Cycle du son
Francis Dhomont
Cycle du son
- Francis Dhomont
- Durée: 56:32
- Instrumentation: support stéréo
- ISWC: T0031231885
Création
- 22 novembre 1998, L’Espace du son 1998
: Solo de Francis Dhomont, XL Théâtre du Grand Midi, Bruxelles (Belgique)
ISRC CAD500114540
À la mémoire de
Pierre Schaeffer (1910-1995)
À la fois lamento et marche funèbre, cette paraphrase de l’
ISRC CAD500114550
Aux
« inventeurs du trésor» (Bayle ,Berio ,Chion ,Dufour ,Ferrari ,Henry ,Malec ,Parmegiani ,Reibel ,Risset ,Schaeffer ,Stockhausen ,Teruggi ,Varèse ,Xenakis ,Zanési et bien d’autres, trop nombreux pour les citer…)
On retrouve ici un aspect fondateur de la
ISRC CAD500114560
À la musique concrète et à
Pierre Schaeffer , son ‘inventeur infortuné’
« … un instant transportée dans des retrouvailles magnifiées des premières illuminations ‘concrètes’ de mon enfance […]. Peut-être étais-je seule ce soir à être si émue à l’écoute de ces dernières ‘mesures’…» —
Marie-Claire Schaeffer-Patris , lettre personnelle au compositeur.
Il ne s’agit donc pas de pasticher mais, au contraire, de témoigner qu’à travers les moyens les plus actuels, un langage a bel et bien été transmis. Peut-être est-il possible aussi, sans établir de symétrie simpliste, de suggérer qu’à six siècles de distance, il existe quelque parenté entre ces deux théoriciens d’un art nouveau
Ainsi, une oreille ‘classique’ pourra-t-elle reconnaître des fragments de l’
Signe de changement
François Bayle écrit à sujet deNovars :
« Il y a, à l’écoute des œuvres deFrancis Dhomont , la marque évidente d’un style.On y trouve des traits, des signatures
: longues trajectoires ‘respirées’, alternances bien conduites de formes fortement inscrites et de traces fines et légères, jeux des proportions et des masses en mouvements. Ou comme dans sonChiaroscuro — l’une des plus réussies — un goût baroque de la richesse timbrique aux contours ombrés, traversée de fragments identifiables, vocaux souvent, vivants toujours.Il y a le sens de l’accent et du long soupir, conduit jusqu’au silence finement écouté, cadré et placé avec le soin méticuleux du photographe pour qui tous les détails d’arrière-plans comptent, évidemment, et peut-être plus ou sinon autant que les intentions musicalement soulignées auxquelles ils s’incorporent.
Mais dans
Novars il est à noter quelques distinctions qui donnent couleur et attraction spéciale à une œuvre qui s’est placée dans un propos bien particulier. L’élément-cellule rythmique, qui propose une danse lente s’appuyant sur une note complexe, un emprunt monté en épingle (choisi dans l’Étude aux objets dePierre Schaeffer ), et qui, se détachant d’un fond coloré de timbres-voix moirée (et ‘brassés’ d’aprèsMachaut ) projette sur l’œuvre cette évocation dePavane (pour des amours certainement pas défuntes! ).Les respirations, élancements, jetés-glissés, aux gestes si chorégraphiques font contrepoids aux enchevêtrements rythmiques formant troisième personnage-sonore de cette histoire, histoire de temps et contretemps, en forme d’énigme.
Et en effet le jeu se développant dévoile petit à petit les sources de son inspiration. Ou plutôt ce dévoilement s’accompagne d’une longue mise en perspective, d’une distance prise à l’égard des sources citées, et d’une couleur d’outre-monde à la
Tanguy , de ces plages où s’effile dans des tonalités de« ciel de métal» (Giono ) cet hommage au renouveau.Dédiée
« à la musique concrète» , cette œuvre éclaire avec douceur ses références, et nous laisse après l’écoute sous le charme de sa prégnance. Comme dans… mourir un peu — la prolongerait-elle? —, nous voici offert un bien étrange et bienfaisant moment de réflexion.» (Paris, 16 juin 1991)
[ix-91]
ISRC CAD500114570
À
Inés Wickmann et ses objets trouvés
À l’inverse des autres pièces de ce Cycle,
Bien que les outils technologiques aient considérablement changé et que la