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  • Robert Normandeau dans La Presse

    «Robert Normandeau: Dans le Tunnel azur du métro montréalais», Alain Brunet, La Presse, 19 octobre 2016
    mercredi 19 octobre 2016 Presse

    Pour commémorer le cinquantenaire du métro de Montréal, la direction artistique de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) a commandé des œuvres à deux compositeurs d’ici. Accelerando a été imaginée pour l’orchestre par José Evangelista, alors que Tunnel azur, imaginée par Robert Normandeau, est une pièce acousmatique, c’est-à-dire qu’elle exclut le jeu instrumental.

    C’est d’ailleurs la première fois que l’OSM, qui a déjà commandé des œuvres mixtes, inclut une diffusion acousmatique dans un de ses programmes. L’œuvre s’inscrit également dans le cadre d’Akousma, festival à la fine pointe de la création musicale électronique.

    «J’avoue avoir été extrêmement surpris par cette commande de l’OSM. Au début, je ne le croyais carrément pas! Avec José Evangelista, j’ai rencontré Kent Nagano au début de l’année afin de discuter de ce projet. Et je dois souligner que j’ai bénéficié d’un soutien remarquable», confie Robert Normandeau, incontournable de la sphère électroacoustique québécoise depuis les années 80.

    Tunnel azur a déjà été créée en stéréophonie dans le cadre d’un concert extérieur de la Virée classique, le 11 août dernier, rappelle Robert Normandeau. À la Maison symphonique, cependant, la diffusion de Tunnel azur sera différente.

    «La salle est équipée de haut-parleurs pour les présentations de type immersif, mais cet équipement n’avait jamais été utilisé depuis l’ouverture de la Maison symphonique, explique le compositeur. Plus précisément, 12 petites enceintes accrochées sur 3 étages compléteront le système 5.1 déjà en place. Cela permettra à l’auditoire de découvrir plusieurs aspects de l’œuvre que la diffusion stéréophonique ne permet pas. On a littéralement sorti des boîtes l’équipement complémentaire afin d’effectuer des tests de diffusion multiphonique!»

    Trois couches de sons

    La construction de Tunnel azur, nous apprend son architecte, repose sur trois couches.

    Primo, les sons du métro:

    «Le jour, j’ai capté des sons en circulant dans les nouvelles rames Azur. La nuit, j’ai pu découvrir un environnement sonore fascinant, car le métro bourdonne d’activités d’entretien. Des draisines qui roulent sur les rails d’acier, le son de ces véhicules est fort différent du métro. De plus, j’ai eu l’occasion de faire ces prises de son inusitées dans les ateliers du boulevard Crémazie, là où se fait l’entretien des véhicules.»

    Secundo, les sons de l’octobasse:

    «Il s’agit d’une contrebasse trois fois plus grande que celles que l’on connaît; il faut la jouer sur une échelle avec des clefs. Cet instrument a été inventé au XIXe siècle et Berlioz a été le premier compositeur à l’utiliser. En juin dernier, je suis allé avec un contrebassiste de l’OSM à Drummondville, là où l’instrument est entreposé, afin d’y effectuer des prises de son. Pourquoi cet intérêt? Dans une autre vie, j’étais contrebassiste!»

    Tertio, la Symphonie no 9 de Mahler:

    «La troisième source est un hommage à Kent Nagano, dont j’ai beaucoup apprécié la direction pour la Symphonie no 9 de Mahler. Ce soir-là, j’avais été fasciné par la façon dont Mahler avait exploité les différentes sections de l’orchestre. Ç’a été une révélation de constater ce travail de spatialisation. Étant lui-même un chef de haut calibre, il est clair que Mahler savait utiliser les masses sonores émanant d’un orchestre. Ainsi, j’ai réduit le premier mouvement de cette symphonie à une durée de 10 minutes. J’en ai conservé les couleurs orchestrales.»

    Couleurs orchestrales? Orange? Vert? Jaune? Bleu? Bien au-delà de celles désignant les lignes de notre métro, il va sans dire!

    À la Maison symphonique les 20, 22 et 23 octobre

    Qui est Robert Normandeau?

    Compositeur de près d’une quarantaine d’œuvres, lauréat de nombreux concours internationaux, Robert Normandeau, 61 ans, est professeur à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Très actif au sein de sa communauté, Normandeau a été le directeur artistique de l’Association pour la création et la recherche électroacoustiques du Québec, puis de la société de concerts Réseaux, à qui l’on doit le festival Akousma.

    Dans le Tunnel azur du métro montréalais…

    Voyages dans Chain DLK

    «Review», Vito Camarretta, Chain DLK, 8 octobre 2016
    samedi 8 octobre 2016 Presse

    I imagine that some atheists or rationalists could get captivated, after they’ll listen the overlapping of farming animal sounds and field recordings grabbed in some mosque full of praying devouts and in an Italian church while reciting the rosary in a moment of Espaces cachés, the first 14-minute lasting track of this collection, assembled by an impressive quantity of sound samples, which got premiered on June 7th, 2014 during the Klang! électroacoustique festival in Montpellier under commission by Maison des arts sonores. Similarly, fans of nautical themes or seaside places could get entranced by a group of tracks, belonging to Going / Places where many sounds got grabbed nearby harbours and quays (including underwater echoes of the quays and floating strain at their moorings caught near Sidney Opera House, barnacles found in Sydney Harbour, in the surroundings of Great Barrier Reef, and on the beaches of the isle of Corfu — Greece —, recordings of boats, swifts and harbour activities in Corfu and Poros, boats straining taken at the yacht club in Boston, Massachusets) and lovers of Iceland — I met many people devoted to that chilling place in the recent times (hoping it’s not a mass phenomenon following the funny way by which Iceland football team used to greet their supporters at the end of matches at the recent European football championship) — would be delighted by the sounds of bubbling waters taken from geothermal pools at Seltun, the buzz of radio cables hanging from Hellissandur radio masts in Snaefellsness overlapping the sound of melting ice and subterranean glacial stream, taken nearby the Solheimajokull glacier. Besides the evocative sonic collages that Professor Jonty Harrison provides in this huge selection, the aspect that could interest in sound explorer like us and most of our readers is the way by which he transplanted field recordings into stereophonic channels, particularly in the above-mentioned Espaces cachés, initially a 30-track tape for multichannel sound system, which was entirely produced and mastered by Joseph Anderson in the first months of 2016 at the Sound Lab of the Center for Digital Arts and Experimental Media of the University of Washington in Seattle by means of stereophonic Ambisonic UHJ Encoding. The final result of this “transcoding” process is — believe me and my headphones — really impressive, while the most relevant aspect of the 23 tracks by which Jonty split a selection from his massive sound archive, collecting a plenty of recordings grabbed during many journeys all over the world, is the criteria that he mostly adopted to group together those recordings. Most of the tracks manage to assemble events that could be related to similar or sometimes identical phenomenon or cultural happenings, where the aggregating element is mostly aural, and these aural manifestations are similar to colors depicting the same event according to more or less mysterious rules that vary by different cultural environment! For instance, you’ll hear bells from four different places (Chartres, Venice, Berlin and Corfu plus the Montaione clock in Tuscany), sounds from four different railway station (Florence, Pisa, Rome and Castelfiorentino in Italy), interlacing of pipes and drums from many different sets and settings (ghaitas in Marrakech, Morocco, piccolo bands parading during the Carnival of Bael in Switzerland, bagpipers in Morelia, Mexico and aural entities such as firecrackers and the noise of coins in offering bowls in a religious procession nearby the Temple of the Reclining Buddha in Bangkok) in single tracks. Harrison’s collages define an engaging way of matching audio travelogues and field recordings. (Trained audiophiles should check these guidelines for a really immersive sound experience: http://www.ambisonictoolkit.net/publications/2016/06/22/harrison-voyages.html)

    … this “transcoding” process is — believe me and my headphones — really impressive…

    Robert Normandeau dans SOCAN — Paroles & Musique

    «Robert Normandeau: Il fait beau dans le métro», Nicolas Tittley, SOCAN — Paroles & Musique, 6 octobre 2016
    jeudi 6 octobre 2016 Presse

    Quiconque a déjà emprunté les transports à commun à Montréal sait que le métro a sa propre musique. Le vent déplacé par l’arrivée de la rame sur le quai, l’avertisseur de fermeture des portes, les annonces incompréhensibles dans les haut-parleurs de chaque station et ces fameuses notes (dou-dou-douuuu) qui marquent le départ du train… autant de sons qui meublent les déplacements quotidiens de milliers de Montréalais qui semblent pourtant insensibles à leurs charmes.

    Robert Normandeau, lui, a plongé tête baissée dans cet univers sonore. Le compositeur de musique électroacoustique est habitué à recueillir toutes sortes de sons pour créer ses œuvres, mais il ne s’attendait pas à ce que la Société de transport de Montréal, de concert avec l’OSM, fasse appel à lui pour souligner les 50 ans du métro. «Honnêtement, lorsque j’ai entendu le message sur mon répondeur, ma première réaction a été… de ne pas rappeler. Ça me semblait complètement improbable, je croyais à une blague» se souvient le compositeur.

    On peut comprendre ses doutes tant il s’agit d’un geste audacieux de la part de l’OSM, qui a aussi commandé une œuvre orchestrale au compositeur José Evangelista pour cette célébration de l’anniversaire du métro, qui sera présentée lors de 3 concerts à la fin du mois d’octobre. Audacieux, car c’est probablement la première fois qu’un orchestre commande à un compositeur une œuvre… qu’il ne pourra pas jouer. Tunnel azur est en effet une œuvre électroacoustique multiphonique interprétée par une douzaine de haut-parleurs. L’orchestre ne sera donc pas sur scène lors de sa création.

    Presque tous les sons que vous entendrez ont été captés par Normandeau dans métro. «C’est étonnant, mais ça témoigne, d’une part, du fait que Montréal est une ville très active sur la scène électroacoustique, explique Robert Normandeau. D’autre part, je pense qu’il faut aussi souligner l’incroyable ouverture de l’orchestre et surtout de son chef, Kent Nagano.» Le compositeur a d’ailleurs eu l’idée de faire un double clin d’œil à l’orchestre et à son chef, en citant dans sa composition des passages de la 9e symphonie de Mahler, sa préférée […]. Il a aussi mis à contribution un instrument hallucinant récemment offert par un mécène à l’OSM: l’octobasse, sorte de gigantesque contrebasse qui fait près de quatre mètres de haut.

    Pour le reste, tous les sons que vous entendrez ont été captés par Normandeau dans métro. «J’ai visité le métro de jour, avec tous les bruits de portes et de foule, mais aussi de nuit, alors que tous les ouvriers s’affairent à entretenir les équipements. Au départ, ils me regardaient d’un drôle d’air, mais très vite, les employés se sont intéressés à mon travail et ils me proposaient toutes sortes de sons que faisaient leurs équipements».

    Certains d’entre eux seront d’ailleurs dans la salle afin d’entendre leur univers quotidien réimaginé par un artiste d’avant-garde. On aimerait pouvoir recueillir leurs commentaires à la sortie! «J’espère qu’ils vont aimer! J’avoue que j’étais un peu hésitant au moment de présenter l’œuvre pour la première fois, se souvient Robert Normandeau. Les gens de l’OSM, même s’ils ne sont pas des adeptes de l’acousmatique, travaillent dans la musique et sont plus familiers avec cette démarche. Mais les gens de la STM? Je leur ai présenté deux versions une avec des images et une sans. À ma grande surprise, ils m’ont dit d’abandonner les images parce que la musique portait l’histoire en elle-même.»

    Il faut dire que Normandeau s’est spécialisé dans ce qu’on appelle le «cinéma pour l’oreille», au sens où l’on trouve une véritable trame narrative dans ses œuvres. «C’est de la musique électroacoustique qui raconte une histoire, précise Robert Normandeau. Pour l’auditeur il s’agit d’une pièce très référentielle: presque tous les gens qui sont passés par Montréal vont reconnaître les sons. Et puis c’est comme un parcours, un voyage…»

    Parlant de références, on entendra bien sûr ces trois petites notes si caractéristiques qui marquent le départ de chaque rame. Ce qui est fascinant, c’est que cette petite musique est un sous-produit purement accidentel du fonctionnement du système électrique des rames. Un mécanisme appelé «hacheur» alimente les rails en «paliers» successifs plutôt que d’envoyer des centaines de volts d’un seul coup. C’est ce processus qui crée le dou-dou-douuu (pour une explication plus technique, consultez cet article: http://www.logiquefloue.ca/metro/articles/hacheur-de-courant/). Difficile de trouver un meilleur exemple de musique concrète!

    Contrairement à un trajet normal à l’heure de pointe, le voyage dans le Tunnel azur se fera en première classe, puisqu’il s’agira du premier concert électroacoustique donné à la Maison symphonique. Normandeau sera d’ailleurs le premier à utiliser les haut-parleurs de la salle, dont certains dormaient encore dans des cartons jusqu’à tout récemment. Présentée les 20, 22 et 23 octobre 2016, en complément de pièces de Schumann, de Strauss et de la création de José Evangelista, l’œuvre sera aussi rattachée au festival Akousma, qui se tient en même temps.

    Audacieux, car c’est probablement la première fois qu’un orchestre commande à un compositeur une œuvre… qu’il ne pourra pas jouer.

    Robert Normandeau dans La Scena Musicale

    «Robert Normandeau: Musique, métro!», Caroline Rodgers, La Scena Musicale, no 22:2, 1 octobre 2016
    samedi 1 octobre 2016 Presse

    Pour la première fois de son existence, l’Orchestre symphonique de Montréal présentera une œuvre où ses musiciens ne joueront pas une note. Il s’agit de Tunnel azur, œuvre acousmatique du compositeur Robert Normandeau, commandée par l’OSM et la STM pour célébrer les 50 ans du métro de Montréal.

    Tunnel azur dure dix minutes. Pour la composer, Robert Normandeau s’est beaucoup inspiré du métro de Montréal.

    «J’ai été privilégié, car la STM m’a donné l’autorisation d’aller enregistrer des sons pendant la nuit, dans le métro, dit Robert Normandeau. C’est un univers que l’on ne connaît pas, parce que le métro est fermé pendant la nuit. J’ai eu l’occasion d’assister à ce qui se passe pendant la nuit dans le métro. On pourrait penser que tout est silencieux, mais au contraire, il y a beaucoup d’activité. C’est une ruche, littéralement, car c’est le moment où l’on fait tous les travaux d’entretien sur les rails, avec des machines que l’on nomme des draisines et qui leur servent à se déplacer sur les rails métalliques. Ces draisines font plus de bruit que le métro, ce qui permettait de diversifier le matériau sonore.»

    Il a également effectué des enregistrements des nouvelles rames du métro, Azur, qui donnent leur nom à l’œuvre, ainsi que des enregistrements dans l’atelier de la rue Crémazie où l’on effectue les réparations.

    «La musique acousmatique, par définition, est enregistrée. Elle est souvent présentée en concert sur ce que l’on appelle des orchestres de haut-parleurs, et elle est souvent spatialisée. Il n’y a pas d’intervention de musiciens en direct. Il existe une pratique de musique acousmatique qui s’appelle le cinéma pour l’oreille et mon œuvre s’inscrit vraiment dans cette pratique. Cette commande m’est arrivée comme une immense surprise en janvier dernier. La création de l’œuvre a eu lieu le 11 août dans le cadre de la Virée classique. C’est la première fois que l’OSM commande une œuvre électroacoustique. C’est aussi la première fois que la STM fait une commande musicale.»

    Ses autres sources d’inspiration ont été le nouvel instrument de l’OSM, l’octobasse, que l’on pourra voir à la Maison symphonique. La troisième source d’inspiration est la Symphonie no 9 de Mahler.

    «C’est un clin d’œil à Kent Nagano, parce que j’ai eu une très belle expérience musicale lors d’un concert avec lui, avant qu’il soit directeur artistique de l’OSM. Il était venu comme chef invité et il avait dirigé cette symphonie. J’avais beaucoup aimé. J’utilise le matériau harmonique et énergétique de la symphonie dans ma pièce, comme un hommage à Kent Nagano. J’ai musicalisé les sons que j’ai enregistrés, de sorte qu’ils se mélangent assez bien avec la neuvième de Mahler.»

    Il est aussi important de savoir que l’OSM a également commandé Accelerando, une œuvre orchestrale, au compositeur José Evangelista, qui sera jouée au même concert.

    Réseaux des arts médiatiques: 25 ans

    Robert Normandeau, d’abord contrebassiste, a étudié la composition électroacoustique au baccalauréat à l’Université Laval avec Neil Parent. Il a ensuite fait sa maîtrise et son doctorat avec Marcelle Deschênes et Francis Dhomont à l’Université de Montréal. Il a obtenu son doctorat en 1992.

    «J’étais le premier étudiant à faire un doctorat en électroacoustique à l’Université de Montréal», dit-il.

    Après ses études, il a été compositeur pigiste pendant plusieurs années et chargé de cours à la Faculté de musique. En 1999, il a été embauché comme professeur et il enseigne la composition électroacoustique.

    En 1991, il cofondait la société de concerts Réseaux des arts médiatiques, qui fête cette année ses 25 ans, avec Jean-François Denis et Gilles Gobeil.

    «L’idée de départ, c’était de proposer un projet pour le 350e anniversaire de la Ville de Montréal, dit-il. Je produisais déjà une série de concerts qui s’appelait Clair de Terre au Planétarium de Montréal. Nous avons reçu une subvention de la Société du 350e anniversaire pour présenter mon œuvre de doctorat, Tangram, et elle est restée à l’affiche au Planétarium pendant environ six mois. C’était un spectacle multimédia qui n’avait pas de saveur astronomique, c’était purement abstrait.»

    Par la suite, Réseaux des arts médiatiques a poursuivi ses activités jusqu’à aujourd’hui, avec, entre autres, une série de concerts appelée Rien à voir, consacrée uniquement à la musique acousmatique, et plus tard, Akousma.

    Le festival Akousma, qui a vu le jour en 2005, accueille pour sa part tous les types de musique électroacoustique. Il se déroule cette année du 19 au 22 octobre, à l’Usine C. Cette année, des œuvres de plus d’une trentaine de compositeurs sont au programme. On pourra notamment entendre le Cycle des profondeurs de Francis Dhomont, en trois parties, et pour la première fois à Montréal en version intégrale: Sous le regard d’un soleil noir, Forêt profonde et Le Cri du Choucas.

    Le concert des 50 ans du métro de Montréal, avec la présentation des œuvres Tunnel azur de Robert Normandeau et Accelerando de José Evangelista, sera présenté trois fois, soit les 20 et 22 octobre à 20h ainsi que le 23 octobre, 14h30, à la Maison symphonique.

    C’est la première fois que l’OSM commande une œuvre électroacoustique.

    Espaces tautologiques dans Include Me Out

    «Review», Robin Tomens, Include Me Out, 26 septembre 2016
    lundi 26 septembre 2016 Presse

    You don’t need a degree in audio science to appreciate the works presented here by empreintes DIGITALes and I doubt that it would help — just a set of ears (open ones) — now saying that, I remind myself of when I’d say a similar thing about Jazz in the 90s whilst trying to convince those whose taste was pretty indie that Ornette Coleman was worth a listen — well, that battle’s been won (he says, sarcastically), so how about this electroacoustic thing?

    There comes a time to hang up your dancing shoes (what do you mean you never had a pair?) and stick with home listening, which for most will mean either listening to what they danced to before they got fat / tired / old or Country & Western, or Classical or, god forbid, Ambient and so on. I still love a good beat but also music like this by James O’Callaghan — if it can be called ‘music’ — it is, after all, in defiance of recognised characteristics which constitute that thing. It is sound, yes. Sounds… but what those sounds are remains a mystery and it is this unknowable element that makes it all so intriguing.

    We might sense objects being moved, the sound manipulated… a stretching, not only of sound waves, but time, somehow, even the tautening of a rope to breaking point on Empties-Impetus, then the release and the rolling groan of an electroacoustic ship, perhaps. You see, this is not easy to describe. I’m a fool for attempting to do so… but there are detonations, a bowed instrument, scraping strings, the patter of objects and tension akin to Bernard Herrmann’s psycho-tic orchestration.

    Espaces tautologiques can be bought at www.electrocd.com.

    And now I find this — www.youtube.com/embed/OBnSQ9eWn5g — ‘live’ performance and see how some of these sounds are being made… a chair is being ‘played’… a balloon popped on the strings of a piano… this really is a magnificent performance…

    Sounds… but what those sounds are remains a mystery and it is this unknowable element that makes it all so intriguing.
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