Amateur du festival Mutek, complice de longue date de Robin Judge, activiste éclairé de structures diverses et heureuses, pêle-mêle Intr-Version, Alien8 ou Force Inc. voir Klang Electronik, voilà le pédigree sommaire, sans être réducteur, de Tomas Jirku.
Dans le cas présent de ce Bleak 1999, sa musicalité voit s’opposer 2 facettes supplétives où les rythmes irraisonnés et les beats tranchants s’exposent, assimilent la matière radiophonique, et diffusent des ondes radios inertes. Un climat fort se dégage de ce disque. On pourrait aisément qualifier cette musique de Dark-Ambient, tant elle concentre les caractèristiques d’artistes tels qu’Hybrids ou Starfish Pool.
La simplicité de la main-d’œuvre invite l’auditeur à canaliser son attitude sur la frugalité mélodique, l’aisance des traitements . Des titres tels que Psychosis, Cefuroxime étonnent par leur simplicité d’accès, envoutent par la rotondité de leur rythme, imprégnent l’auditeur d’un désir de «trance méditative».
La présence au mastering de l’électroacousticien Louis Dufort (Vulvatron 2000, Concept 2018957, Connexion) renforce l’expression de sombre poésie narrative qui se dégage de cet album. Très bon No Type
PS: à noter le sublime design du disque signé également du même Tomas Jirku