Splendid E-Zine, 4 mai 1998
    lundi 4 mai 1998 Presse

    A single, self-contained, metamorphosing composition, Les corps éblouis (The Dazzled Bodies) clocks in at a little over 22 minutes. Calon provides a provocative range of sonic disturbances throughout this piece, ranging from ethereal driftings to tense, terse and turgid jabs into the surrounding silence. Impressively, Calon has total control over the variety of moods that his piece conveys (everything from peacefulness to schizophrenia), and expresses them superbly with this electroacoustic utterance. Highly recommended!

    Highly recommended!

    Miniatures concrètes dans États limites

    «Critique», Dimitri DF, États limites, no 3, 1 mai 1998
    vendredi 1 mai 1998 Presse

    Pierre Schaeffer. Stop.
    1948. Stop.
    Musique électroacoustique. Stop.

    Cette compilation dédiée aux 50 ans de la musique électroacoustique présente 24 morceaux de 3 minutes chacun. Il y a de tout il faut avouer, mais c’est bien ici du matériel de très haute qualité, tant pour la composition que pour le traitement du son. La majorité des morceaux s’éloignent assez brillamment des poncifs du genre. Quelque part entre Main et Stockhausen, de cette compilation se dégage une étrange homogénéité.

    Cet ensemble met en avant 24 artistes essentiellement européens et nord-américains tous à écouter avec un casque sur un système de haute qualité!

    … à écouter avec un casque sur un système de haute qualité!

    Délirantes dans Splendid E-Zine

    «Review», Noah Wane, Splendid E-Zine, 20 avril 1998
    lundi 20 avril 1998 Presse

    For Splendid’s foray into the highbrow art world this week we’ve chosen a double CD of electroacoustic music of impeccable quality by Sergio Barroso.

    Beautifully packaged in a cardboard case [the OPAK box], Délirantes is an exquisite specimen of modern electronic art music. Mr Barroso is a composer of some renown and his output is certainly not limited to works electroacoustic. His purely acoustic works have been performed by august musical organizations worldwide. Indeed, as is often the case with successful ‘serious’ electronic music, the pieces on Délirantes benefit greatly from Mr. Barroso’s application of compositional techniques normally applied to acoustic pieces.

    Concepts of orchestration and counterpoint, for example, are beautifully applied, creating the kind of glossy sheen that is indicative of well-crafted music. Aspects of the ethnic music of Cuba (the composer’s homeland) also inform Délirantes. The most obvious impact of this is in the rhythms — fiery, syncopated, evoking a kind of folksy organicism reminiscent of a village fiesta. For connoisseurs of fine experimental music I can heartily recommend Délirantes.

    … electroacoustic music of impeccable quality by Sergio Barroso.

    Miniatures concrètes dans Le Devoir

    «De la bien bonne musique bien faite», François Tousignant, Le Devoir, 22 mars 1998
    dimanche 22 mars 1998 Presse

    Jean-François Denis, le brave initiateur de cette collection consacrée à la diffusion de la musique électroacoustique, ne pouvait passer sous silence discographique les célébrations entourant le demi-siècle de cette forme d’art. En effet, c’est en 1948 que le Français Pierre Schaeffer proposa – entre autres – à un public parisien plus que surpris son Étude aux chemin de fer. Un événement qui allait avoir sur l’art du siècle le même impact que L’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat des frères Lumière près de 50 années plus tôt.

    Pour garder un petit caractère populaire et démocratique à la fête, il a proposé à 24 compositeurs électroacousticiens de composer une courte pièce de trois minutes. Pourquoi trois minute? Car telle était la durée de la première création de Schaeffer. Sur ce canevas, nos artistes se sont mis qui à son microphone, qui à ses bandes, qui à ses ciseaux, qui à ses ordinateurs, chacun choisissant ce qui lui convient dans le vaste attirail de lutherie disponible.

    Le résultat: une véritable fiesta pour l’oreille, 24 petits clips parfois amusants, parfois plus angoissants, mais qui, tous, témoignent de la diversité et de la vitalité des esthétiques.

    On peut suivre le parcours tel que proposé, ou encore, après une première écoute, mieux apprivoiser en variant la succession des plages (les lecteurs se programment, ne l’oubliont pas) et écouter juste ce qu’il faut pour ne pas se lasser, ou encore revenir sur ce qui intéresse le plus.

    J’ai mes favoris, bien sûr, mais je vais vous les taire afin que vous partiez mieux équipé, c’est-à-dire avec le moins de préjugés possibles, dans l’exploration de ces horizons stimulants.

    Le résultat: une véritable fiesta pour l’oreille, 24 petits clipsparfois amusants, parfois plus angoissants, mais qui, tous, témoignent de la diversité et de la vitalité des esthétiques.

    Les corps éblouis dans Le Devoir

    «Critique», François Tousignant, Le Devoir, 14 mars 1998
    samedi 14 mars 1998 Presse

    Le titre annonce bien la nature de la collection: des disques compacts de courte durée sur lesquels on ne retrouve qu’une seule et relativement brève œuvre. Ici, une des dernières créations de Christian Calon, lancé lors de son passage à Réseaux. Le disque se fait alors prolongement du concert, entrouvre d’autres aspects de la personnalité du compositeur.

    Audiblement Christian Calon est un séducteur. A l’instar de Casanova, il sait exactement trouver le beau son, et aussi faire monter la tension avec des utilisations un peu plus agressives du timbre. Rassurez-vous: jamais du volume. Nous avons affaire ici à un compositeur, pas un manieur de décibels.

    Ses «Corps éblouis» ont été réalisés dans les studios de l’Ina-GRM, et cela s’entend. Il est curieux de constater, encore et toujours, à quel point le lieu de réalisation d’une œuvre électroacoustique marque sa sonorité par les possibilités et l’équipement contrastants des divers studios. Ici, les carillons et les tenues graves sont une véritable signature que Calon utilise avec discrétion. On entre alors dans un autre univers, un peu comme celui de la méditation transcendantale, sorte d’influence d’un zen qui aurait perdu tout orientalisme folklorique pour se contempler lui-même.

    En laissant aller son oreille, elle découvre alors un parcours poétique dont la profondeur s’enrichit d’écoute en écoute. Ce qu’on manque en richesse d’espace (nos salons nous limitent à la stéréophonie), on le gagne en pouvoir de réécoute.

    … il sait exactement trouver le beau son, et aussi faire monter la tension …

    Les corps éblouis dans Vital

    «Review», MP, Vital, no 119, 13 mars 1998
    vendredi 13 mars 1998 Presse

    The latest in a series of many brief compositions released by this peerless Canadian label who have played a major role in rejuvenating (more academic) electroacoustic music. Much of what they release are commissions from the French and Canadian governments or their appointees, who operate through some of the best electronic studios in the world. (No, Pierre Boulez is still in a world of his own, somewhere close to the sewers of Paris.)

    Christian Calon is a member of the younger generation of electroacoustic composers most of whom have access to the latest sound modifiers and so, like their predecessors, have to approach their tools in very individualistic ways in order to sound different to the rest of their gang. Mr Calon has a full length CD [Ligne de vie] out on empreintes DIGITALes which is still quite groovy and which I still bung on once in a while as an interesting counterpoint to everything else I have accumulated. What I find interesting about a lot of contemporary electroacoustic music is the limitations the composers set upon themselves.

    In this case [Les corps éblouis] Mr Calon sourced all sounds from an electric guitar and then he twisted them about, topsy-turvy like, using some quite accesible but still phenomenal software and additional devices, which make a guitar sound like anything but itself. The composition itself is 22 minutes long, but while listening to it I felt it had reached its level by about 17 minutes in. Then it built up again to another (less shattering) crescendo about a minute before the end. Absorbing stuff though.

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