Sauter au contenu principal
electrocd

Aussi dans le blogue

20 résultats
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • La marée dans Présent continu

    «Sélection musicale #4», Kasper T Toeplitz, Présent continu, 1 avril 2015
    mercredi 1 avril 2015 Presse

    La marée est une collection de musiques de chambre d’aujourd’hui du compositeur canadien, mais résidant et enseignant en Angleterre, Pierre Alexandre Tremblay: l’ajout de «aujourd’hui» à «musique de chambre» est important, dans toutes ces pièces l’instrument (oui, il s’agit à chaque fois de pièces solistes) dialogue à part égale avec l’électronique qui ne lui est pas soumise mais n’est pas non plus une sorte de divinité de haute technologie, prétexte absolu et unique raison d’être de la musique; la mention d’aujourd’hui (et on aura eu bien soin de ne pas utiliser le mot «contemporain») elle est là, dans le fait de plus considérer ou utiliser cette électronique comme un corps étranger que l’on craint ou qu’on explore, que l’on dompte, parfois, mais comme une évidence, comme part acquise du monde dans lequel on vit, ni plus ni moins fantastique ou mystérieuse que les instruments utilisés, qu’il soient clarinette basse (Heather Roche), piano (Sarah Nicolls) ou voix (Peyee Chen). Et il écrit bien, Pierre Alexandre Tremblay, mais dira-t-on, c’est un peu la moindre des choses – là où sa musique devient intéressante ce n’est pas parce qu’il «écrit» bien mais parce qu’il est intelligent et que cette intelligence s’entend: on entend le compositeur nous «parler» ou du moins nous présenter une vision du monde, la sienne, et non pas seulement résoudre tel ou tel questionnement musical ou compositionnel.

    Dans cette «marée», – déclinée en deux CD, bien qu’en seulement cinq pièces, ce qui suggère que le temps est pris de s’installer dans chacune d’elles, tant pour l’auditeur que le compositeur – ce qui prime après l’écoute, ce qui reste, n’est pas tant une proposition d’un nouveau style, de croisement ou fusion, d’un «truc» un peu inouï («oh, ici j’ai utilisé la synthèse concaténative par corpus!» – toutes choses que Pierre Alexandre maîtrise par ailleurs admirablement) que le fait de présenter l’ensemble comme de la musique de chambre d’aujourd’hui, sans esbroufe. Une seule pièce déroge à l’ensemble, celle écrite pour Jean-François Laporte et l’instrument de son invention, la «table de Babel» – peut-être parce que l’instrument se veut «inouï» justement, peut-être par un son très diffèrent du reste… je ne sais. Pour le reste, comme dit, une acuité rare dans ces compositions de musique de chambre. D’aujourd’hui.

    … une acuité rare dans ces compositions de musique de chambre.

    26 janvier 2015: Pierre Alexandre Tremblay au CTM Festival à Berlin

    mercredi 21 janvier 2015 En concert

    Au CTM Festival 2015, Pierre Alexandre Tremblay et Sol Rezza se partagent le concert du 26 janvier 2015 au HAU2 — Hebbel am Ufer. Pierre Alexandre Tremblay y présentera la création de la pièce acousmatique asinglewordisnotenough I alors que ses pièces La rupture inéluctable et Still, Again — déjà disponibles sur le disque La marée — seront respectivement interprétées par la clarinettiste Heather Roche et la soprano Peyee Chen.

    La marée dans The Sound Projector

    «Review: Negotiation and Irresolution», Stuart Marshall, The Sound Projector, 13 décembre 2014
    samedi 13 décembre 2014 Presse

    For his fourth release on the ever-exemplary empreintes DIGITALes label, Pierre Alexandre Tremblay offers worthy company to label-mates and audio-vivisectionists such as Monique Jean and Manuella Blackburn, even if he is generally less incendiary across these five spacious pieces; forsaking cut ’n’ paste conscientiousousness for the full preservation and processing of performances in real time, draping over these aching canyons only the most necessary effects, to ensure the listener very gradual and genuine gratification. The momentous opener La rupture inéluctable consists of a resonant bass clarinet solo from Heather Roche, whose aerodynamic curves and low-end descents — initially foregrounded by golden slivers adrift in a vacuum — gradually succumb to a spell of more pugilistic tendencies: fits of pummelling framed by showers of feedback and distortion: mood-swings between grace and gratuitous, which, while making a fine first impression, establish a precedent of radical dynamic exchange between performer and loudspeaker that verges on war-craft.

    I’d not heard of the Baschet-Malbos Piano prior to hearing Le tombeau de fondeurs (‘The Tomb of the Casters’), and it sounds nothing like what I’ve expected: a flower-headed, metal bouquet stemming from its seemingly unrelated namesake, producing sharp, undulating lines that devolve over time into pounding, dissonant clusters, which are buried alive by tolling bells and hammered metal, finally petering out in a slow, defeated descent. Mono no aware conveys greater restraint, visiting the ears in insect waves from the Babel Table (another new name to me) with the menace of approaching warplanes. Still, Again is a war of wills between fricative near-vituperation for Peyee Chen’s soprano vocals and the lurk of distortive electronics. However, the most cacophonous moments are reserved for the bipolar eruptions of piano in closer, Un clou, son marteau, et le béton (‘A Nail, Its Hammer and Concrete’), which draws more tightly the wire between the extremes of implied threat and weary indifference, heightening tension for the duration with brooding three-key ruminations alternating with petulant outbursts, a dichotomy ever averse to resolution.

    Compiled very patiently across two discs, these five pieces demonstrate a different level of psychological control to the exhibitions of electroacoustic control that empreintes DIGITALes has presented thus far: the magic residing more in the frictional spontaneity of a theatre of operations than in the scientific perfection of detail, while providing some fascinating terrain for our continued exploration.

    … the magic residing more in the frictional spontaneity of a theatre of operations […] providing some fascinating terrain for our continued exploration.

    La marée dans Circuit

    «Critique», Cléo Palacio-Quintin, Circuit, 27 novembre 2014
    jeudi 27 novembre 2014 Presse

    Quatrième opus solo du compositeur québécois maintenant établi au Royaume-Uni, ce substantiel double CD regroupe cinq œuvres mixtes, composées par Pierre Alexandre Tremblay entre 2007 et 2013, dans lesquelles les solistes sont en constant dialogue avec les sons électroacoustiques. Incluant des traitements en direct et des sons fixés, les systèmes interactifs du compositeur donnent toujours corps à un discours vivant et naturel. Les excellents interprètes se fondent tous avec fluidité dans ses univers sonores audacieux et diversifiés pendant plus de 80 minutes de musique.

    L’album débute par l’interprétation de la Canadienne Heather Roche, qui, avec sa clarinette basse, nous emporte dans quatre méditations raffinées sur nos «états métastables» dans La rupture inéluctable (2010-2011). Autant dans les passages plus dynamiques que dans les lentes mélopées, on ressent toujours la tension soutenue… l’impression d’être sur une ligne fragile… en extase au bord d’un précipice… près de 15 minutes avec l’impression de flotter béatement en apesanteur! Le tombeau des fondeurs (2008) met en valeur l’étrange son de cloche du piano Baschet-Malbos interprété par Sarah Nicolls. L’allégorie du fondeur de cloches est évocatrice, et tout comme lui, le compositeur sait «faire alliage, couler la forme, et peaufiner l’ébauche pour lui donner l’aura sonore rêvée», en amalgamant ses sons électroniques à ceux de ce piano particulier. L’œuvre, commandée par un des inventeurs de l’instrument, Pierre Malbos, rend un brillant hommage à «Messiaen, Stravinski, Varèse et autres fondeurs» à qui elle est dédiée. La plus récente composition Mono no aware (2013) clôt le premier CD avec un autre instrument inventé comme soliste, cette fois la table de Babel, interprétée par son concepteur québécois Jean-François Laporte qui a également commandé l’œuvre. Avec sa lente introduction plus sombre et plus posée — nous sommes bercés pendant plus de neuf minutes par de longues vagues, qui disparaissent alors pour revenir sporadiquement, transformées par diverses variations —, cette pièce au matériau limité expose clairement la maîtrise du compositeur de la grande forme. Il maintient notre attention pendant 17 minutes par la subtilité des textures qui colorent le parcours d’une grande ligne musicale presque monophonique.

    Le deuxième disque met en scène un court opéra de chambre de 14 minutes pour une chanteuse. Cette histoire «d’attente en vain, d’espoir, de doute, d’impatience, de haine…», Still, Again (2012-2013), est tout en contraste avec une grande variété de sons fixés qui dialoguent énergiquement avec la voix. Cette magnifique voix chantée, parlée, onomatopée, parlée, hachurée est d’une grande versatilité et interprétée avec brio par la soprano Peyee Chen. Les sons de basse (d’une grande richesse timbrale) et de claviers, accompagnés de «glitch» nous transportent dans un univers qui évoque des genres musicaux populaires, intégrés ici avec intelligence et sophistication: du vrai travail d’orfèvre. La pianiste Sarah Nicolls clôt le programme au piano dans Un clou, son marteau, et le béton (2008-2009), œuvre qu’elle semble avoir commandée immédiatement après sa première collaboration avec le compositeur. Ici encore, Tremblay démontre la maîtrise de son art en maintenant l’intérêt de l’auditeur pendant plus de 22 minutes. La forme, beaucoup plus complexe, alterne entre des moments énergiques et de lentes progressions de basses, d’accords ou de trilles au piano. Les sons électroniques colorent toujours le tout avec tact et subtilité, qualités manifestes également dans le jeu de la pianiste.

    Toutes les interprétations et les enregistrements sont d’une qualité irréprochable et chaque œuvre nous révèle de purs moments de grâce. En somme, ces musiques sont comme une grande marée qui nous emporte et dans laquelle nous souhaitons replonger à de multiples reprises.

    Toutes les interprétations et les enregistrements sont d’une qualité irréprochable et chaque œuvre nous révèle de purs moments de grâce.

    La marée dans Gonzo Circus

    «Kritiek», Robert Muis, Gonzo Circus, no 120, 4 juillet 2014
    vendredi 4 juillet 2014 Presse

    De vierde uitgave van Pierre Alexandre Tremblay op het empreintes DIGITALes-label bestaat uit twee cd’s met vijf elektroakoestische composities. Hoewel de stukken in een vrij lange periode zijn ontstaan tussen 2008 en 2013 en Tremblay voor bijna elk stuk met een andere solist op een ander instrument samenwerkt, vormen de vijf composities een sterk geheel. In techniek, sfeer en uitwerking. Iedere compositie verkent de samenkomst van elektronica en een akoestisch instrument een basklarinet, een piano, de menselijke stem en de experimentele instrumenten Baschet-Malbos-piano en de babel table. Die relatie is dynamisch en direct: de akoestische instrumenten, inclusief de zangstem, worden tijdens het spel real time elektronisch bewerkt, waarop de solisten weer kunnen inspelen. Tremblay noemt het een dialoog die geheel bestaat uit machtsspelletjes. Zo ernstig is het niet: al zijn er momenten van strijd, evenzeer zijn er momenten van rust, van aanvulling en van samenvallen. Dat laat zich al horen in het eerste stuk, met Heather Roche op basklarinet. Het bestaat uit kalm gespeelde blazersnoten, die gepaard gaan met rinkelende en ruisende elektronica. Als Roche af en toe losbarst, sluit de elektronische noise daar perfect bij aan. Bijzonder is ook de combinatie van de elektronica met de Baschet-Malbos-piano, bespeeld door Sarah Nicolls, die onder andere kan klinken als metalige percussie en dan weer als een orgel. Bij tijden is hier nauwelijks onderscheid te maken tussen de instrumenten. Peyee Chen sist, krijst en zingt in Still, Again, terwijl de elektronica passend tikt, spettert, rinkelt, knort en piept. Een volgend moment echter neemt de apparatuur de stem over om haar onverbiddelijk te vervormen. Zo beweegt elk stuk zich langs de glijdende schaal tussen confrontatie en coalitie, en tussen abstract en beeldend (of verhalend). Elk op zich zijn de vijf stukken prachtig uitgevoerde klanklandschappen; als geheel is La marée van fascinerende schoonheid.

    Elk op zich zijn de vijf stukken prachtig uitgevoerde klanklandschappen; als geheel is La marée van fascinerende schoonheid.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4