Préludes à la vie
Michel Chion
C’est une musique qui n’émeut pas
; elle passionne et va gratter loin dans l’âme. — Le Devoir, Québec
DJ avant l’heure
! — Revue & Corrigée, France
- Compositeur·trice(s): Michel Chion
- Auteur·trice(s): Christiane Sacco Zagaroli
- Rédacteur·trice(s): Pierre Schaeffer
- Image de couverture: Michel Chion
- Ina-GRM — Groupe de recherches musicales – Institut national de l’audiovisuel
CD (IMED 9523, 1995)
- Cet article n’est pas disponible via notre site web. Nous l’avons catalogué à titre informatif seulement.
- 1mélodrame concretsupport
- 1Première partie, 16:01
- 1Générique + Ouverture + Monologue + Appel + Danse + Réveil + Travail + Apparitions + L’usine à sons, 16:01
- 2Deuxième partie, 18:49
- 2Nocturne + Larsen + Apparition + Danse du n’importe quoi + Rencontre + Révolte + Cataclysme + Le Mur du Son, 18:49
- 3support
- 3Linceul (Michel Chion), 0:59
- 4Libera me (Michel Chion), 1:39
- 5Aux morts (Michel Chion), 0:37
- 6La Piazza (Michel Chion), 0:35
- 7Éveil (Michel Chion), 0:54
- 8Dans la nurserie (Michel Chion), 1:16
- 9Chant simple (Michel Chion), 0:40
- 10La source (Michel Chion), 1:20
- 11Oubli (Michel Chion), 0:22
- 12Matines (Michel Chion), 1:29
- 13Danse de l’Ombre (Michel Chion), 2:57
- 14Qu’est-ce que
? (Michel Chion), 0:48 - 15Ronde de nuit (Michel Chion), 2:51
- 16En songe (Michel Chion), 1:16
- 17Sursauts (Michel Chion), 2:13
- 18Les pleurs (Michel Chion), 0:50
- 19Des hauts et des bas (Michel Chion), 0:53
- 20Terre et ciel (Michel Chion), 0:53
- 21À Pierre Schaeffer (Michel Chion), 1:29
- 22Tumulte (Michel Chion), 1:56
- 23Le couple (Michel Chion), 1:19
- 24Rêve de valse (Michel Chion), 3:24
- 25Annonce (Michel Chion), 1:03
- 26Nous sommes vivants, 9:12
- Étiquette: empreintes DIGITALes
- IMED 9523
- 1995
- UCC 771028952328
- Durée totale: 77:07
- Boîtier Jewel
- 125 mm × 142 mm × 10 mm
Sur le web
Notes liminaires
Un musicien concret
D’abord,
Ce trait n’est pas si fréquent chez les musiciens, celui d’être poète, et, au-delà des mots et des idées, de préférer les images, les mythes. Les mots sont donc aussi à l’œuvre dans cette musique, la ressource du langage. Non pas des mots coupés en morceaux, selon la mode idiote d’en faire une ‘matière sonore’. Mais des mots pour nommer.
À l’inverse du musicien besogneux qui cherche éperdument un livret éculé, introuvable,
—
Préludes à la vie , le disque
Comme le précédent, ce deuxième enregistrement chez empreintes DIGITALes se compose de pièces bien différentes et très séparées dans le temps
Les derniers mots des
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La presse en parle
Review
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Critique
Composé de 1972 à 1991,
Cependant, dans les
Les pièces brèves ont un charme inhérent, ne serait-ce que parce que si vous n’aimez pas une pièce, au moins elle ne durera pas longtemps. Mais rarement les pièces brèves développent-elles une ambiance pour ensuite se répandre. Lorsqu’elles s’enchaînent les unes aux autres comme sur le disque, l’effet d’ensemble de ces œuvres est abrupt et informe. Les compositions individuelles font alors partie d’une masse incohérente, une succession d’éruptions. Une telle mise en séquence de la musique fait penser à l’écriture d’un poème qui n’utiliserait que des mots à une syllabe, ou à l’écoute d’un athlète qui parle. Le médium, le milieu ne convient pas à ces pièces. Ces compositions seraient bien plus convaincantes, soit comme répit pour l’oreille, soit comme quelque chose qui nous éveille subitement, si elles étaient disposées entre des compositions plus longues et fluides. Ou comme le titre le suggère, ces œuvres seraient mieux utilisées comme préludes plutôt que comme succession d’unités discrètes dont les relations sont souvent pauvres. Il est difficile de retenir les pièces qui nous attirent et d’éviter celles qui ne sont pas réussies.
Néanmoins, j’aime ce disque.
Bien que la composition de ce disque ne soit pas idéale, la musique de
Traduit de l’anglais.
Review
The first piece, a 35-minute assemblage of sound material created over a 20-year period (1972 to 1991), has a lot of the sinister electronic flavor of his
Critique
Pour apprécier cet enregistrement, il faut être de l’une ou l’autre de deux natures
Pas de complaisance dans le
Les
Du premier, l’étude quasi systématique du vocabulaire. Du deuxième, l’instantanéité de l’expression de l’émotion (
On va de l’étonnement au rêve, en passant par la nausée et le repos. Une expérience foncièrement étonnante et nouvelle. Comme quoi des cendres d’un ancien ordre peut sortir une expression vivifiante et stimulante.
Critique
L’autre pièce sur ce disque,
Alors oui, c’est vrai,
”Nous sommes vivants et la musique nous l’a dit”.






