Sauter au contenu principal
electrocd
  • This website is also available in English.

Blogue

2899 résultats
  • 287
  • 288
  • 289
  • 290
  • 291
  • 292
  • 293
  • 294
  • 295
  • Jalons dans Jade

    «Critique», Julien Jaffré, Jade, no 12, 18 juin 2003
    mercredi 18 juin 2003 Presse

    Chacune des partitions, combinaisons/compositions de Francis Dhomont évoque une histoire, une sensation d’imprévisible par les climats qu’elles tracent, les panoramas qu’elles donnent à visiter mentalement. Dans le jeu de sculpture sonore de Francis Dhomont, l’œil jalouse fréquemment les oreilles. Sa contribution est une forme sensitive d’impressionnisme environnementaliste; il semble puiser dans la nature, dans les ambiances et le contexte des lieux qu’il visite, la matière de sa création, avant de transfigurer ses sources via des processus de filtrages, de relectures charnelles et acoustiques. Francis Dhomont est un Agriculteur au sens étymologique du terme; il transforme de ses mains la nature, pour en faire un artefact, une création in situ. Son environnement oscille entre le ludique, où les chants nocturnes des cigales deviennent une rencontre du troisième type (Vol d’Arondes), ou l’inquiétant comme sur En cuerdas ou des spectres d’arpèges de guitares traversent les pièces. Pour paraphraser le texte anonyme qui accompagne le disque: «l’univers sonore de Francis Dhomont demeure cependant celui de la métamorphose par le traitement informatique et la démultiplication par l’écriture électroacoustique.» Si Jalons était un tableau, ce serait «nu descendant l’escalier»!

    Francis Dhomont est un Agriculteur au sens étymologique du terme; il transforme de ses mains la nature…

    L’adieu au s.o.s. dans Jade

    «Critique», Julien Jaffré, Jade, no 12, 18 juin 2003
    mercredi 18 juin 2003 Presse

    Drones lancinants des profondeurs, ambiances portuaires et fonds de cale… Monique Jean installe sans préliminaire les soubassements de son travail. 13’13 pour voix défigurées nous immerge dans l’appel au secours de rescapés en attente de secours, puis développe un schéma combiné d’électro-ambient spectrale et de rythmes métalliques post-industriels. Les qualités acousmatiques et conceptuelles de son travail sont indéniables, privilégiant dans cette quête un travail en profondeur, croisant le fer avec des femmes-écrivains contemporaines, depuis Hélene Cixous jusqu’à Denise Desautels ou encore Alejo Carpentier et son Varèse vivant (écrivain qui je vous l’accorde, n’est pas une femme!) A choisir, on préférera ses travaux purement instrumentaux, comme l’étonnamment fluide Danse de l’enfant esseulée, plus prompt à nous plonger dans l’onirisme de ces mondes sinistres et menaçants.

    … prompt à nous plonger dans l’onirisme de ces mondes sinistres et menaçants.

    All Your Dreams Are Meaningless dans Jade

    «Critique», Julien Jaffré, Jade, no 12, 18 juin 2003
    mercredi 18 juin 2003 Presse

    «C’est au nombre de ses ennemis qu’on reconnaît la valeur d’un homme, la qualité d’une construction.» De même que l’utopisme moderniste et décapant du Bauhaus, avait au début du siècle dernier déchaîné les passions, La musique de Coin Gutter, belle épure de lignes courbes, d’à-plats limpides, de textures lisses, béton lavé, vitres dépolies, de parements arc-boutés se veut un prolongement de la recherche d’esthétisme, entre dynamique harmonieuse, sensible et rupture soudaine. Emma Hendrix et Graeme Scott veulent croire, par analogie, à l’utopie d’une musique qui aurait les vertus d’élever l’homme au dessus de sa condition; la musique non pas comme un placebo aux maux de nos vies, mais comme un brasero ardent, irradiant l’esprit par l’audition. Une proposition abstraite de faits et d’actes, de principes musicaux qui puisent dans les musiques strato-atmosphèrique, environnementale, isolationniste, électroacoustique minimaliste. Lift With the Knees, lente ascension mentale (36 minutes), a la même beauté embrumée que la progression mythique introduisant le film d’Herzog, Aguire, où la colère de dieu par Popol Vuh. A bien y regarder, on peut aussi déceler des touches de Throbbing Gristle, des apartés de Thomas Köner et d’Alan Lamb, des petites alcôves sonores de piano, un zapping terroriste, mélangeant attentat sonores de bruits blancs (lignée Mego) et musique de chambre (Lullaby) Brouillard spectraux façon Dissolve ou Labradford, d’échos de cartes postales sonore, façon La Casa où Ouie Dire rec, et de musique électronique atonale. Introspectif et méditatif.

    Introspectif et méditatif.

    Hey Typical! dans Vital

    «Review», Frans de Waard, Vital, no 375, 18 juin 2003
    mercredi 18 juin 2003 Presse

    A previous release by Books On Tape was reviewed in Vital Weekly 361 and here is it’s follow up, a blue vinyl 10” on the No Type label. Books On Tape is Todd Drootin from New York and sometimes works as/with Click Tracy, Dewey Decimator (with Kerri Kerrang), Sluts On Tape (with Eryk Salvaggio), Tape Science Version (with Dustin Craig, who is also Headphone Science, see our last week’s issue) and Box Social (with David Klotz of Fonda). As Books On Tape he works in the realms of dance music, but always with a very healthy dose of punk rock inspiration. The three tracks on this 10” are up to the expectations: a driving rhythm, packed with voice samples and police siren like synths. Music for the rougher edges of dance floors. The b-side Track and Field Song, which takes up the entire side might be a bit long, and maybe it would have been better to do four tracks instead of three on this record, and it would have kept the energy level higher.

    The three tracks on this 10” are up to the expectations…

    L’adieu au s.o.s. dans Skug

    «Kritik», Harald Wiltsche, Skug, no 55, 15 juin 2003
    dimanche 15 juin 2003 Presse

    Man liest das Booklet der vorliegenden CD und ist entsetzt. Da ist doch wirklich die Rede davon, dass das in vier Akte geteilte Stück “mit offenen Augen komponiert wurde,” dass “Musik der Ausdruck der in der Realität verankerten Sensibilität wäre” und dass es um Hilflosigkeit, Verunsicherung und andere Existenzialien geht. Wer bitteschön getraut sich heute noch an solche Themen — wohlgemerkt in der betont gefühlslosen Welt der Elektronika? Monique Jean zum Beispiel und wer glaubt, dass man es dann mit mollastigen Ambientorgien a la spätem Klaus Schulze zu tun bekommt, irrt gewaltig. Die Soundscapes, die hier gezeichnet werden, sind atemberaubend, keineswegs emotional-naiv, sie sind zumeist von einer digitalen Kühle getragen, deren fragile Textur durch Rauschkaskaden und wirre Sprachfetzen durchbrochen wird. Die Lektüre der CD ist sicherlich nicht leicht, aber man wird durch die vielschichtige Tiefe der Komposition und eine fesselnde Klangsprache mehr als belohnt.

    Isostasie, Rhizomes, Parr(A)cousmatique dans Skug

    «Kritik», Tobias Bolt, Skug, no 54, 14 juin 2003
    samedi 14 juin 2003 Presse

    Der, zumeist im geologischen Zusammenhang verwendete, und einen Gleichgewichtszustand beschreibende Begriff der»Isostasie«ist der Titel von Natasha Barrets drittem Album, auf dem die Komponistin und Sound-Ökologin verschiedene lokale Naturphänomene, wie die Mitternachtssonne oder »Roten Schnee« mittels elektroakustischer Klangforschungen abstrakt umreißt. Die zehn glasklaren, kalten Impressionen aus ihrer Wahlheimat Norwegen, durchwegs spannend und mit einer ausgeprägten Liebe zum Detail gestaltet, fegen wie ein eisiger Nordwind aus den Boxen und kristallisieren zu glitzernden Klangskulpuren voll gespenstischer Schönheit.

    Noch ein wenig abstrakter kommt das Album des belgischen Komponisten Stephan Dunkelman daher. Seine nicht nur für Konzerte, sondern auch für Ausstellungen und Tanzaufführungen komponierten Stücke spielen gekonnt mit Musik im Raum/Zeit-Kontext, sowie laut/leise-Kontrasten. Die zu Beginn etwas diffus anmutenden Soundscapes geraten mit zunehmender Spieldauer zu einem durchaus hörenswerten Ganzen, in dem sich die verschiedenen Geräusche tatsächlich wie»Rhizome«(dieser ursprünglich aus der Botanik stammende Begriff wurde von Deleuze und Guattari als Metapher für Hypertextualität verwendet) von den Spitzen weg in verschiedenste Richtungen fortpflanzen.

    Der Titel von Arturo Parras Album wiederum weist ganz konkret auf seine Entstehungsweise hin: fünf »acousmatische« Stücke für Tape, von Parra an ebenso viele verschiedene Komponisten in Auftrag gegeben, werden auf»Parr(A)cousmatique«von dem kolumbianischen Gitarristen mit seinem expressiven Spiel auf der akustischen Gitarre konterkariert. Ein atmosphärisch unglaublich dicht geratenes Album, in dem sich ruhige, einfühlsame Passagen mit explosiven Fingerpickings und stakkatoartigen Rhythmusattacken abwechseln. Das in Parras Spiel omnipräsente lebensfreudige Flamencofeeling paart sich hier auf ganz wunderbare, ungewöhnliche Weise mit der Musique Concrète der Tape-Kompositionen. Eine absolute Empfehlung. Alle drei Veröffentlichungen beinhalten in den äußerst ansprechend gestalteten Pappkarton-Schubern umfangreiches Informationsmaterial, darunter Biographien, Details zum Release sowie Kommentare der Künstler zu den einzelnen Stücken in englischer und französischer Sprache.

    Eine absolute Empfehlung.
  • 287
  • 288
  • 289
  • 290
  • 291
  • 292
  • 293
  • 294
  • 295