Presque rien no 2, ainsi continue la nuit dans ma tête multiple
- Luc Ferrari
- Année de composition: 1977
- Durée: 21:28
- Instrumentation: support stéréo
Composé en 1977, Presque rien no 2, ainsi continue la nuit dans ma tête multiple inverse carrément, à tous les niveaux, la proposition du premier Presque rien. D’abord, parce que, cette fois, les micros et le magnétophone ne sont pas fixes
Bien plus encore. Après une longue séquence durant laquelle on découvre les différents sons d’un paysage nocturne — grillons, oiseaux de nuit, cloche au loin, aboiements d’un chien, symphonie d’insectes, solos d’un oiseau, d’un insecte dans les herbes — tout se met brusquement à changer. La nuit a surpris le compositeur, pénétré dans sa tête et, au cours de son travail en studio, celui-ci laisse tout à coup libre cours à sa subjectivité, modifie le paysage de la nuit extérieure en une sorte de
Après l’avoir terminé, Luc Ferrari a jugé ce Presque rien no 2 trop intime pour le rendre public, et c’est seulement deux ans plus tard qu’il a admis qu’
La réussite d’une œuvre artistique, quelle qu’elle soit, tient toujours d’une dialectique entre des forces contraires, jeu d’autant plus efficient qu’on le ressent plutôt qu’on ne l’analyse clairement sur le coup. En ce qui concerne les Presque rien de Luc Ferrari, une clef peut être donnée par une œuvre antérieure, Music Promenade, réalisée en 1969 pour quatre bandes magnétiques comportant des enregistrements différents et passant simultanément sur quatre magnétophones indépendants.
Fragments de musique de défilé militaire, de sirène d’usine, de musique folklorique, de valse de Strauss, de bribes de conversation et de rires féminins, d’explosions et de discours politique, pris sur le vif en Autriche, en Allemagne, en Yougoslavie, en Angleterre, en France et au Portugal
Alors que les minimalistes américains utilisent des processus de répétition afin de produire des effets hypnotiques détournant l’attention de tout ce qui n’est pas directement lié à ces processus, Luc Ferrari y voit au contraire un moyen naturel d’articuler de façon polyphonique des éléments sonores empruntés à la vie. Aisément perceptible dans Music Promenade—
Dans un texte récent qui, sous le titre de Je courais tant de buts divers, cherche à mettre de l’ordre dans un parcours confus, Luc Ferrari parle lui-même de
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Création
- 14 novembre 1979, Festival d’automne à Paris
: Luc Ferrari, Centre Pompidou, Paris (France)
Albums
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Épuisé
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