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electrocd

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  • Aenviron: one, Isostasie, flume ridge.halifax.lisbon, Relisten, Birds and Reeds, Train de nuit (Noord 3-683), The Animals in These Cages Are Injured in Some Way and Would Probably Die If Released, Into India, Natasha Barrett, John Hudak, V. V., Hildegard Westerkamp dans electrocd.com

    «Espaces de sons: les sons environnementaux dans l’électroacoustique», David Turgeon, electrocd.com, 1 juin 2003
    dimanche 1 juin 2003 Presse

    Les sons environnementaux (field recordings) ont toujours fasciné les compositeurs électroacoustiques, ceci depuis les Cinq études de bruits (1948) de Pierre Schaeffer et ses enregistrements de trains modifiés. Avec le Vancouver Soundscape 1973 (1972-73) de R Murray Schafer, ces sons du quotidien s’articulent autour d’un discours qu’on nommera «écologie sonore», où les sons gardent leur signification originale, et ne servent plus comme contenu anecdotique à la merci du compositeur. Le lecteur curieux notera que Jonty Harrison fait une intéressante synthèse de ces deux approches dans son texte {cnotice:imed_0052-0001/À propos d’Évidence matérielle/cnotice}.

    En fait, chaque compositeur semble privilégier une approche différente par rapport aux sons environnementaux. Alors que l’écologie sonore voit fleurir des artistes du microphone tels que Claude Schryer et bien sûr Hildegard Westerkamp et sa fameuse Kits Beach Soundwalk (1989), des préoccupations autrement plus documentaires alimentent un disque tel que Corazón Road (1993), carnet de voyage sonore du duo français Kristoff K Roll. Entretemps, le compositeur new-yorkais Jon Hudak part d’une palette extrêmement minimaliste afin de trouver l’«essence» des sons utilisés, ce qui donne à l’auditeur de doux «soundscapes» planants. Élève du ci-haut mentionné Harrison, Natasha Barrett se rapproche davantage de la tradition acousmatique tout en concevant des paysages sonores de toute beauté à partir de sons environnementaux très discrets.

    De jeunes compositeurs s’ajoutent constamment au paysage (sonore…) et il serait malvenu de les confiner au silence tant leur travail nous semble digne d’intérêt. Mentionnons d’abord le californien V. V. (de son vrai nom Ven Voisey), qui intègre ses sons trouvés dans une architecture rappelant la musique concrète «vieille école» — ce faisant, il montre combien Schaeffer n’est peut-être pas si éloigné esthétiquement de Merzbow… Avec Relisten, l’autrichien Bernhard Gal nous fait découvrir ses épisodes, soigneusement choisis, de «musique trouvée» (c’est-à-dire de structures musicales existant déjà dans le matériel environnemmental.) Enfin, de par son foissonnement d’idées et son rythme toujours soutenu, le surprenant flume ridge.halifax.lisbon (2001) du montréalais Cal Crawford réjouira sans doute les auditeurs à l’affût de nouvelle acousmatique.

    Deux petites friandises pour terminer. D’abord, le joli mini-CDR Aenviron: one présente cinq instantanés sonores (et ce, sans aucun traitement!). Après tout, s’il existe du cinéma pour l’oreille, alors pourquoi pas un album photo pour l’oreille! Question de boucler la boucle, nous proposons également de s’arrêter au récent mini-CD de Lionel Marchetti au titre évocateur de Train de nuit (Noord 3-683) (1998-99). Cette œuvre pour un seul haut-parleur, dédiée (on s’en douterait!) à Pierre Schaeffer, nous rappelle, une fois de plus, l’importance toujours renouvelée des sources environnementales dans l’océan électroacoustique.

    Isostasie dans Audion

    «Review», Alan Freeman, Audion, no 48, 1 juin 2003
    dimanche 1 juin 2003 Presse

    This one sounds like a mixture of digital “granular” synthesis and all sorts of concrete manipulation. It’s a mass of sonic swarms and textures that scatter and dive around, sometimes in big churning fabrics (kinda Stockhausen like) and sometimes in sensory collages (Redolfi and Zanési realms). The resultant album is one that tends to zoom through its 77 minutes without getting too engrossing, thus I’m unable to say much more!

    … a mass of sonic swarms and textures that scatter and dive around…

    Isostasie dans e/i magazine

    «Off the Spine», Dwight Loop, e/i magazine, no 1, 31 mars 2003
    lundi 31 mars 2003 Presse

    Learning from a master, Jonty Harrison (University of Birmingham, UK), Barrett’s developed a distinctive voice on Isostasie. While at Birmingham, she was greatly influenced worked under the auspices of BEAST (Birmingham ElectroAcoustic Sound Theatre). Collaborating with those visual/theatrical artists further led to a doctoral degree in composition; now residing in Oslo and active in NICEM (Norwegian International Confederation for Electroacoustic Music), Barrett’s music on her hrst release for empreintes DIGITALes is a deep reflection of her intense interest in tape-splicing experiments. An integral element of tape composition, pre- and post-computer era, has been the use of mathematical equations in determining sound characteristics and, on Three Fictions (Northern Mix), Barrett utilizes loose algorithmic structures refracting sight, sound, and sensation. Section one is based on a statistical simulation of rain falling onto a two-dimensional surface; in the third section, locations of events are calculated by using a numerical system, in this instance, sound materials placed by hand, which have a lighter and more deliberate character. The result of this statistical realization? Randomness, in some ‘harmonious’ fashion, alluding to the idea the sounds were intentionally composed. Such a Cage-ean approach serves her well; however, an even better result is achieved when Barrett lets her senses take over, as in the remarkable Red Snow, composed after her relocation to Norway and a definitive representation of an awareness of the surrounding environment: swirling snowflakes at the mercy of wind, labyrinthine ice crystal patterns, stark moonlit landscapes. Imaginative, evocative music abounds as well on Viva la Selva!, inspired by the antithesis to Norway’s icy landscape: the forests and jungles of the world. Here, location recordings are transformed into abstract (mis)representations of the insect, bird, and animal kingdoms, electronic manipulations evoking the beauty of the natural world around us.

    Imaginative, evocative music…

    Isostasie, Parr(A)cousmatique dans Revue & Corrigée

    «Critique», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 55, 1 mars 2003
    samedi 1 mars 2003 Presse

    Natasha Barrett est une jeune acousmaticienne britannique installée à Oslo, Arturo Parra est, lui, un Colombien résidant au Québec. Les associer dans cette chronique relève ici d’une forte subjectivité, leurs univers sonores respectifs étant totalement différents, au-delà bien sûr de certaines techniques communes à toutes les musiques électroacoustiques.

    La première pratique une forme de juxtaposition de couches sonores en interaction mutuelle, les unes provenant de l’environnement direct (donc naturelles et parfois reconnaissables), les autres étant transformées. Arturo Parra superpose le travail d’un instrument acoustique, la guitare (un jeu profondément volubile et chaleureux qui caractérise le style latino-américain) et les bandes magnétiques. Tour à tour Gilles Gobeil, Robert Normandeau, Stéphane Roy, Francis Dhomont, piliers d’empreintes DIGITALes, l’assistent.

    L’association des deux créateurs peut se justifier par une partie de la thématique de certaines œuvres. Natasha Barrett s’attache à décrire des paysages naturels, avec sa sensibilité. Red Snow évoque les tourbillons de neige de sa patrie d’adoption. D’autres pièces font référence à cet environnement (Outside Snow Falls, Midnight Sun: Midday Moon… ); elle pratique en somme une météorologie sonore (Replaced). Son intérêt pour les paysages naturalistes se retrouve aussi dans Viva la Silva, évocation de la forêt vierge de Costa Rica a travers les grouillements, piaillements, de la faune (les oiseaux surtout) mais aussi les transformations de la voix humaine.

    Avec Arturo Parra, on retrouve un peu de cette thématique paysagère. Mais la sienne est plus axée sur des paysages dans lesquels il ressent une présence — voire une absence — humaine. La forêt vierge semble encore garder les traces des peuples anciens (La basilique fantôme), abriter un voyageur/aventurier (D’or et de lumière) ou être tout simplement la cadre d’une impression de solitude humaine (Soledad). Le résultat sonore chez lui est très emphatique, volontaire, dynamique, tandis que sa consœur réalise un travail d’une approche plus introspective.

    Le résultat sonore chez lui est très emphatique, volontaire, dynamique, tandis que sa consœur réalise un travail d’une approche plus introspective.
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