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  • The Enormouslessness of Cloud Machines dans Splendid E-Zine

    «Review», Noah Wane, Splendid E-Zine, 10 avril 2000
    lundi 10 avril 2000 Presse

    The Enormouslessness of Cloud Machines collects seven multi-channel works by composer and sound artist Steve Heimbecker. Some of them, like The Forum for the Alienation of Art, are for use in sound installations. In this case, the piece is a three-minute audio tape that combines bird songs with a sort of spoken manifesto. It is intended to be played continually for the duration of the exhibition. Another work, Spin Cycle, derives rhythmical sounds from the manipulation of a 17-second quadraphonic sound sample of a spinning roulette wheel. A kind of subdued counterpoint is produced here — limited in color, but strikingly hypnotic. Tic Talk #1 is a live quadraphonic work that involves open microphones, delay lines and 4 kitchen timers. The piece lasts as long as the kitchen timers are running. It is no less hypnotic than Spin Cycle, although the timers add a sense of urgency that disembodied sound objects do not. Clearly Heimbecker is an conceptualist! His works are not songs, sonatas or symphonies. Nor, in a way, are they really music. They are more like collages in the spirit of a Kurt Schwitters. The disc’s title is particularly apt because Heimbecker’s pieces have such a profound sense of timelessness. They seem quite capable of going on forever. Heimbecker is a consummate artist capable of simple, unique and beautiful things, and this two disc set is a fine homage to beautiful art.

    Heimbecker is a consummate artist capable of simple, unique and beautiful things…

    Corazón Road dans CFLX 95.5 FM

    «Délire actuel: Critique», François Couture, CFLX 95.5 FM, 4 avril 2000
    mardi 4 avril 2000 Presse

    L’étiquette montréalaise empreintes DIGITALes vient de rééditer le superbe disque Corazón Road des Kristoff K.Roll, un duo [français] d’électroacousticiens composé de Carole Rieussec et de Jean-Christophe Camps. Ce disque était paru en 1993 sur l’étiquette SONARt.

    Kristoff K.Roll nous invite à un voyage en Amérique centrale, dont Corazón Road constitue la narration. À travers les bruits du voyage, les bribes de conversations (en français, en anglais, en espagnol), la sympathie des gens rencontrés, l’allégresse de la découverte mais aussi la solitude, le déracinement et surtout la découverte de l’être humain, ce disque nous interpelle, en plus de nous porter pendant 75 minutes dans un périple ou l’électroacoustique n’est pas cet art austère que certains veulent bien y voir, mais la transcription artistique, émotive, humaine d’une expérience très difficile à traduire (j’en sais quelque chose: l’un de mes champs de recherche en littérature (mon gagne-pain) est le récit de voyage). L’art électroacoustique des Kristoff K.Roll est à rapprocher de l’esthétique de Francis Dhomont, en particulier de Forêt profonde (aussi sur empreintes DIGITALes [IMED 9634]).

    Très fortement recommandé: ★★★★

    … ce disque nous interpelle, en plus de nous porter…
    ★★★★

    Louis Dufort dans Hour

    «Wrapping a stubborn ear around musique actuelle», Isaac Chosta, Hour, 9 mars 2000
    jeudi 9 mars 2000 Presse

    Also this week: Rien à voir is four days of electroacoustic music at the ExCentris complex with composers from Quebec, the rest of Canada, and Europe. Don’t miss the rencontres with the composers each day at 6 pm in the Agora (just outside the three cinemas).

    Louis Dufort dans La Presse

    «L’acousmatique à la portée de tous», Philippe Renaud, La Presse, 8 mars 2000
    mercredi 8 mars 2000 Presse

    «As-tu déjà vu quelqu’un mourir devant toi? Non? As-tu déjà vu les films Face à la mort? La scène de l’électrocution?» me demande Louis Dufort. Oui, oui, ça me revient… Le jeune compositeur de musique électroacoustique est obsédé par la mort ces temps-ci. Obsédé par les atrocités que peut subir le corps humain. Elles provoquent chez lui une émotion dense, brutale, déstabilisanle, qui est au centre des œuvres qu’il nous fera entendre ce soir, lors de la soirée d’ouverture de la série Rien à voir présentée pour la première fois dans les conditions idéales qu’offre le centre Ex-Centris.

    «Le malaise m’intéresse, m’explique-t-il depuis le pelit studio qu’il s’est construit au sous-sol de sa demeure. Je m’intéresse à la rupture des attentes de la perception pour créer chez l’auditeur un déséquilibre. C’est là où j’ai le contrôle sur lui!» jubile-t-il.

    Sa musigue est en effet inattendue. Sur Zénith l’une de ses plus récentes compositions, la tension est déjà palpable pendant ces premiers instants vaporeux, puis éclate brutalenent. L’impact est terrible et vise au plexus: «J’ai une approche autant musicale que physique.»

    Louis Dufort a 28 ans, est diplômé de l’Université de Montréal en composition de musique électroacoustique, ainsi que du conservatoire de musique de Montréal, et trippe sur le techno. Ses compositions lui ont valu de nombreux prix (ACREQ et SOCAN) et sont reconnues autant en France, dans les Pays-Bas qu’aux États-Unis. Mais Dufort est moin sérieux que son curriculum vitae le laisse paraître: «J’ai jamais été ben intellectuel. Je n’aime pas trop les concepts; ça va justement à l’encontre du trip de la perception qu’est l’acousmatique.»

    Essayons de clarifier ce jargon qui, de vous à moi, peut paraître assez aride. La musique acousmatique n’est pas un style; c’est une façon de rendre la musique telle qu’elle le sera pendant les quatre jours de la série Rien à voir. Une pièce électroacoustique mise en espace, diffusée dans un environnement contrôlé — truffé de 35 haut-parleurs —, permet de lui conférer de nouvelles intentions, un nouvel impact à l’oreille.C’est ça, l’acousmatique.

    «Ça vient de Pythagore. Quand il donnait ses enseignements, il se cachait derrière une toile pour que seules ses paroles soient retenues.»

    «Ainsi, renchérit Dufort, l’auditeur n’est pas distrait par le jeu de l’interprète. Tout ce déroule dans le noir total. C’est ce que j’aime là-dedans, c’est qu’on se retrouve avec la musique à l’état pur. Ça devient intéressant d’un point de vue narratif; je peux créer des images concrètes qui vont toucher l’auditeur.»

    Louis Dufort sent la nécessité de raconter quelque chose à travers ses pièces, comme si c’était du cinéma. La seule chose qui lui importe c’est d’installer un dialogue entre lui et le public. «Je veux que l’auditeur ressente quelque chose d’intense.» De cette façon il n’est pas nécessaire de posséder une maîtrise en musicologie pour apprécier ses œuvres.

    Cette satisfaction, il espère aussi la retrouver dans la musique techno. «Le techno est une forme populaire de l’acousmatique. On ne va pas entendre du techno pour être ébloui par la performance du musicien. On y va pour la vibe, pour la musique!» D’ici à ce qu’il lance ses premières compositions pour le plancher de danse (sur le label montréalais Ascend), un premier disque de musique électroacoustique devrait paraître sous peu. En plus de tout ça, Dufort compose pour les chorégraphies de Marie Chouinard, un travail qui le passionne. «J’adore danser, j’adore le travail du corps humain!» Et de me replonger dans ses images de corps mutilés, travaillés par la douleur…

    The Enormouslessness of Cloud Machines dans The Wire

    «Soundcheck Review», Julian Cowley, The Wire, no 193, 1 mars 2000
    mercredi 1 mars 2000 Presse

    Canadian sound artist Heimbecker creates unusually spacious and unhurried montages. They may be reflections of his prairie upbringing, but they are assuredly products of his ‘sound sailing’ technique — locating open microphones in the sound space to generate frequency feedback loops as they are processed through digital delays. Voice and breath, gentle environmental sounds, small machines and a sense of humour are key ingredients. Much of it feels boundless, yet electroacoustic composition is rarely so habitable as here.

    … electroacoustic composition is rarely so habitable as here.

    Aérosol dans Audion

    «Review», Alan Freeman, Audion, no 42, 1 mars 2000
    mercredi 1 mars 2000 Presse

    Ned Bouhalassa, on the other hand, goes for weird sound-bending, warping of tones and familiar sound into unrecognisable structures. He counterpoints melodic elements with abrasive textures, and does it in a most unusual way. I’m yet to make my mind up on this one!

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