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electrocd

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  • Symphonie acousmatique dans Circuit

    «Critique», Réjean Beaucage, Circuit, no 21:1, 4 mars 2011
    vendredi 4 mars 2011 Presse

    Il y a en musique électroacoustique plusieurs exemples de réalisations collectives ou de compositions intégrant le travail de plusieurs compositeurs dans un montage réalisé par un individu. On pense, entre autres, à la Frankenstein Symphony de Francis Dhomont (Asphodel, 1997), qui utilise des œuvres de 21 compositeurs différents, ou au [60] Project de Mathew Adkins (empreintes DIGITALes, 2008), qui en implique 60. Le modèle est sans doute le Concert collectif que donnèrent en juillet 1962 les membres du GRM, à Paris (on doit aussi au Groupe de recherches musicales un Concert imaginaire publié sous étiquette Ina-GRM en 1984). Le projet de Kaufmann est semblable et différent à la fois, puisque le compositeur procède en effet à un montage d’œuvres différentes pour en créer une seule, mais il s’agit uniquement d’œuvres provenant de son catalogue personnel, composées entre 1969 et 2007.

    Le projet est adaptable par n’importe quel compositeur, fût-il instrumental, qui aurait quelque chose comme un œuvre derrière lui, mais le résultat est évidemment tributaire de la qualité du catalogue. Dieter Kaufmann, qui fut l’élève d’Olivier Messiaen et de René Leibowitz, a composé aussi bien des musiques instrumentales (certaines pour grand orchestre, plusieurs opéras) que des musiques électroacoustiques (il a étudié le genre avec François Bayle et Pierre Schaeffer au GRM). Comme Luc Ferrari, utiliser des sons qui ont un contenu anecdotique chargé ne le rebute pas, loin de là, et à cet égard, les extraits d’œuvres retenues ici, sélectionnés à travers tout son catalogue, font preuve d’une étonnante unité. Kaufmann y démontre une grande ingéniosité dans la manipulation des sons, et il scénarise cette épopée en six mouvements avec beaucoup de talent. Après la symphonie, qui s’étend sur près d’une heure, le disque se clôt sur une pièce toute récente, Lui comme elle, de 2009; la pièce, dans laquelle la voix est un élément très important, est dérivée d’une œuvre antérieure, Fuge-Unfung-E, un monodrame pour actrice, trombone et orchestre.

    Kaufmann y démontre une grande ingéniosité dans la manipulation des sons, et il scénarise cette épopée en six mouvements avec beaucoup de talent.

    Jean-François Denis, empreintes DIGITALes dans Revue & Corrigée

    «Entrevue avec Jean-François Denis, directeur d’empreintes DIGITALes», Jean-Christophe Camps, Revue & Corrigée, no 87, 1 mars 2011
    mardi 1 mars 2011 Presse
    Au début des années 90, l’arrivée de l’étiquette de disques montréalaise empreintes DIGITALes a secoué les petites bulles du monde de l’acousmatique. Vingt ans, et plus de cent-dix références discographiques après, va-t-elle continuer à produire des CD?

    usure.paysage dans Whisperinandhollerin

    «Review», Christopher Nosnibor, Whisperinandhollerin, 1 mars 2011
    mardi 1 mars 2011 Presse

    Ordinarily, I would say that an album is either ambient or it isn’t. And yet that there are lengthy passages on Nicolas Bernier’s usure.paysage, a detailed and adventurous exploration of musique concrete, that are without doubt the most ambient stretches of ‘sound’ I have ever heard recorded.

    It’s entirely fitting that Bernier should describe himself — and be described by others — as a ‘sound artist’: he doesn’t play instruments or compose musical pieces in the conventional sense: he forges sculptures from the air — sometimes quite literally, collating and collaging found sounds and field recordings in combination with his own electronic creations.

    It’s all executed with incredible sensitivity, and despite being a ‘quiet’ record, Bernier exploits a remarkable dynamic range to remarkable effect. Clattering, creaking, crunching, echoing footsteps and objects colliding forcefully break the near-silence. For example, Les chambres de l’atelier is for the most part quiet, so quiet in fact as to be barely there, leaving the listener picking out sounds from the room or the faint mains hum. It’s strangely engaging, but then when sounds suddenly burst from nowhere, the effect is startling.

    If good photography is all about contrast and depth of field rather than obeying the age-old rules of composition, then usure.paysage is the audio equivalent: it’s a truly striking record, and one that demands real focus to obtain the maximum effect.

    … it’s a truly striking record, and one that demands real focus to obtain the maximum effect.

    usure.paysage dans De:Bug

    «Kritik», multipara, De:Bug, 1 mars 2011
    mardi 1 mars 2011 Presse

    Wenig Sonnenlicht fällt in die Welt, die Nicolas Bernier hier vor a uns ausbreitet: Ein riesiges imaginäres Hafengelände, in dem annähernd vollautomatisch die letzten Reste zivilisatorischen Handelsguts durch die Hallen spuken. Große Massen werden mit sattem Bassrumpeln in Bewegung versetzt, Mechanik klappert, rasselt, brummt und piept, Verpackung knistert und bröselt, verhallt in der Ferne, bis der nächste elektronische Luftzug hinter einem die Tür zufallen lässt und man sich im nächsten kalten Maschinenraum wiederfindet, den es auszuloten gilt. Nur selten verirren sich Schritte, Stimmen oder gar Kirchenglocken, Streicher, Gesang in die akusmatische Landschaft, die sich mit dunkler Kraft an den Ohren festsaugt. Eine fesselnde, dynamisch und scharf gezeichnete halbe Stunde Vinyl, mit der Hrönir sich um einen erneuten Blick auf die elektroakustische Szene Kanadas verdient macht und in ihrer dunklen Intensität wieder als eine Synthese vorangegangener Releases in den Katalog einfügt.

    usure.paysage dans The Wire

    «Review», Jim Haynes, The Wire, no 325, 1 mars 2011
    mardi 1 mars 2011 Presse

    The antiquarian aesthetic of a fastidious watchmaker mingles with that of modern-day cinematic sound designer on this utterly compelling musique concrète album. The numerous detours, razor cuts, slamming doors, wooden squeaks and articulated arrangement of sonic debris are on display with considerable panache, recalling concrète compositions dating back to the late 1950s and early ’60s. The toxic hiss that arises within the mechanical clatter on Paysages articulés no zéro is particularly effective. Elsewhere, on Les chambres de l’atelier, Bernier deftly moves from oblique passages of ratcheted turmoil and springloaded jolts into pools of half-melodic tones and nightmarish foreshadowing. Here, these almost musical passages are situated between David Lynch’s horror-laden sound design and the Schimpfluch-Gruppe’s more sublime moments.

    … modern-day cinematic sound designer on this utterly compelling musique concrète album.

    courant.air dans ByteFM

    «Kritik», Sebastian Hinz, ByteFM, 6 février 2011
    dimanche 6 février 2011 Presse

    Dieser detailreiche, kraftvolle Klang findet sich auch auf Courant.Air wieder. Im Unterschied zu seiner Veröffentlichung auf dem portugiesischem Label Crónica, setzt der Klangkünstler aus Montréal hier auf Gitarren — statt auf Violinensaiten als Ausgansmaterial. In der Summe entsteht hier dadurch eine völlig andere Musik, eine Art futuristischer Folk wie er auch auf Propulsion zu hören ist, der mitunter an die besten Momente von Gastr del Sol erinnert.

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