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electrocd

Détail des pistes

Javaari

Manuella Blackburn

Javaari

  • Manuella Blackburn
  • Année de composition: 2012-13
  • Durée: 10:19
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T9232747761

Stéréo

ISRC CAD501710103

  • 48 kHz, 24 bits

Javaari est le nom qu’on donne au chevalet du sitar, là où passent les cordes mélodiques et sympathiques, là où se produisent les sons. Ce mot désigne aussi le bourdonnement très particulier de cet instrument. Cette œuvre s’intéresse aux sonorités fascinantes du sitar, en portant une attention particulière aux magnifiques modulations de hauteurs qui s’étirent telles des mélismes vocaux. Elle se compose de quatre épisodes, chacun explorant une intensité différente d’utilisation sonore culturellement explicite: souvent, le sitar est à l’avant-plan, parfois il s’efface pour réapparaître ponctuellement.

Manuella Blackburn [traduction française: François Couture, v-17]


Javaari a été réalisée au Visby International Centre for Composers (VICC, Suède) et à la Liverpool Hope University (Angleterre, Royaume-Uni). Cette œuvre acousmatique est la première d’une série de pièces composées en collaboration avec Milapfest basée à la Liverpool Hope University. Ce projet d’un an subventionné par l’Arts and Humanities Research Council (AHRC) vise à examiner la translation et le transfert de sons culturels en musique électroacoustique. Mille mercis à Roopa Panesar (sitar), Kousic Sen (tabla), Raaheel Husain (sitar), Kiruthika Nadarajah (violon), Senthan Nadarajah (mridangam), Kaviraj Singh (santour), Upneet Singh (tabla) et Rohan Kapadia (tabla).

Composition

Création

  • 4 avril 2013, NYCEMF 2013: Concert 10, Segal Theatre — Graduate Center — City University of New York, New York (New York, ÉU)

Matriçage

  • Février – mars 2017, Dominique BassalStudio Inverse, Montréal (Québec)

Ice breaker

Manuella Blackburn

Ice breaker

  • Manuella Blackburn
  • Année de composition: 2015
  • Durée: 7:10
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T9232748413

Stéréo

ISRC CAD501710104

  • 48 kHz, 24 bits

Mettez un cube de glace dans un verre d’eau: la glace se craquelle, résultat d’un phénomène qu’on nomme expansion différentielle. L’eau étant plus chaude que la glace, la couche extérieure de la glace prend de l’expansion et se fracture, alors que le centre du cube conserve sa température. Cette microfissuration a été captée à l’aide de minuscules microphones insérés dans de grands verres d’eau pour servir de base à cette composition. Pour accompagner les sonorités délicates de la glace, j’ai enregistré des sons d’effervescence, de bouillonnements et de transvidage de liquides.

Ice breaker fait suite à Switched on (2011) et Time will tell (2013), deux œuvres qui exploraient l’utilisation de petits sons dans un contexte acousmatique. Dans cette pièce, j’ai exploré de nouvelles techniques pour regrouper de petits sons de glace, en plus d’utiliser le concept de micromontage d’Horacio Vaggione.

Manuella Blackburn [traduction française: François Couture, v-17]


Ice breaker [Brise-glace] a été réalisée au cours de l’été 2015 au studio de la compositrice à Manchester (Angleterre, Royaume-Uni) et a été créée le 23 octobre 2015 dans le cadre du festival L’Espace du son au Théâtre Marni à Bruxelles (Belgique). Ice breaker a remporté le 2e prix du Concours international de musique électroacoustique SIME (Lille, France, 2016).

Composition

Création

  • 23 octobre 2015, L’Espace du son 2015: Manuella Blackburn, Théâtre Marni, Bruxelles (Belgique)

Distinctions

Matriçage

  • Février – mars 2017, Dominique BassalStudio Inverse, Montréal (Québec)

Snap happy

Manuella Blackburn

Snap happy

  • Manuella Blackburn
  • Année de composition: 2016-17
  • Durée: 8:45
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T9232748220

Stéréo

ISRC CAD501710105

  • 48 kHz, 24 bits

Snap happy regroupe trois miniatures qui explorent les sons des appareils photo. J’ai tiré des bruits très marqués de la mécanique de vieux appareils des années 1940 (le Brownie de Kodak). Des appareils d’aujourd’hui, j’ai tiré des bruits de flash, de zoom, de fonctions munériques et de lentilles de mise au point. Tous ces bruits sont courts, ce qui m’a permis de m’adonner à mon intérêt pour la composition de pièces à partir de matières sonores miniatures, à peine perceptibles. En portant attention aux bruits produits par plusieurs appareils photo, j’ai constaté de grandes différences sonores entre les marques. J’ai appris à connaître le programme de l’appareil AE-1 de Canon qui semble «tousser» à chaque déclenchement. J’ai été fascinée par tous ces appareils modernes (y compris les applications d’appareil photo de nos téléphones) qui font entendre un son d’obturateur pour indiquer qu’on a pris un cliché. On peut aussi entendre dans cette œuvre des fonctions vétustes, comme le déroulement du film, l’ouverture du panneau arrière et de la chambre à cartouche, ainsi que les mécanismes d’enroulement. Cette composition s’inscrit dans une série de pièces qui s’intéressent à des sources sonores «domestiques», où les objets sonores sont choisis parmi les choses qui traînent à la maison.

Manuella Blackburn [traduction française: François Couture, v-17]


Snap happy a été réalisée en 2016-17 au studio de la compositrice à Manchester (Angleterre, Royaume-Uni) et a été créée le 4 mars 2017 au John Thaw Studio Theatre du Martin Harris Centre for Music and Drama de la University of Manchester (Angleterre, Royaume-Uni), dans le cadre du festival MANTIS. Merci à Francis Voce de la Liverpool Hope University pour son temps et sa connaissance des appareils photos.

Composition

Création

  • 4 mars 2017, MANTIS Spring Festival 2017: Concert 1, John Thaw Studio Theatre — Martin Harris Centre for Music and Drama — The University of Manchester, Manchester (Angleterre, Royaume-Uni)

Distinctions

Matriçage

  • Février – mars 2017, Dominique BassalStudio Inverse, Montréal (Québec)

Time will tell

Manuella Blackburn

Time will tell

  • Manuella Blackburn
  • Année de composition: 2013
  • Durée: 8:24
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • Commande: EMPAC
  • ISWC: T9232748184

Stéréo

ISRC CAD501710106

  • 48 kHz, 24 bits

Tics, tacs, clics, clacs, coups et sonnettes, tous microscopiques, combinés en formes nouvelles. J’ai puisé ces sons miniatures dans des montres, des horloges et des chronomètres. Je les ai choisis pour leur brièveté et leur caractères évanescent. Cette pièce utilise comme méthodologie de composition fondamentale le réassemblage de rythmes horlogers réguliers à partir d’une pléthore de tics distincts, ainsi que la simulation (ou l’illusion) de mécaniques horlogères en mouvement, parfois même en défaillance. L’idée d’horloges qu’on remonte et qu’on remet à l’heure y joue un rôle structurel. Les cloches et sonneries fournissent du contenu mélodique et des moments harmoniques. Cette composition se fonde sur les microstructures bâties pour Switched on (2011), une pièce qui s’intéressait aux sons des interrupteurs, boutons et cadrans qui mettent nos appareils électriques en marche.

Manuella Blackburn [traduction française: François Couture, v-17]


Time will tell a été réalisée au Goodman Studio de l’Experimental Media and Performing Arts Center (EMPAC) au Rensselaer Polytechnic Institute (Troy, New York, ÉU) et à la Liverpool Hope University (Angleterre, Royaume-Uni). Elle est une commande de l’EMPAC. Mille mercis à Harry Vannucci de la société Waterford Clock Co (Waterford, New York, ÉU) et à Sir George White, responsable du Clockmakers’ Museum (Londres, Angleterre, Royaume-Uni) pour m’avoir fourni l’accès à toutes les horloges de la collection. Time will tell a remporté le 1er prix au concours international de musique électroacoustique Musica Nova 2014 (Prague, République tchèque), ainsi qu’une mention spéciale dans la catégorie «recherche sonore» au Sonic Arts Awards (Rome, Italie, 2014).

Composition

Création

  • 22 novembre 2013, Manuella Blackburn Concert, Studio 1 — Goodman — EMPAC — Rensselaer Polytechnic Institute, Troy (New York, ÉU)

Distinctions

Matriçage

  • Février – mars 2017, Dominique BassalStudio Inverse, Montréal (Québec)

New Shruti

Manuella Blackburn

New Shruti

Stéréo

ISRC CAD501710107

  • 48 kHz, 24 bits

Tout comme le surpeti ou le tampura fournit un bourdon d’accompagnement dans plusieurs formes de musique classique indienne, ma composition cherche à créer une ligne complémentaire au sarod utilisé dans la pièce. Dans New Shruti, des enregistrements de sarod, de sitar, de vînâ, de violon, de tampura et de grelot-bracelet de cheville ghunghuru sont regroupés en montage tout en passant à travers les transformations sonores qui s’offrent à la musique électroacoustique. Par moment, la pièce s’écarte de son rôle de bourdon pour relancer, provoquer et dynamiser les matériaux sonores du sarod au cours de trois grandes sections: (i) parasites et craquellements; (ii) courbes de hauteur; (iii) section lente en mineur. Au fil de la création de cette œuvre, j’ai découvert la beauté des timbres des instruments indiens, en plus de me familiariser avec les caractéristiques stylistiques de la tradition et de la pratique instrumentale, comme les gamakas (modulations de hauteur) et les tihai (cadences rythmiques). L’interprétation de ces caractéristiques et leur adaptation à mon propre vocabulaire musical m’ont rapproché d’une culture musicale que je connaissais très peu jusqu’alors.

Manuella Blackburn [traduction française: François Couture, ix-17]


New Shruti, réalisée en collaboration avec Rajeeb Chakraborty, est la deuxième œuvre d’une série de pièces composées en collaboration avec Milapfest basée à la Liverpool Hope University (Angleterre, Royaume-Uni). Ce projet d’un an subventionné par l’Arts and Humanities Research Council (AHRC) vise à examiner la translation et le transfert de sons culturels en musique électroacoustique. Mille mercis à Rajeeb Chakraborty, HN Bhaskar, Gaurav Mazumdar, Aditi Sen, Shyla Shan, Rashmi Patel et toute l’équipe de Milapfest.

Composition

  • 2013

Révision

  • 2013

Création

  • 1 mai 2015, BEAST FEaST 2015: Concert 2, Elgar Concert Hall — Bramall Music Building — University of Birmingham, Birmingham (Angleterre, Royaume-Uni)

Matriçage

  • Février – mars 2017, Dominique BassalStudio Inverse, Montréal (Québec)