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electrocd

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  • Bruits dans Monotrains & Satellites

    «Critique», Monotrains & Satellites, 1 avril 2002
    lundi 1 avril 2002 Presse

    En choisissant de consacrer ce nouvel enregistrement à la ville de Montréal, Yves Daoust chemine un peu plus profondément dans sa logique, bâtissant plus qu’auparavant un lien visible entre ses deux passions: le son et l’image. Si ses 2 précédentes productions par empreintes DIGITALes (Anecdotes ’91, Musiques naïves ’98) étaient déjà empreintes de cinétiques… Bruits soulève des les premières mesures l’idée de carte postale sonore. 4 vues choisies, cadrées, dont la puissance cinétique et la richesse de sens émerveillent, étonnent ou intriguent… Sur Children’s Corner, on pensera aux travaux de Sibylle Pomorin voire Robert Iolini sur Soundscape ou encore à certains travaux de déambulations sonores d’O’Rourke sur Cinéma pour l’oreille… L’album prend également une trajectoire environmentaliste (un environment urbain) comme si Daoust se faisait le caméraman d’une virée dans Montréal un jour d’éclipse solaire. Une relation avec l’image qui jalonne d’ailleurs sa vie, puisqu’il fut désigner sonore pour le National Film Board of Canada (ça ne s’invente pas), sans trop évoquer ses multiples collaborations sonores à des documentaires et films. Une approche multidisciplinaire, comme Michael Snow et Derek Jarman savent les apprécier.

    … la puissance cinétique et la richesse de sens émerveillent, étonnent ou intriguent…

    Bruits dans La Scena Musicale

    «Critique», Sarah Choukah, La Scena Musicale, no 7:7, 1 avril 2002
    lundi 1 avril 2002 Presse

    Il est intéressant de constater le progrès effectué à partir des quelques tourne-disques et consoles dont disposait Schaeffer pour les premiers «concerts de bruits» diffusés en 1948 sur une chaîne de la ORTF, en France. Les courbes d’intensité manipulées d’échantillons sonores naturels ainsi que les séquences de vibrations fragmentées étaient les premières substances utilisées dans ce genre de concerts, au début des années 1920. Fruits d’une technologie de plus en plus présente, ces substances ont joint le rang des avancées traduites par l’ouverture à de nouveaux matériaux sonores chez les plus curieux, qui fondèrent l’Institut international de musique électroacoustique de Bourges (IMEB) en 1970. Ce style d’expression, amplifié par le temps, fut grandement apprécié par Yves Daoust, qui fait entendre ici des œuvres où le Québec estival et festif est exposé dans un contraste étonnant: limbes parasitaires et truchements sonores environnent les éclats du Montréal urbain dans un effet de scène alterné avec Bruits. D’une réalisation telle que de La Gamme émane une fascination pour le corps de l’autre traité sous ses multiples facettes. L’Impromptu est une réalisation où plane la hantise romantique de Chopin. Ces tableaux aux sujets minutieusement développés saisissent par des couleurs et des sensations qui perdurent et forment une nouvelle imagerie à elles seules. Yves Daoust signe une floraison électroacoustique digne d’être écoutée avec attention et fait naître la réflexion. 5/5

    … une floraison électroacoustique digne d’être écoutée avec attention…

    Bruits dans The Wire

    «Soundcheck», The Wire, no 219, 1 avril 2002
    lundi 1 avril 2002 Presse

    The wit and character of Canadian composer Yves Daoust are all too rare qualities in electroacoustic composition. Composed between 1997-2001, Bruits is a 30-minute exploration, in three movements, of sounds from the great outdoors. The first movement is a giggly snapshot of a children’s playground. It’s followed by a fastidiously detailed nocturnal landscape close in atmosphere to Bartók’s many night pieces. The final slab is a joyous depiction of Montréal in summer, with passing jazz groups enhancing its party atmosphere. A similar sense of exuberance inhabits the much earlier La gamme, which transforms every music student’s dreaded scales and arpeggios into a cartoon landscape hovering between Varèse and A Rainbow In Curved Air. The bizarre Ouverture explores the history of French-speaking Canada. The Chopin-inspired Impromptu for piano and electronics completes the set.

    The wit and character of… Daoust are all too rare qualities in electroacoustic composition.

    Bruits dans Splendid E-Zine

    «Review», Luke Martin, Splendid E-Zine, 6 février 2002
    mercredi 6 février 2002 Presse

    [The CD] Bruits is a much more personal affair than the usual sound-collage. The titular, tripartite composition, Bruits, is a portrait of Montréal that’s endearing, though without losing a sense of urban malice. Children’s Corner is a fast-forward examination of daytime sounds, while Nuit is less frenetic; more time is spent on peaceful image-building, though it’s with more of an ear towards the unsettling — strange noises interrupt the feeling of sleep that’s created, producing the sensation that you’re hiding under the bedclothes. The piece’s closer, Fête, is a return to the dynamic daylight — troops of musicians pound the ears, bringing a sense of energy and jubilant humanity that’s hard to match. The three components of the title composition are all experiments in sound compression — it feels like Daoust is trying to make the listener hear every sound that occurs in a city at the same time — that seem to actually work, and not just fall in a heap; it’s no wonder Bruits took more than four years to compose.

    The rest of the album is taken up by individual compositions, each clocking in at around fifteen minutes — though it’s the first of these, Impromptu, that really shows Daoust’s brilliance. This composition melds a Chopin piece with the sound of detuning pianos, reversing trucks and squeaking uneasiness. Rushes of sound interrupt the already tense atmosphere, amping up the tension level to near-unbearable. Finally, the piece ends with the sounds of a thunderstorm, and a reduction of added sound — though behind the Chopin, in the distance, buzzsaws and sirens slowly circle. There are waves of sound, quietly menacing, and the sound of tapping, behind your head. It’s a brilliant conclusion to one of the best pieces of music of this type that I’ve ever heard. Phenomenal.

    La Gamme sounds like an alien race observing children, sending out scanner beams to probe their bodies. The sounds of the playground drift, and give way to what ultimately sounds like a deep-bass game of Pong — in a good way. Chunky analog sounds jostle for space with synthesized siren-songs, until they ultimately sound like they’re emanating from an old radio in a rehearsing music student’s room. From alien technology to practiced scales in fifteen minutes: that’s quite an achievement.

    The only piece on the disc that was a little lost on me was the closing composition, Ouverture. Composed to celebrate the French Revolution, it’s a largely-French-language lesson in the history of Québec, realized through snippets of riots, speeches, and vox-pops. While my lack of understanding — due to the language barrier — is my own fault, this piece still exhibits a powerful grip on even the most uncomprehending listener — though admittedly it’s the vocal manipulations, rather than their meaning, that will pull attention in those cases.

    In short, Daoust has delivered a winner that lives and breathes. Hear this now.

    Phenomenal… a winner that lives and breathes. Hear this now.

    eD: Bruits, 3e disque de Yves Daoust

    mercredi 16 janvier 2002 Nouveautés

    «… la richesse de sens émerveillent, étonnent ou intriguent…» (Jade, France) Troisième album d’Yves Daoust sur étiquette empreintes DIGITALes, Bruits plonge dans cette réappropriation des sons quotidiens chère au compositeur depuis son premier disque Anecdotes (1991). Des voix humaines, des instruments et les innombrables fragments sonores qui habillent notre quotidien sont les métaux bruts avec lesquels Daoust forge les écrins de ses petits joyaux. Inspiration de la pièce titre, la ville de Montréal est l’arène de laquelle les sources sonores jaillissent, se confondent, se heurtent. Rumeurs d’automobiles, de foules en liesse, de jeux d’enfants surgissent des manipulations digitales en un portrait touchant et évocateur.

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