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  • Isostasie dans Touching Extremes

    «Review», Massimo Ricci, Touching Extremes, 6 janvier 2003
    lundi 6 janvier 2003 Presse

    I heard rumors about Barrett as being one of the very best acousmatic composers around today; this highly engaging record shows me those rumors are true. Isostasie is one of the most natural sounding releases in this label’s history, its constitution based on light touches, warm feelings, escaping glimpses, faraway rememberings. Everything revolves around electroacoustic translations of simple settings and well defined concepts, such as watching the snow falling outside the window or the excitement and fear one can get while venturing into the very depth of a forest (the truly wonderful Viva la Selva!). Though she studied with Jonty Harrison and Denis Smalley, Natasha has a distinct and strong personality of her own — I’d say the main influence in her music right now is the fact that she lives in Norway; her sound rises from introspective silence, then hovers around making us ecstatic, completing its cycle into the realm of that same silence where it was born.

    … based on light touches, warm feelings, escaping glimpses, faraway rememberings.

    Throw Down Your Laptops, Books on Tape dans Los Angeles Times

    «This may (or may not) compute», Los Angeles Times, 2 janvier 2003
    jeudi 2 janvier 2003 Presse

    One of these days, Todd Drootin says of his atypically frenetic electronic stage show, “I’ll probably fall and hurt myself”. But those are the risks for the harried knob-twiddler who titled his album Throw Down Your Laptops because, he says, “I don’t think a laptop is a way to do a live show.” Drootin, who performs under the name Books on Tape, brings his pedal-pushing, dial-spinning show downtown to the Smell on Jan. 11. If Throw Down Your Laptops is any indication, expect a melange of sequencers, effects and digi-beats, all stirred into an edgy froth the L.A. artist describes as “beatpunk.” His music, with influences ranging from underground hip-hop to “really quirky rock with a lot of character,” has been used on MTV’s The Real World and Road Rules.

    Parr(A)cousmatique dans Clarknova

    «Critique», Stéphane Possamai, Clarknova, 1 janvier 2003
    mercredi 1 janvier 2003 Presse

    Suite à un travail d’une décennie autour de la guitare et de la musique contemporaine, Arturo Parra se consacre aujourd’hui principalement à la composition d’œuvres originales. Il travaille notamment en collaboration avec des électroacousticiens avec qui il crée des œuvres pour guitare et bandes magnétiques.

    Sur cet album, à la superbe pochette riche en informations sur l’artiste et ses œuvres, Arturo Parra s’adjoint donc la complicité de Stéphane Roy, Mauricio Bejarano, Francis Dhomont, Gilles Gobeil et Robert Normandeau.

    La basilique fantôme nous entraîne en un lieu qui n’existe pas — ou plus? — et dans lequel la guitare s’essaie à devenir un orgue. Ou tout au moins à le recréer. Des esprits chaotiques, des cordes enfouies dans la réverbération sacrée, des voix désincarnées viennent hanter ce lieu, viennent psalmodier leurs dernières et interminables prières.

    D’or et de lumière: l’auteur nous parle d’une vallée aux arbres impénétrables, d’un lac d’émeraude, d’un homme nu au milieu. Et la guitare nous en apporte le côté dramatique et éperdu. On sent une fuite vers un inconnu. On découvre la perte de soi et l’impossibilité de résister à l’environnement. Les sonorités stridentes alentours renforcent ce sentiment. Les forces du destin et celles dites divines entrent en jeu.

    Sol y sombra… l’espace des spectres: forme de corrida sonore. Duel entre instrument acoustique et bandes magnétiques. La chaleur des combats hispaniques imprègne tout le morceau. La lutte est féroce. La poussière, magnétique, acoustique, vole sans répit. On sent un combat dans une arène immense, infinie. Vidée de ses spectateurs, où le temps n’a plus de valeur. Où l’affrontement n’aura de cesse que lorsque l’univers s’effondrera.

    Soledad: La solitude. Incarnée par un instrument. Où l’on ressent chaque instant, chaque pulsation de soi. Où l’on se découvre par petits bouts. De plus en plus petits. De plus en plus présents. De façon infinie. La guitare est constamment arrêtée dans ses épanchements. Non pas mutilée mais maîtrisée et isolée de tout. Elle se met à s’exprimer, mais reste seule pour s’écouter. Elle n’existe pas sans les mains. L’environnement sonore l’empêche de vivre. L’étouffe. La fait taire par plus de bruit qu’elle ne peut en faire. Il lui faut alors apprendre à exister différemment de sa façon naturelle d’expression. Un jeu hors des limites des accords et de l’harmonie. Un jeu en osmose avec le reste du monde.

    L’envers du temps: On pourrait penser qu’il suffit d’entrer à reculons dans le temps pour en voir l’envers mais c’est compter sans sa force d’inertie qui nous entraîne avec lui. Les forces s’affrontent, frictionnent, se heurtent. On voudrait les contrer mais on s’y bute. On tourne en rond. On revient au même point de départ encore. Et chaque fois le choc est plus violent. Et puis soudain on entre, on est de l’autre côté. Le temps n’a plus la même saveur. Il change les lois. Il change notre vision du monde. Il nous ouvre à des références jusque là inconnues. La guitare et les sons se heurtent ainsi sans cesse. Dansent ensemble. Avancent et reculent à l’unissons. Ou bien s’affrontent. Ou s’opposent et s’inversent. Le morceau se finit comme le temps a du commencer: instantanément.

    Un album à découvrir longuement.

    Un album à découvrir longuement.
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