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electrocd

Détail des pistes

Arioso Dolente / Beethoven Op. 110

Theodoros Lotis

Arioso Dolente / Beethoven Op. 110

  • Theodoros Lotis
  • Année de composition: 2002
  • Durée: 7:06
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • Commande: Amici della Musica di Cagliari

Stéréo

ISRC CAD500811260

  • 44,1 kHz, 16 bits

Arioso Dolente / Beethoven Op. 110 a pour source la Sonate pour piano no 31 en la bémol majeur, op. 110 de Beethoven, plus précisément son troisième mouvement, qui a fourni tout le matériau sonore de ma composition. Porteur des thèmes mélodiques principaux, l’arioso dolente constitue l’épicentre de ce troisième mouvement. Bien que j’aie conservé, en grande partie, la structure harmonique et même les silhouettes mélodiques du mouvement, la pièce électroacoustique demeure un commentaire sur la sonate originale, plutôt qu’une analyse de la musique de Beethoven. J’étais surtout intéressé par la dimension spirituelle de la sonate. Beethoven se remettait tout juste d’une maladie. Sa convalescence avait allumé ses forces créatrices, ce qui entraîna la genèse de l’opus 110. Dans ce mouvement, se fondent en une dualité omniprésente la joie et la mélancolie de la vie. En composant mon commentaire musical sur cet adagio de Beethoven, j’ai cherché à souligner cette dualité à l’aide de transparence et de luminosité spectrales, créant ainsi contraste et conversation avec l’obscurité et l’opacité texturales. Le thème mélodique principal de l’arioso dolente original fait une apparition au milieu de la pièce, détaché, magnifié et étiré dans le temps.

Theodore Lotis [traduction française: François Couture, ii-08]


Arioso Dolente / Beethoven Op. 110 a été réalisée en 2002 au studio de la City University London (Angleterre, Royaume-Uni) et au studio du compositeur. Elle a été créée le 1er juin 2002, durant le festival Intorno a Beethoven à Cagliari (Sardaigne). Elle est une commande d’Amici della Musica di Cagliari (Sardaigne). Merci à Maria Metaxaki pour les enregistrements au piano et à Lucio Garau, à l’origine de la commande de cette œuvre. Arioso Dolente / Beethoven Op. 110 a obtenu le Premier prix (section RU) du concours Jeu de temps / Times Play (JTTP) de la Communauté électroacoustique canadienne (CÉC, Canada, 2003) et a été enregistrée en 2004 sur le disque Cache 2003 CA+UK (PEP 008).

Composition

Création

  • 1 juin 2002, Monumenti Pianistici — Intorno a Beethoven, Chiesa di Santa Chiara, Cagliari (Sardaigne, Italie)

Distinctions


Un vent du sud apportera le sable

Theodoros Lotis

Un vent du sud apportera le sable

  • Theodoros Lotis
  • Année de composition: 2002
  • Durée: 10:11
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média

Stéréo

ISRC CAD500811270

  • 44,1 kHz, 16 bits

Une image d’étendue désertique. Un vent du sud s’approche de l’auditeur-spectateur. Le vent se couche sur le sable. Il sculpte des dunes et transporte les grains de sable, tels des nuages à la dérive ou des bateaux voguant vers la mer. L’auditeur est ceinturé de monticules de sable. La synthèse granulaire est ici largement utilisée pour créer des environnements sonores qui imitent des environnements naturels, comme le vent, et pour évoquer l’image de grains de sable qui s’envolent.

Theodore Lotis [traduction française: François Couture, ii-08]


A South Wind Will Bring the Sand [Un vent du sud apportera le sable] a été réalisée en 2002 au studio de la City University London (Angleterre, Royaume-Uni) et au studio du compositeur. Elle a été créée par Denis Smalley le 28 avril 2004, au Sonic Arts Research Centre (SARC) à Belfast (Irlande du Nord, Royaume-Uni), durant le festival Sonorities. Elle a obtenu une Mention d’honneur au 24e Concours international Luigi-Russolo (Varèse, Italie, 2002).

Composition

Création

  • 28 avril 2004, Sonorities 2004: Denis Smalley, Sonic Arts Research Centre — Queen’s University Belfast, Belfast (Irlande du Nord, Royaume-Uni)

Distinctions


Théories sous-marines

Theodoros Lotis

Théories sous-marines

  • Theodoros Lotis
  • Année de composition: 2002
  • Durée: 15:39
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média

Stéréo

ISRC CAD500811280

  • 44,1 kHz, 16 bits

«Quand je regarde le fond de la piscine à travers la densité de l’eau, la mosaïque se dévoile par les reflets de l’eau. Si seulement ces déformations, ces rayons de lumière n’existaient pas, si je regardais la géométrie de la mosaïque sans l’intervention de la lumière, alors j’aurais arrêté bien avant de le voir en objectivité: au-delà de chaque espace identique.»Maurice Merleau-Ponty, L’œil et l’esprit, 1964

L’univers sonore de Underwater Theories combine des sons électroniques qui ont été créés par des synthétiseurs virtuels, avec des instruments acoustiques comme la voix humaine et la contrebasse, transformés par le logiciel Max/MSP. Malgré mon intention initiale qui n’était que d’explorer l’«incompatibilité» du son électronique et acoustique, ou concret, paradoxalement, ces deux univers sonores coexistent en harmonie en créant des environnements où il n’y a pas de confrontation entre l’artificiel et le naturel.

Theodore Lotis [traduction française: François Couture, ii-08]


Underwater Theories [Théories sous-marines] a été réalisée en 2002 au studio du compositeur à Londres (RU) et a été créée le 20 octobre 2004 dans le cadre du 11e Festival acousmatique international L’Espace du son (Bruxelles, Belgique). Underwater Theories a été finaliste au 3e Concours biennal de composition acousmatique Métamorphoses (Bruxelles, Belgique, 2004). Elle a été enregistrée sur le disque compact Métamorphoses 2004 (MR 2004, 2005).

Composition

Création

  • 20 octobre 2004, L’Espace du son 2004: Finale du 3e Concours biennal de composition acousmatique Métamorphoses, Théâtre Marni, Bruxelles (Belgique)

Distinctions


La voix de Sibylle

Theodoros Lotis

La voix de Sibylle

  • Theodoros Lotis
  • Année de composition: 2001
  • Durée: 14:53
  • Instrumentation: support 8 canaux
  • Éditeur(s): Ymx média
  • Commande: Musiques & Recherches

Stéréo

ISRC CAD500811290

  • 44,1 kHz, 16 bits

À Annette Vande Gorne

Dans la mythologie classique, ainsi que dans la majorité des légendes anciennes, les sibylles sont des prophétesses dont les déclarations extatiques sont inspirées par Apollon. Suivant ces légendes, certaines sibylles pouvaient interpréter les rêves, d’autres pouvaient être entendues par delà la mort. Leurs oracles étaient pris très au sérieux. Virgile décrit la sibylle de Cumes (L’Énéide, livre 6, 42-51), la plus célèbre de toutes: «Elle change d’apparence, de couleur de visage, ses cheveux se redressent, sa poitrine tressaute, son cœur s’emballe violemment, la mousse envahit sa bouche et sa voix est terrible». Leurs mots sont couverts par des cris complexes, extatiques et inintelligibles. Il était très difficile de comprendre la signification des oracles.

Lorsqu’Annette Vande Gorne m’a demandé de composer une pièce multipiste, j’étais harcelé par l’idée de camoufler des idées musicales simples au milieu de morphologies texturales complexes et obscurantistes. Sibylla’s Voice recourt à des enregistrements instrumentaux (violon) et vocaux fortement traités pour produire une étrange atmosphère «vocale» (résultante de la convolution entre les sons de la voix et du violon). Cette pièce ne s’intéresse pas au mouvement en termes de déplacements d’un haut-parleur à l’autre. Elle porte plutôt sur la coexistence d’environnements spatiaux variés. Elle porte aussi sur la manière dont des éléments musicaux simples (par exemple: un intervalle d’une seconde) se comportent dans divers environnements spatiaux aux conditions changeantes et contrastantes. Tout comme les paroles de la sibylle, ces éléments sont parfois recouverts de textures spectrales denses et souvent obscures. De nos jours, les gens recherchent encore l’aide des «sibylles». Leurs prophéties tiraient probablement leur attrait de l’inconnu et de l’avenir non imaginé.

Theodore Lotis [traduction française: François Couture, ii-08]


Sibylla’s Voice [La voix de Sibylle] a été réalisée en 2001 au studio Métamorphoses d’Orphée à Ohain (Belgique) et au studio de la City University London (Angleterre, Royaume-Uni). Elle a été créée le 2 octobre 2002 dans le cadre du 9e Festival acousmatique international L’Espace du son (Bruxelles, Belgique). Elle est une commande de Musiques & Recherches. Merci à Eleni Mpratsou pour sa voix. Sibylla’s Voice a été finaliste au 2e Concours biennal de composition acousmatique Métamorphoses (Bruxelles, Belgique, 2002). Elle a été enregistrée sur le disque compact Métamorphoses 2002 (MR 2002, 2003).

Composition

Création

  • 2 octobre 2002, L’Espace du son 2002: Finale du 2e Concours biennal de composition acousmatique Métamorphoses, Théâtre Marni, Bruxelles (Belgique)

Distinctions

À propos de cet enregistrement sonore

La présente version est une réduction stéréophonique de l’original 8 canaux.

Remixage

  • version 2.0

Ombres

Theodoros Lotis

Ombres

  • Theodoros Lotis
  • Année de composition: 2000
  • Durée: 12:05
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média

Stéréo

ISRC CAD500811300

  • 44,1 kHz, 16 bits

L’ombre est le côté sombre de la lumière, la facette inexplorée de la réalité. Qu’elle soit obscure ou transparente, légère ou menaçante, toujours elle évoque le mouvement. Pendant la composition de cette pièce, j’explorais avec fascination les possibilités cinétiques des ombres et les types de gestuelles qu’engendre leur mouvement. Glissandi et portamenti comptent parmi les meilleurs outils pour simuler les comportements cinétiques complexes des ombres. Ils occupent donc une place prédominante dans la pièce, servant de véhicule qui guide l’oreille à l’intérieur du cadre spatial. De longues trajectoires superposées y conversent, en opposition à des structures microcinétiques. L’idée porteuse de la pièce provient du principe de dualité opposée d’Héraclite. Selon ce philosophe grec, une dualité opposée comporte deux pôles. Même s’ils s’opposent en apparence, ces pôles sont interdépendants et reliés l’un à l’autre. Leur unité inhérente et dynamique résulte de forces et de comportements contrebalancés. Ombre et lumière sont les deux pôles d’une dualité opposée. Le passage continu de la lumière à l’ombre engendre la délicate harmonie de cette pièce.

Theodore Lotis [traduction française: François Couture, ii-08]


Shadows [Ombres] a été réalisée en 2000 au studio de la City University London (Angleterre, Royaume-Uni) et a été créée en 2000 à la City University London. Elle a obtenu une Mention d’honneur au 4e Concurso Internacional de Música Eletroacústica de São Paulo (CIMESP 2001, Brésil) et au 22e Concours international Luigi-Russolo (Varèse, Italie, 2000). Elle a été finaliste au Concurso Internacional ART’S XXI (Valencia, Espagne, 2001), ainsi qu’au 28e Concours international de musique et d’art sonore électroacoustiques de Bourges (France, 2001). Merci à Eleni Mpratsou pour sa voix et à Rupert Dejonge pour sa contrebasse.

Composition

Création

  • 2000, Concert, City, University of London, Londres (Angleterre, Royaume-Uni)

Distinctions


Partitions

La mer

Theodoros Lotis

La mer

  • Theodoros Lotis
  • Année de composition: 1996
  • Durée: 15:43
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média

À Martha

La mer consiste en deux mouvements autonomes: La mer bleue et La mer profonde.

Le bourdonnement des abeilles traité électroniquement forme les vagues de l’océan. Un quatuor à cordes, traité lui aussi, rappelle la lumière à la surface fluide de l’eau. Exprimant l’eau dans toute sa joie et sa pureté, La mer propose une écoute à deux niveaux. Au premier niveau, on trouve une perception imaginaire de la mer. Sereine ou tempétueuse: le soleil scintille sur l’eau, les couleurs se brouillent pendant la plongée, les profondeurs sont ténébreuses… Le second niveau offre une perception symbolique: les profondeurs de l’océan renferment le cimetière des épaves et l’image de la fécondité, la traversée au royaume d’Hadès et le chemin vers de nouvelles découvertes.

Theodore Lotis [traduction française: François Couture, ii-08]


La mer a été réalisée en 1996 au studio studio Métamorphoses d’Orphée de Musiques & Recherches à Ohain (Belgique) et a été créée en juin 1997 à Mons (Belgique). Elle a obtenu une Mention d’honneur au 1er Concours biennal de composition acousmatique Métamorphoses (Bruxelles, Belgique, 2000). De plus, elle a été finaliste au 27e Concours international de musique et d’art sonore électroacoustiques de Bourges (France, 2000).

Composition

Création

  • Juin 1997, Concert, Mons (Belgique)

Distinctions