Le projet de cette composition doit s’inspirer des huits premiers paragraphes de Combray, premier livre d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. Devant l’œuvre magistrale de Proust, le parti pris est de faire le travail comme si c’était une traduction d’une langue à une autre, sans citer directement le texte. Au fil des relectures — sorte de voyage dans le temps pour retrouver le temps présent du récit — ce sont les objets sonores qui tissent les fibres d’une mémoire mise à nue. Qu’il soit quatuor ou cheval, train ou clochette, chaque son émane directement de l’environnement sonore qui s’anime dans le texte. C’est la coupe des paragraphes qui donne forme à la pièce.
La robe nue a été réalisée à l’automne 1995 au studio du compositeur. Elle a été commandée par le au Réseau FM de Radio-Canada et créée le 23 décembre 1995 dans le cadre de l’émission Le son électrisé réalisée par Georges Nicholson au Réseau FM de Radio-Canada. Cette pièce a été sélectionnée au 23e Concours international de musique électroacoustique de Bourges (France, 1996).
Composition
Création
- 23 décembre 1995, Le son électrisé, Réseau FM de Radio-Canada, Canada