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electrocd

Yves Daoust

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  • Yves Daoust dans AllMusic

    «Portrait: Yves Daoust», François Couture, AllMusic, 1 août 2001
    mercredi 1 août 2001 Presse

    Born in 1946 in Longueuil, near Montréal (Canada), Yves Daoust started the piano at a young age. He began to produce sound tracks in his teens for amateur stage productions. At age 21 he was admitted at the Montréal Music Conservatory, in piano. Two years later he quit, turning to composition and studying with Gilles Tremblay. His discovery of musique concrète in the early 1970s made him realize that he had already done something similar. He learned the trades of film music and sound production with Maurice Blackburn and Norman McLaren at the National Film Board of Canada and spent two years at the GMEB in Bourges to complete his initiation to electroacoustics. Back in 1976 he worked a few years for the NFB.

    His first real tape music piece was completed in 1979, at which time he quit the Board to become one of Quebec’s most important composer and promoter of electroacoustic music. He co-founded the ACREQ (an association for electroacoustic research) in 1978, assuming the duties of president for ten years. He teaches electroacoustic composition at the Quebec Music and Drama Conservatory.

    Daoust’s music touches tape music, instrument and tape, live electroacoustics, and instrumental film music. His dreamy textures and sense of the narrative compensate for the rather classical plasticity of his sonic sculptures. His first tape composition, Quatuor, was awarded the Euphonie d’Or by the Bourges Festival in 1993. An influential teacher, Daoust left his mark on many younger Quebec composers such as Ned Bouhalassa and Daniel Leduc. His first album, Anecdotes, was released in 1991 on empreintes DIGITALes. A second, Musiques naïves, followed in 1998, and a third, Bruits, in 2001.

    His dreamy textures and sense of the narrative compensate for the rather classical plasticity of his sonic sculptures.

    Musiques naïves, Yves Daoust dans Club-culture

    «Yves Daoust ou l’art du palimpseste musical… un monde entre rêve et réalité.», Mathilde Henry, Club-culture, 1 septembre 1999
    mercredi 1 septembre 1999 Presse

    Yves Daoust est l’un de ces compositeurs dont l’œuvre, si singulière et surprenante soit-elle, ne nous laisse pas indifférents. Concepteur sonore à l’ONF (Office national du film du Canada) pendant quelques années, le compositeur a rejoint, dès 1978, la fondation de l’ACREQ (Association pour la création et la recherche électroacoustiques du Québec), dont il assumera la direction pendant près de dix années. Aujourd’hui enseignant au Conservatoire de musique de Montréal, Yves Daoust y a développé un programme de composition électroacoustique qui lui permet de poursuivre ses recherches.

    Son dernier album Musiques naïves, édité par [DIFFUSION i MéDIA dans la collection] empreintes DIGITALes, illustre bien cette démarche de recherche: Yves Daoust nous invite à repenser l’écoute des paysages sonores qui font notre quotidien, en les utilisant dans ses œuvres comme des ‘instruments’ à part entière.

    Son œuvre se compose tel un palimpseste: des sonorités nouvelles se superposent à des œuvres plus anciennes qui fournissent, dès lors, une trame musicale de base. Ainsi, dans le premier morceau de l’album, intitulé Impromptu, Yves Daoust utilise la Fantaisie impromptue en do dièse mineur, opus 66 de Chopin comme thème dominant de la pièce, laissant la sensation d’une composition en surimpression.

    De même, dans le morceau intitulé Fantaisie, Yves Daoust utilise en filigrane la Fantaisie en fa mineur, opus 103 pour piano à quatre mains de Franz Schubert, en lui superposant des morceaux d’archives radiophoniques qui illustrent le pouvoir envoûtant de la radio.

    Mais, Yves Daoust est également un conteur, un magicien qui se joue des oreilles de son auditeur. Il nous fait en effet perdre pied en abolissant, dans ses compositions, la frontière qui existe traditionnellement entre notre quotidien sonore (chants d’enfants, voix, bruits de foules…) et la musique. Ainsi, dans le morceau Il était une fois… (conte sans paroles), une pléiade de notes, de sons et d’harmoniques accompagnent le chant d’un enfant, nous entraînant ainsi dans un monde tout droit issu des profondeurs des rêves. Le compositeur intègre donc la réalité (l’eau, par exemple, dans Water Music ) au virtuel, à l’irréel. Il travaille sur notre quotidien sonore comme sur une partition; il en tire des sonorités, des instruments même, atypiques, comme en témoignent Résonances, composé à partir des cloches de Notre-Dame de Montréal, et Mi bémol, bâtit sur une polyphonie de sons très divers.

    Ainsi, l’œuvre de ce compositeur semble être une pluie harmonieuse qui transforme le monde réel en un monde magique; sa musique scintille tel un paysage après une pluie…de notes, évidemment.

    … l’art du palimpseste musical…

    Anecdotes, Yves Daoust dans Continuum

    «Images soniques», Martin Geoffroy, Continuum, 11 novembre 1991
    lundi 11 novembre 1991 Presse

    La musique de Yves Daoust ressemble beaucoup à la trame sonore d’un film. Voix, bruits de la vie quotidienne et instruments de musique se mélangent pour faire jaillir dans nos têtes des images, sans que le support du film ne soit désormais nécessaire.

    Après des études en piano et en composition au Conservatoire de musique de Montréal, Yves Daoust rencontre Maurice Blackburn et Norman McLaren de l’Office National du Film, deux pionniers du cinéma expérimental canadien. C’est cette rencontre qui vas faire découvrir l’électroacoustique à Daoust, il deviendra concepteur sonore pour L’ONF en 1976. «Le grand compositeur Pierre Henry disait qu’il en avait plus appris sur son métier dans les salles de cinéma que dans les salles de concert» souligne le musicien.

    En 1979, il quitte l’ONF pour se consacrer entièrement à l’enseignement et à la promotion de la musique électroacoustique. Il est aujourd’hui directeur de l’Association pour la création et la recherche électroacoustiques du Québec (ACREQ) qu’il a aidé à fonder en 1978. «Quand on a fondé l’ACREQ, on était seulement dix à faire de l’électroacoustique et on était loin de se douter du succès qu’était pour connaître cette musique au Québec» affirme le compositeur.

    Après dix ans de travail acharné, l’artiste sortait son premier disque compact, Anecdotes sur étiquette empreintes DIGITALes en septembre dernier. Le titre de chacune des pièces renvoie à la musique classique. On parle de sonate, de toccata et il y a même un petit clin-d’œil à Mozart intitulé Petite musique sentimentale. «Je crois que la musique électroacoustique est en filiation directe avec la tradition du classique occidental, c’est en fait la véritable musique du XXe siècle» soutient Yves Daoust. Ce qui ne signifie pas pour autant que l’on doive délaisser la formation classique en musique, puisqu’il ne suffit pas d’être un bon technicien en studio pour faire de l’électroacoustique. «Ce n’est pas parce qu’on manie bien le verbe qu’on peut être un bon écrivain» explique l’artiste.

    Devant la popularité grandissante de l’électroacoustique à Montréal, Yves Daoust reste très prudent. «Même si le milieu est très effervescent en ce moment, on ne va pas se mettre à se regarder le nombril et dire qu’on est devenu la Mecque de l’électroacoustique» dit le directeur de l’ACREQ. Avec des artistes de la trempe d’Yves Daoust, on est bien près du but.

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