Cette œuvre reprend le matériau sonore de la pièce mixte intitulée Outremer (1969), réalisée en majeure partie avec des sons générés par les ondes Martenot. J’avais à cette occasion renouvelé l’expérience commencée avec Violostries pour alto et support.
Thalassa, au contraire, s’éloignant de l’instrument, propose un complexe de manipulations basé sur un seul système électronique qui permet de multiples variations: sur la densité, la tessiture, et la masse de cette matière sonore unique. Malgré la sévérité d’une démarche qui se voulait proche de celle de l’étude, j’ai cru y déceler des pulsions «toujours recommencées» de ce qu’en grec l’on nomme thalassa.