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electrocd

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  • Télépathie dans The Improvisor

    «Review», Richard Grooms, The Improvisor, 1 janvier 2005
    samedi 1 janvier 2005 Presse

    Two Montréal improvisers recorded live. A lot more happens here than on most noise-oriented records. For one, the noise is varied a lot, and goes somewhere. It does more than try to shock. And it doesn’t sound like dreck. I like the hyperreggae of média tactique which like a lot of the outing here is noise music you can follow. What’s more, the large majority of the material here enchants and surprises, and makes cacophony pleasurable. Hoodathunkit?

    Télépathie dans Skug

    «Kritik», Harald Wiltsche, Skug, no 56, 30 décembre 2003
    mardi 30 décembre 2003 Presse

    […]»Télépathie«reprösentiert einen der spannendsten Aspekte zeitgenössischer Tonkunst, nömlich den der elektronischen Liveimprovisation. Und was Diane Labrosse (Sampler) und A_dontigny (Computer) hier bieten, ist eine der dichtesten und fesselndsten Aufnahmen seit langem. Angesiedelt irgendwo zwischen Ambient, Noise und Glitch, manovrieren die beiden durch einen hochgradig beklemmenden Klangraum, der die perfekte Untermalung für ein Zusammentreffen zwischen Freddy Krueger und Mad Max bieten würde. Aber nur, wenn beide inzwischen promoviert haben.

    … einen hochgradig beklemmenden Klangraum…

    Télépathie dans Stylus Magazine

    «Review», Deanna Radford, Stylus Magazine, 1 décembre 2003
    lundi 1 décembre 2003 Presse

    This, the result of two well-traversed Montréal improvisers A_dontigny (computer) and Diane Labrosse (sampler), is a fine listen. Certainly not easy-listening, this palpitating soundtrack verges at times on Richard H Kirk solo material or even the radio works of Achim Wollscheid. The result: a blender of crossed radio-waves, submerged deep-sea musical instruments and found-sounds that’s best listened to on random. The four tracks on this album each expel their own interesting story of visceral sonic shapes and l’il bitty melody, shake-ups, living science fiction and musique actuelle that individually deserve your full attention.

    Télépathie dans Flux Europa

    «Review», Stewart Gott, Flux Europa, 31 octobre 2003
    vendredi 31 octobre 2003 Presse

    Four long electronic improv tracks from this Montréal duo, each with an established pedigree in avant performance: this CD is a recording of a concert that took place at Casa del Popolo in April 2002. There is not a musical instrument in sight: Dontigny manipulates a computer, while Labrosse uses a sampler. The result is a stew of noise, at times oppressive, at others subdued — a powerful and ever shifting web of sound and texture. Ever inventive, the glitchy first track t.s.f. is for me the best of the bunch, with snatches of classical music put through an industrial washing machine on fast cycle. There seems to be a lot of decent music coming out of Canada. Here’s some more of it.

    … a powerful and ever shifting web of sound and texture.

    Télépathie, May ’68, Hey Typical!, All Your Dreams Are Meaningless, We Remain Faded, Podweek dans Rif Raf

    «Kritiek», SVS, Rif Raf, 14 octobre 2003
    mardi 14 octobre 2003 Presse

    Vers vocht uit de druipende uiers van het Canadese No Type-label. Het duo Coin Gutter maakt niets ontziende, hard industriële en dan weer sacrale elektronische ambient en noise, vaak doorspekt met moderne compositie. Denk aan Yannis Kyriakides in een remix door Merzbow.

    Oeuf Korreckt is, ondanks zijn lullige groepsnaam, een bijzonder groovy elektronicacollectief dat met scherpe, licht industriële ritmes erg doeltreffend uit de hoek komt. Alleen jammer van die introverte, weinig verheffende productie.

    De sampling-artieste Diane Labrosse werkte de voorbije tien jaar met klinkende namen zoals Ikue Mori, Martin Tétreault en Zeena Parkins. Elektronicafreak A_Dontigny was dan weer lid van het beruchte collectief Napalm Jazz. Tesamen brengen Labrosse en Dontigny spannende, verrassende en verontrustende elektronica -en ambientpassages die je het best beluistert met de deur op slot en het huisalarm op extra sensitive.

    We Remain Faded van Headphone Science is de meest beklijvende release bij No Type. Met zijn mix van stuiterende hiphop en aan flarden gesneden raps leunt dit project van Dustin Craig nog het meest aan bij Prefuse 73. Maar de epische soundtrackmuziek die Craig in zijn composities verstopt, sleept deze plaat weg uit het avanthophoekje.

    Twee erg leuke 10inch-vinylletjes zijn die van de Zweedse Claudia Bonarelli en de Amerikaan Todd Brooks a.k.a. Books on Tape. Met respectievelijk wollige clickhouse en punky elektrobeats zetten zij de street credibility van No Type extra in de verf.

    Télépathie, A_dontigny, Diane Labrosse dans Fluctuat

    «Morceaux de médias», Grégoire Courtois, Fluctuat, 1 octobre 2003
    mercredi 1 octobre 2003 Presse

    a_dontigny et Diane Labrosse, deux figures majeures de la nouvelle scène électronique canadienne, s’associent le temps d’un concert pour un troublant moment de symbiose électronique.

    D’un côté nous avons Aimé Dontigny, membre actif du (net-)label montréalais No Type, fondateur du collectif Napalm Jazz et deuxième moitié du duo Morceaux_de_machines. De l’autre, Diane Labrosse, électron hyperactif qu’on a vu collaborer régulièrement depuis les années 80 avec des pointures comme Ikue Mori, Martin Tétreault ou d’autres musiciens du label Tzadik de John Zorn. Le résultat sur le papier promettait une double déferlante bruitiste mais c’est avec quatre pistes subtiles qu’on se retrouve, faites de chuintements, de larsen, de cracks et de sons blancs certes, mais paisiblement assenés comme autant de notes de musique. C’est ainsi très rapidement qu’on oublie le duo et ces deux voix surgies de l’échantillonneur de Diane Labrosse et de l’ordinateur de Dontigny se fondent en une seule, lancinante et d’une redoutable efficacité.

    Enregistré à la Casa del Popolo le 20 avril 2002, ce concert est donc une vraie réussite, tant au niveau du rythme, très maîtrisé par les deux protagonistes, que du point de vue des sonorités exceptionnellement complémentaires.

    Tout au long du disque, c’est en effet pétrifié que l’on assiste aux virages de la composition et aux enchaînements de timbres avec un plaisir d’autant plus important que l’on sait la totale improvisation de la performance. Sur ce point, la réactivité de Dontigny et de Labrosse force le respect et on comprend pourquoi Fragments, segments, séquences a été rebaptisé Télépathie.

    Pur médium

    Le disque s’ouvre sur le morceau t.s.f., inquiétantes variations autour de nappes de cordes et de grésillements blancs. La détérioration progressive de ce qui semble être un sample extrait du groupe de violons d’un orchestre, méthodiquement dévoré par des craquellements feutrés de plus en plus envahissants, dessine un paysage noyé dans les volutes de fumée d’une catastrophe passée et ce que notre oreille reconnaît comme une orchestration classique prend le statut de débris, de reliquat d’un monde perdu.

    Ainsi on pourra interpréter le titre du morceau, soit l’un des premiers appareil de diffusion radiophonique à entrer dans les foyers, à la fois comme le témoignage fidèle des perturbations d’ondes qu’on pouvait entendre à cette époque, mais aussi comme l’idée que ces interventions du hasard sur la matière sonore sont aujourd’hui révolues, polies par la perfection d’un matériel haute-fidélité.

    A part l’homme éveillé, qui est encore en mesure de stopper ou modifier le message publicitaire vertical directement de l’émetteur au récepteur? C’est l’une des questions posées tout au long de l’album, aux accents glitch même si la perturbation de signal est ici totalement maîtrisée et ne laisse que très peu de place au hasard.

    Grondement du monde

    Engagé par ce premier morceau en guise d’introduction thématique, le concert ne s’écartera jamais de sa problématique médiatique, tantôt bouillonnant d’une sombre agitation, carnaval de particules sonores déchaînées se mettant à envahir le spectre musical comme autant de voix électroniques interceptées alors qu’elles fonçaient autour du globe (antenne parabolique), tantôt grondement para-humain des appareils, révélant la vie propre des systèmes de mesure et de quadrillage de notre environnement (photo satellite), gospel hermétique de ces nouveaux esclaves de circuits imprimés à qui nous demandons tout sans jamais prendre la peine de les écouter.

    Les ambiances développées dans la seconde partie du live deviennent ainsi progressivement tragiques, presque mélancoliques et c’est aussi lors de ces moments de tension retenue que les deux musiciens parviennent à cette symbiose surnaturelle dont nous parlions plus haut.

    Offensive radiophonique

    A ce titre, c’est le dernier morceau, média tactique, qui est le plus troublant, tant les voix de Labrosse et Dontigny parviennent à totalement se fondre l’une dans l’autre avec un aplomb rageur qui prolonge un discours introductif provenant visiblement d’une émission de radio et vantant la liberté de consommer du cannabis.

    Orientées par la seule citation du disque, les variations abstraites qui suivent acquièrent donc paradoxalement un sens à la fois militant et neutre, prônant à demi-mot la ré-appropriation du mass-media, le droit à la subversion politique et musicale (un sample de reggae méconnaissable termine l’album) et concluent dans l’espoir ce panorama de la suprématie médiatique en apportant la preuve indéniable que tout objet invisible lancé dans la foule des hommes est sujet à sa ré-interprétation, que celle-ci soit effectuée par les aléas d’une technique pensante ou bien par l’esprit critique de quelques hommes échangeant leurs points de vue.

    Une force mystique empêcherait-elle l’humanité de sombrer dans l’uniformisation imposée par la technique? C’est de toute évidence l’hypothèse doucement sous-entendue par cette miraculeuse télépathie.

    … une vraie réussite, tant au niveau du rythme, très maîtrisé par les deux protagonistes, que du point de vue des sonorités exceptionnellement complémentaires.
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