Alibi des voltigeurs (2012) |
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| Minutage | Texte dans l’œuvre (Français) |
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Je ne suis le parfum de rien (le temps tombe) |
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… Trop tard |
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Avec une forte lumière |
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Un grand fleuve |
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J’ai fait le lit pour ce soir |
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Je forme un poing pour sentir mon souffle et m’assurer des mots qui partent du sommeil. |
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Mes souvenirs qui prennent l’eau |
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Vieillir à pas de géant |
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Notre odeur de fumée |
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Le temps gris cherche son air |
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Quelque chose de profond |
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Vous recevrez le soleil le matin par la porte, la route, le train à prendre et le journal à lire et vous êtes en mode silencieux et majestueux et rapide. Vous savez que vous avez au moins une demi-heure avant que votre regard ne fonce dans tout ce qui, autour de vous, fait partie du réel. L’air. Vingt-quatre heures de tout ça. Je sais. Rattraper. Temps précieux. Maintenant. Me rendre. Vous vous retrouvez pâle, fatigué, avant de n’avoir fait que… Vous assoir. Et vous le faites. Je ne peux en profiter. |
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Dès que les sanglots chargent, le silence sort de tout. Fuyons comme un dimanche. Les bruits de la clarté. L’étendue d’arbres qui mentent. Le soleil est écrit en grosses lettres sur le mur. L’herbe haute lance des soupirs, des excuses… Un cœur. |
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Tu étais trop court |
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La plupart de mes mots traînent une atmosphère. Le froid comme une épée. De la terre gelée, ils avancent le soleil pour que le brouillard se taise. Vu du nord, l’air parait plus mince, atlantique, quand mon souffle apporte le lever du matin. |
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Le jour fondu au noir, les soupirs encore chauds, la nuit qui rase le jour. Le temps d’une journée fraîche, je refuse d’attendre. Tout, trop vite. C’est ce qui approche. |
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Dans les limites de l’air |
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Sur le mur, des souvenirs, des portraits. Le temps tombé des yeux, des traits de chaque visage qui donne au présent des airs fraîchement anciens. Il est tard. L’heure se fait sentir. Des yeux froids. Comme si, à travers ces regards, le travail de plusieurs années avait su faire son chemin. |
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(La nuit qui rase le jour, le temps d’une journée fraîche, Je refuse d’attendre, dehors… Le jour fondu au noir, les soupirs encore chauds, la nuit qui rase le jour…) |
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Dans les limites de l’air |
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Les jours pairs manquent de peau, de désirs à corder le long du droit chemin. La famille tient de bout. Les cris sont éloquents. Les cris de toi sur moi. piano seul, éventré. La clarté nous déteste… |
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La vie domestique |
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Nuit d’été… |
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Une rupture. Un obstacle. Un trompe-l’œil. Une comète. Visages. Esprits. Fantômes. |
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Des fenêtres, une maison. Le souvenir d’une robe vide. De deux visages mêlés, alors posés dans l’herbe. Courir à l’existence. Tandis que dans chaque nuit pousse lentement un fantôme. Le son de la pénombre qui rattrape le soleil. |
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L’heure de l’horloge qui sonne… |
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Faire des boîtes |
