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electrocd

Billet

L’adieu au s.o.s. dans Voir

«Disque de la semaine», Réjean Beaucage, Voir, 12 juin 2003
jeudi 12 juin 2003 Presse

C’est d’un univers particulièrement glauque que rend compte la musique de Monique Jean et dans lequel on n’entre pas pour s’amuser. Ses 13’13 pour voix défigurées ou sa Danse de l’enfant esseulée nous entraînent dans des espaces sombres et orageux où le silence a la couleur du désespoir. Mais les silences ici ne sont pas des failles; Monique Jean les disperse plutôt comme autant de fenêtres nous permettant de respirer un peu avant de replonger dans l’abîme. On peut sentir par moments, et ce n’est certes pas un reproche, une filiation certaine avec le travail de celui qui fut son maître, Francis Dhomont. On peut entendre ces jours-ci la musique de Monique Jean dans un événement organisé par Codes d’accès et qui regroupe des installations sonores de Stephen De Oliveira, Martin Marier et Monique Jean, qui présente Point d’attaches ou les infidélités rotatives, une installation interactive.

… des espaces sombres et orageux où le silence a la couleur du désespoir.