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electrocd

Détail des pistes

Dédales

Todor Todoroff

Dédales

  • Todor Todoroff
  • Année de composition: 2008
  • Durée: 16:08
  • Instrumentation: support 12 canaux
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T1064140312

Stéréo

ISRC CAD501910035

  • 44,1 kHz, 24 bits

Dédales s’inspire très librement, en y apportant d’importantes modifications de structure et en y intégrant de nouveaux éléments, de la musique de scène composée pour Les familiers du labyrinthe (2005) une chorégraphie de Michèle Noiret pour l’Opéra de Paris.

L’œuvre installe par moments l’idée d’une présence étrange, indéfinissable, à l’aide de ‘silences colorés’, sortes de clairs-obscurs sonores qui ouvrent une porte sur l’inconnu. Parfois des structures sonores rythmiques très affirmées matérialisent l’univers hostile, mécanique et imprévisible du labyrinthe dans les rouages duquel se perdent et se retrouvent les corps. En mettant tantôt l’accent sur son inéluctable permanence, tantôt sur sa vivacité cinétique.

Mais cette machine n’est pas seulement extérieure, elle habite les esprits et les corps et en est également le reflet, car seuls ceux-ci la perçoivent et l’imaginent. Elle répond donc en écho à l’apparente fragilité des hommes et des femmes dont la présence sonore est assurée symboliquement par le souffle et par la voix. Ces derniers apparaissent dans la composition sous diverses formes, dont les transformations multiples conservent l’empreinte de leur origine.

Dédales explore également la juxtaposition d’espaces distincts et de sons qui naissent, meurent et se répondent, les alliages insolites, les perturbations et les accidents. L’utilisation extensive des possibilités offertes par la projection multipiste autorise cette superposition sans nuire à la transparence de l’écoute. Les différentes strates de matières sonores subissent des distorsions temporelles distinctes, des fragmentations, des métamorphoses… Elles perturbent et altèrent la perception du temps et de l’espace.

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Dédales a été réalisée en 2008 au studio d’ARTeM (Art, recherche, technologie et musique) à Bruxelles (Belgique) et a été créée le 29 novembre 2008 durant le Concert électroacoustique du Festival Loop 1 à l’Espace Senghor à Bruxelles (Belgique). Dédales a reçu le soutien du Service de la musique de la Direction générale de la culture du ministère de la Communauté française de Belgique.

Composition

Création

  • 29 novembre 2008, Festival Loop 1: Concert électroacoustique, Le Senghor, Bruxelles (Belgique)

Matriçage

  • Février 2018, Cyrille CarillonStudio Domino, Marseille (Bouches-du-Rhône, France)

Matières

Todor Todoroff

Matières

  • Todor Todoroff
  • Année de composition: 2003
  • Durée: 9:50
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • Commande: Centre culturel du Brabant wallon (CCBW)
  • ISWC: T1063541568

Stéréo

ISRC CAD501910036

  • 44,1 kHz, 24 bits

Pour Matières, composée pour être jointe à l’ouvrage Le corps de l’espace, les nouveaux matériaux dans l’architecture depuis 1850 (Centre culturel du Brabant wallon, 2003), j’ai voulu non seulement faire entendre les matériaux utilisés dans l’architecture, mais surtout mettre en avant les personnes qui fréquentent ces lieux. J’ai donc pris le parti de laisser parler le geste de celui ou de celle qui frôle une surface, la caresse, la frotte ou la heurte, prend un objet, le laisse tomber ou le fait rouler dans un espace…

Il m’a semblé essentiel de revenir aux sources de la musique concrète et de conserver intactes les caractéristiques sonores des matières et des espaces dans lesquels elles résonnent. C’est pourquoi les enregistrements ont été faits sur bande magnétique analogique et il n’a été fait usage d’aucun effet ou transformation autre que le ralentissement et l’accélération de la bande ou l’inversion de son sens de lecture. Toutes les réverbérations sont naturelles.

Par contre, le travail de montage et de mixage a visé à éviter l’anecdotique (ni bruits de pas ni portes qui grincent ou qui claquent) pour se concentrer sur les morphologies et les énergies révélées par le geste, sur les tenues de réverbération, sur les changements d’espaces acoustiques, sur les contrastes entre les sons proches et lointains. Des espaces chimériques sont ainsi créés, où le geste dialogue avec la matière.

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Matières a été réalisée en 2003 au studio d’ARTeM (Art, recherche, technologie et musique) à Bruxelles (Belgique) et a été créée le 13 décembre 2003 à la Chapelle de Verre de Fauquez à Braine-le-Comte (Belgique). Elle est une commande du Centre culturel du Brabant wallon (CCBW) à Court-Saint-Étienne (Belgique).

Composition

Création

  • 13 décembre 2003, Lancement du livre Le corps de l’espace — les nouveaux matériaux dans l’architecture depuis 1850, Chapelle de Verre de Fauquez, Braine-le-Comte (Belgique)

Matriçage

  • Février 2018, Cyrille CarillonStudio Domino, Marseille (Bouches-du-Rhône, France)

Solo feu

Todor Todoroff

Solo feu

  • Todor Todoroff
  • Année de composition: 2001
  • Durée: 4:36
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • Commande: Sub Rosa
  • ISWC: T1063541626

Stéréo

ISRC CAD501910037

  • 44,1 kHz, 24 bits

Solo feu incorpore principalement diverses transformations de sons de feu. L’œuvre est un extrait retravaillé de la musique de scène pour la chorégraphie In Between (2000) de la chorégraphe Michèle Noiret.

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Solo feu a été réalisée en 2001 au studio d’ARTeM (Art, recherche, technologie et musique) à Bruxelles (Belgique). Elle est une commande de Sub Rosa. La pièce a été gravée en 2002 sur le disque compact Electric Flat Land (SR 181).

Composition

Matriçage

  • Février 2018, Cyrille CarillonStudio Domino, Marseille (Bouches-du-Rhône, France)

Obsession

Charles Baudelaire, Todor Todoroff

Obsession

Stéréo

ISRC CAD501910038

  • 96 kHz, 24 bits

Obsession est une recherche / variation sur le thème d’Éros et de Thanatos. Les matériaux sonores de la pièce proviennent principalement de deux types de sources dont les multiples transformations se succèdent ou se mélangent par montage et par mixage de manière à créer contrastes et coïncidences poétiques.

Le premier type de source est constitué d’enregistrements stéréophoniques d’eau qui coule et de vagues, utilisés de deux manières différentes. Traités globalement par filtrage et spatialisation, ils créent des masses sonores variables qui entraînent l’auditeur dans leur tourbillon de plus en plus rapide. Ces même sons, analysés en fonction de leur répartition énergétique dans de multiples bandes fréquentielles, vont révéler la nature microscopique et chaotique de l’eau qui se cache sous l’apparente sérénité du mouvement d’ensemble. Cette analyse donne naissance à une polyphonie répartie sur quatre chaînes acoustiques (les quatre canaux d’une diffusion quadriphonique). Elle est complétée par un dispositif à rétroaction qui permet d’influencer l’évolution du système en fonction de sa propre histoire. En synthétisant les notes obtenues à partir des fréquences analysées et en réinjectant ces sons synthétiques à l’entrée du système, les notes s’auto-entretiennent jusqu’à ce qu’une perturbation suffisamment forte, issue des notes générées par l’analyse des sons d’eau, les fassent basculer, symbolisme de la vie où une multitude de stimuli extérieurs, souvent contradictoires, vont parfois modifier de manière décisive le cours d’une existence.

Le second type de source est constitué d’extraits de poèmes de Baudelaire et d’autres textes qui sont lus et échantillonnés. Ces échantillons sont ensuite fragmentés, transformés, assemblés et spatialisés. L’évolution va du micro-montage au début jusqu’à la phrase complète en passant par la succession de mots dont l’assemblage pas toujours innocent fait naître des images mentales plus ou moins troublantes associant le plaisir et la douleur, l’amour et la mort.

Composée en quadriphonique, Obsession utilise largement les localisations multiples (avant / arrière, gauche / droite, proche / lointain) et les mouvements de rotation.

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Obsession a été réalisée en 1991 au studio d’ARTeM (Art, recherche, technologie et musique) à Bruxelles (Belgique) et a été créée le 2 août 1991 durant le festival Bunker 91 à Anvers (Belgique). Merci à Sophie Beernaerts et Coralie Gary, voix enregistrées. Elle a obtenu le Prix du public ex æquo au 2e Prix international Noroit-Léonce Petitot (Arras, France, 1991) et a été gravée en 1992 sur le disque compact Prix international Noroit-Léonce Petitot 1991 (NOR 2). Elle a aussi été gravée en 1993 sur le disque compact Presence One (DIV 02).

Composition

Création

  • 2 août 1991, Bunker 91, Anvers (Belgique)

Distinctions

À propos de cet enregistrement sonore

La présente version a été remixée en mars 2019 au studio d’ARTeM (Art, recherche, technologie et musique) à Bruxelles (Belgique) à partir de l’original 4 canaux analogique; le transfert audionumérique a été réalisé en mars 2018 au Studio Synsound à Bruxelles.

Finition

  • Mars 2018, transfert audionumérique: Studio Synsound, Bruxelles (Belgique)

Matriçage


Rupture d’équilibre

Todor Todoroff

Rupture d’équilibre

  • Todor Todoroff
  • Année de composition: 1993, 95, 97
  • Durée: 10:16
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T9005785057

Stéréo

ISRC CAD501910039

  • 44,1 kHz, 24 bits

Un pendule virtuel, simulé sur ordinateur à l’aide d’un oscillateur harmonique amorti, traverse dans sa course des zones dont les limites sont définies de manière interactive par l’utilisateur. Chacune de ces zones est programmée pour déclencher un événement sonore variable (en intensité, en timbre et / ou en fréquence) en fonction de la vitesse qu’aura le pendule en la pénétrant.

Le compositeur joue cet instrument virtuel à l’aide de potentiomètres. Il modifie en temps réel la masse, la constante de rappel, le facteur d’amortissement et peut également ajouter diverses perturbations extérieures. Toutes ces forces interagissent et modifient en permanence l’aspect, la vitesse et l’amplitude du mouvement, générant ainsi des séquences pseudo répétitives et provoquant des ruptures de l’équilibre…

Une atmosphère sombre, peuplée d’êtricules organiques qui résistent au balancement et perturbent la régularité du mouvement. Les matières s’offrent aux transformations et déformations périodiques, les couleurs se dévoilent et se recombinent, des chimères sortent du néant et invitent à suivre l’évolution de leur oscillation hypnotique…

Disparition, apparition, démultiplication… Des cris se font entendre… Appels? Réponses? La chute est-elle inéluctable? Y a-t-il quelque chose qui pourra la ralentir ou l’arrêter? Hasard ou destinée, l’incertitude règne en maître absolu. À quoi bon résister…

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Rupture d’équilibre a été réalisée en 1993 au studio d’ARTeM (Art, recherche, technologie et musique) à Bruxelles (Belgique). La pièce a été remixée en 1995, a été entièrement révisée en 1997 et cette version définitive a été créée le 21 mai 1997 dans le cadre du concert Discoveries XXVI à Aberdeen (Écosse, Royaume-Uni). Rupture d’équilibre a été finaliste au Concurso Internacional de Música Eletroacústica de São Paulo (CIMESP ’95, Brésil) et la version définitive a été finaliste au concours international de musique électroacoustique Musica Nova 2000 (Prague, République tchèque).

Composition

Révision

Création

  • 21 mai 1997, Création de la version définitive: Discoveries: Discoveries XXVI, Northern College – Studio HG19, Aberdeen (Écosse, Royaume-Uni)

Matriçage

  • Février 2018, Cyrille CarillonStudio Domino, Marseille (Bouches-du-Rhône, France)

Requiem for a City

Todor Todoroff

Requiem for a City

  • Todor Todoroff
  • Année de composition: 2015, 16, 17
  • Durée: 15:02
  • Instrumentation: support 8 canaux
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T9312055699

Stéréo

ISRC CAD501910040

  • 44,1 kHz, 24 bits

À toutes les victimes de violence aveugle, à leurs proches et à leurs amis. Et à la mémoire de Mélanie, jeune violoniste et musicologue, curieuse de musicothérapie, enthousiaste et passionnée, dont la joie de vivre lumineuse s’est brutalement éteinte à Bruxelles le 22 mars 2016.

Après les assassinats au Musée juif de Belgique à Bruxelles le 24 mai 2014, j’ai été profondément choqué par l’escalade monstrueuse de la barbarie, avec les attaques islamistes des 7, 8 et 9 janvier 2015 à Paris (France) contre Charlie Hebdo, les policiers et l’Hyper Casher et l’horreur indicible du 13 novembre 2015, pire massacre en France depuis la seconde guerre mondiale.

Particulièrement touché car j’étais en résidence artistique à Paris pendant les deux vagues d’attentats. En rentrant de Paris en voiture dans la nuit du 14 novembre, j’ai ressenti le besoin de réagir. J’ai voulu rendre un hommage aux centaines de victimes innocentes, de témoins traumatisés, de familles détruites. Cette pièce utilise une grande variété de sons: enregistrements in situ (field recordings), techniques de jeux spéciales à l’alto, extraits du Stabat Mater de Pergolèse et du second mouvement de la 7e symphonie de Beethoven, transformés notamment par granulation, synthèse analogique modulaire et extraits sonores tirés des reportages radiophoniques et télévisuels qui ont suivi les attaques du 13 novembre 2015. Dans ces dernières sources, j’ai choisi de mettre en avant les mots des victimes et de leurs proches. Car si cette œuvre est un cri de révolte, elle est surtout un hommage aux victimes auxquelles on a accordé bien trop peu de place dans le battage médiatique post-attentats.

J’ai été particulièrement touché par le calvaire des victimes du Bataclan. Si certaines ont pu s’échapper rapidement, la plupart sont restées enfermées plus de deux heures avec les terroristes. Pour survivre, elles ont dû trouver des endroits où se cacher ou faire le mort sous les corps des morts et des blessés. Et voir ou entendre les assassins revenir à plusieurs reprises, tirant sur toute personne qui bougeait. Un petit groupe a réussi à se cacher dans un local technique, des hommes forts tenant la poignée de la porte afin de faire croire qu’elle était fermée à clef. À trois reprises, les terroristes ont tenté d’ouvrir cette porte et, à chaque fois, les occupants ont cru leur dernière heure arrivée. La structure de cette pièce rappelle ces heures d’attente interminable, où les victimes, en état de choc, ont oscillé à plusieurs reprises entre soulagement, espoir, peur et résignation face à la mort. La pièce se termine sur les témoignages de ceux qui ont perdu des proches.

Si les attentats de Paris ont été le déclencheur de cette pièce et si les extraits sonores s’y rapportent, j’ai décidé de ne pas nommer la ville dans le titre, en mémoire des très nombreuses autres villes touchées par la même idéologie fanatique. Et de celles qui ont suivi, dont Bruxelles, touchée une seconde fois le 22 mars 2016 par trois islamistes qui se sont fait exploser, tuant et meurtrissant des dizaines de victimes, dont une amie, assassinée dans le métro.

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Requiem for a City a été réalisée en 2015 au studio d’ARTeM (Art, recherche, technologie et musique) à Bruxelles (Belgique) et n’a pas été créée comme prévu au Festival Loop en novembre 2015, en raison de l’annulation du festival par les autorités communales face aux menaces terroristes. Elle a été créée, dans une version révisée, le 29 septembre 2016 lors du concert Musique acousmatique du Festival Loop 8 à l’Espace Senghor à Bruxelles (Belgique). Requiem for a City a été composée avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Direction générale de la culture, Service de la musique).

Composition

Révision

Création

  • 29 septembre 2016, Festival Loop 8: Musique acousmatique, Le Senghor, Bruxelles (Belgique)

Matriçage

  • Février 2018, Cyrille CarillonStudio Domino, Marseille (Bouches-du-Rhône, France)