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electrocd

Détail des pistes

Gently Penetrating Beneath the Sounding Surfaces of Another Place

Hildegard Westerkamp

Gently Penetrating Beneath the Sounding Surfaces of Another Place

  • Hildegard Westerkamp
  • Année de composition: 1997
  • Durée: 14:03
  • Instrumentation: support stéréo
  • Commande: IMEB

Stéréo

  • 44,1 kHz, 16 bits
Ce texte n’est pas disponible en français.

The vendors’ voices in this composition were recorded in specific areas of New Delhi during my first visit in 1992: in the residential area of Januk Puri, at the early morning produce market in Tilak Nagar, at the market near the Jama Masjid, and at the market stalls just off Janpath near Connaught Place. I noticed that many of the other sounds in these places besides the vendors’ voices were those of metal (such as buckets falling over, cans rolling, the handling of metal pots, squeaking gates, sometimes unidentified objects rattling or clinking as they pass), bicycle bells and scooter horns. As they seemed to be rather characteristic sonic “accompaniments” to the environments through which the vendors passed or where they had their stalls, these sounds became major players in the composition.

Coming from a European and North American context, I was delighted by the daily presence of the vendors’ voices. As the live human vending voice has disappeared almost entirely in Northern Europe and North America and has largely been replaced by media advertising, it is somewhat of a miracle for the visitor from those areas to hear such voices again. The gruffer, coarser shouting of male voices seemed to occur in markets near noisy streets or where a lot of voices were competing with each other. The vendors moving through quieter neighbourhoods seemed to have musically more expressive voices and almost songlike calls for their products, with clear melodic patterns. And then there was the voice of the boy selling juice…

In a city like New Delhi, and other places in India, one experiences shimmering beauty and grungy dirt and pollution side by side all the time. These opposites are audible in most of my recordings as well and specifically in the sound materials selected for this piece. I wanted to express acoustically / musically both the shimmering and the grunge as it seems to represent so deeply and openly the contradicitions within this culture and the intensity of life that results from it.

Finally I believe that this piece also explores outer and inner worlds as one experiences them in India: the extraordinary intensity of daily living on the one hand and the inner radiance, focus and stillness on the other hand that emanate from deep within the culture and its people, despite the hardships of life.


Gently Penetrating Beneath the Sounding Surfaces of Another Place was commissioned by and realized in the studios of the Institut international de musique électroacoustique de Bourges (IMEB, France) and received an honorary mention in the Prix Ars electronica 1998 competition (Linz, Austria). I would like to thank Savinder Anand, Mona Madan, Arun Patak, Virinder Singh, and Situ Singh-Bühler for taking me to the places where these vendors’ voices occured. Without their help and local knowledge I would have had a difficult time capturing them on tape. Many thanks go to Max Mueller Bhavan for inviting me to New Delhi in the first place and giving me the opportunity to work with the Indian friends and listen to this city. I am grateful to Peter Grant for being a compassionate and listening companion throughout this time.15-03-2021

Composition

Distinctions

Matriçage

  • 2002, Andrew Czink

Into the Labyrinth

Hildegard Westerkamp

Into the Labyrinth

  • Hildegard Westerkamp
  • Année de composition: 2000
  • Durée: 15:04
  • Instrumentation: support 8 canaux
  • Commande: NAISA, avec l’aide du CAC

Stéréo

  • 44,1 kHz, 16 bits

À Sonja

Into the Labyrinth est un parcours sonore au sein de la culture indienne. Ce parcours nous entraîne entre le rêve et la réalité, un peu à la manière dont bien des voyageurs, moi y comprise, découvrent ce pays. Il est rare en effet que tout s’y déroule selon un plan prévu d’avance ou selon certains attentes. On finit bien par atteindre sa destination d’une manière ou d’une autre, mais c’est le trajet en lui-même, toujours plein de surprises et de détours inattendus, qui demeure la véritable expérience. En composant cette pièce, j’ai été amenée à réexaminer l’évolution de ma démarche d’écriture au cours des 25 dernières années: tout comme l’Inde m’a forcée à réévaluer et à abandonner mon point de vue eurocentrique, cette pièce a remis en question ma conception du processus créateur. Dès le départ, j’avais cette vision d’un labyrinthe rempli d’une multitude de sons et d’événements sonores. Mon seul plan était de me laisser guider par les sons que j’avais enregistrés jusqu’à ce qu’un parcours se dessine de lui-même dans ce dédale de sonorités nouvelles. Il était clair que les expériences vécues au cours de mon voyage en Inde et les enregistrements que j’avais réalisés devaient jouer un rôle majeur dans l’élaboration de cette pièce, mais je n’avais aucune idée ni de la route à prendre ni de ma destination finale. Je me suis donc embarquée dans ce travail comme on prend la route pour quinze jours, sans me soucier de la destination, mais par goût de l’aventure. Cette composition est simplement le résultat de l’expérience.

[source: Réseaux des arts médiatiques]


Into the Labyrinth est une commande de New Adventures in Sound Art avec l’assistance du Conseil des arts du Canada (CAC). L’œuvre a été réalisée au Studio de musique électronique de la School of Contemporary Arts de Simon Fraser University (Vancouver, Canada). La version originale était conçue pour être diffusée sur huit haut-parleurs. Je tiens à remercier Darren Copeland de m’avoir permis d’explorer ce moyen de diffusion.

Sources sonores — Voix et musiciens: groupe de musiciens Rajasthan (foire aux chameaux de Pushkar, Rajasthan); Ensemble Kamal Kothari (Jodhpur, Rajasthan); sitar, Arun Patakr (magasin de musique, Delhi); Situ Singh-Bühler, mezzo soprano (Delhi); charmeur de serpents (jardins de Lodi, Delhi); joueur de sarangi (parc Madore, Jodhpur); marchand (Janakpuri, Delhi); jeune garçon chantant (foire aux chameaux, Pushkar). Autres sons: sonnette de vélo (Tilak Nagar, Delhi); grillons (Palolem, Goa); musique de film diffusée d’un haut-parleur (Tilak Nagar, Delhi); bruits de pas et de porte (Ashram Shivananda, Rishikesh); tailleurs de pierre travaillant à la restauration (fort de Jodhpur, Rajasthan); trompette (marchand de jouets, Delhi); bruits de circulation (Connaught Place, Delhi); bruits de circulation (marché de Tilak Nagar, Delhi); sifflement du train arrivant à Delhi; sifflement du train sur le plateau du temple Bahai (Delhi).

Composition

Matriçage

  • 2002, Andrew Czink

Attending to Sacred Matters

Hildegard Westerkamp

Attending to Sacred Matters

  • Hildegard Westerkamp
  • Année de composition: 2002
  • Durée: 26:24
  • Instrumentation: support stéréo
  • Commande: ACWC, avec l’aide du CAC

Stéréo

  • 44,1 kHz, 16 bits

À Veena Sharma

Qu’y a-t-il de sacré dans notre vie et quelle place lui réserve-t-on? C’est cette question, avec les impressions de mes voyages en Inde et mes préoccupations de longue date au sujet de l’environnement qui ont été à la source de cette composition. Le sens du sacré est profondément ancré dans la culture indienne où les gens fréquentent quotidiennement les lieux saints associés à plusieurs religions. Dans cette pièce, j’ai voulu évoquer à la fois la diversité presque chaotique de religions présentes en Inde et le calme d’un refuge intérieur, d’un sanctuaire propice à stimuler l’énergie, l’attention, la créativité, l’écoute. La pratique religieuse régulière est une partie intégrante de la vie en Inde sur une échelle beaucoup plus vaste qu’elle ne l’est en Amérique du Nord et en Europe. Il est donc naturel que les sons reliés à la pratique religieuse soient très présents dans le paysage sonore indien, qu’il s’agisse des plus évidents comme ces chants religieux débités à tue-tête par la voix rauque des haut-parleurs pendant des heures entières, ou des plus discrets comme les incantations d’un groupe de fidèles participant à un rituel dans un parc à l’aube. Attending to Sacred Matters est construit à partir de sons recueillis au cours de diverses cérémonies religieuses et pratiques spirituelles pendant mon séjour en Inde. Les Indiens se disent fiers de voir co-exister pacifiquement plusieurs religions dans leur pays. Et ils sont cruellement déçus quand un incident violent, comme la destruction de la mosquée d’Ayodhya en 1992 par des groupes extrémistes hindous, provoque une nouvelle explosion de haine entre les divers groupes religieux. Aujourd’hui, face aux voix dans le monde qui hurlent la haine, la violence, l’agression, face à la guerre et au journalisme à sensation, j’ai senti l’urgence d’offrir une expérience d’écoute, celles qui nous parlent de paix et de compassion de se faire entendre et de parler avec conviction.

[source: Réseaux des arts médiatiques]


Une version abrégée de Attending to Sacred Matters a été commandée par l’Association canadienne des femmes compositeurs avec l’assistance du Conseil des arts du Canada (CAC).

Sources sonores — Voix: Swami Brahmananda (Rishikesh); Pracharya Padmanabha Sharma (Delhi); Vandana Shiva (Conférence Internationale sur l’Eau, Vancouver, Canada, juillet 2001); Situ Singh-Bühler (Delhi); incantations hindoues (Rishikesh et Pushkar); muezzins (Nizamuddin, Delhi et Kollam, Kerala); chant du OM (parc du district de Janakpuri, Delhi); incantation sikh (Temple d’Or d’Amritsar); enfant (près du Gange, Rishikesh); femme (temple brahmique de Pushkar). Cloches: temple (Delhi, Pushkar et Rishikesh). Eau: rivière (région du sud Goa); Gange (Rishikesh).

Création

  • 27 janvier 2002, Then, Now and Beyond: A Festival of Music by Women, Ottawa (Ontario, Canada)

Matriçage

  • 2002, Andrew Czink