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Festival international de musique actuelle de Victoriaville: Day 3
With a festival as inherently risk-taking as the Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV), it’s a given that some shows will work better than others. There may also be failed experiments, but it’s to the festival’s credit that it doesn’t rely on the tried-and-true. Invariably, even the less-successful performances are, at the very least, worth checking out.
Day three of the 24th edition of FIMAV was all about operating without a safety net — and, as usual, within a wide array of musical contexts — with some of this year’s most and least successful shows yet. […]
Contrasting with
Similar to the
The eight pieces were linked by a nature recording of birds, used to allow one artist to leave the center stage so that the next could take his/her place. Other than FIMAV CEO and Artistic Director
Intriguing sounds were many and diverse, ranging from the natural to the artificial, and there was considerable processing applied. Like
Sometimes it’s good to make the audience come to the music rather than the other way around, and a better balance of dynamics and more discernable narrative for each piece would have made the entire show more successful. Still, credit is due for an imaginative experiment that, some shortfalls notwithstanding, was well worth pursuing.
Danse déchiquetée pour corps hérissés de béquilles
La force de pénétration du spectacle
Collés au milieu du front, du ventre et dans le bas du dos, ces tubes en métal, tout droit sortis d’un catalogue médical, accessoirisent à merveille la danse déchiquetée de la Québécoise. Ajoutez-y un déambulateur pour personnes âgées, une canne montée sur roulettes, des bandages, des élastiques et, last but least, des chaussons de pointes, et vous obtiendrez le corps de ballet le plus mutant du moment.
Cet attirail, plus proche de l’appareillage, ne se contente pas de faire dans le choc décoratif et le racolage gore. Le motif du handicap s’absente très vite du plateau pour céder la place à celui du jeu érotique et fétichiste
Entre fascination et répulsion — en particulier pour les pointes, symboles du dressage du danseur classique —,
Proches de certaines photos d’
Fouetter l’imagination
Car
Les
bODY_rEMIX / les_vARIATIONS_gOLDBERG : détournements des sens
Quoi de plus contradictoire, a priori, que la danse et le handicap
C’est pourtant ce qui arrive dans
À l’instar de
Dans cette pièce, le handicap devient prouesse. En détournant leur habilité physique habituelle, les 10 magnifiques interprètes provoquent un véritable détournement des sens du spectateur.
Mais tout ce déploiement d’objets qui entravent le corps sert en définitive à le magnifier. Bardés de cannes, de harnais blancs ou noirs, de béquilles, de marchettes, d’appui-fesses et autres suspensions, les danseurs trouvent la danse dans ce qui devrait l’empêcher, créant de magnifiques images et de véritables moments. Ils utilisent surtout et sans cesse, hommes autant que femmes, des pointes, la pointe étant la première des prothèses utilisée en danse.
La scénographie de cette pièce de deux parties de 45 minutes est sobre et épurée, et permet de retrouver les éclairages caractéristiques de
Cette longue étude conceptuelle sur le graphisme du corps est ainsi plus proche de
Une pièce magique, qui a eu le temps de mûrir sans doute depuis sa création à Venise l’année dernière, qui réunit les éléments que l’on adore retrouver d’une pièce de
trans_canada Festival: Trends in Acousmatics and Soundscapes
The trans_canada festival of electroacoustic music by Canadian composers at the Zentrum für Kunst und Medientechnologie (ZKM) in Karlsruhe was certainly no everyday experience for the interested German public. A festival of acousmatic music—and acousmatic music only—is quite unusal. The German avant-garde music scene is still uncommonly lively, but most composers prefer either instrumental music (with electroacoustic elements) or multimedia works. The idea of invisible music seems not to touch the German musical sensibility.
Despite this, 460 visitors found their way to ZKM. During 10-13 February, 2005, they experienced a four day-long plunge into the Canadian way of composing, and had the opportunity to learn more about the “Canadian Example” as
trans_canada not only offered an occasion for Germans to learn about Canadian acousmatic music
This proved to be quite true, as could be heard. The parallels between their new works,
Another new work with words came from
In a way, this work resembles a compositional style of a very different kind, that of
Even
It was
Coincidence shows her unaccountable face, experiment and surprise follow. You could hear experience and mastery in the work of
The music of his younger colleagues, Mr.
All in all, it was fascinating to take in over a few days such a wide range of styles and personalities, and to learn a little about their methods.
trans_canada also provided the chance to meet the composers in person. Each of them delivered a paper about their work. They could only give a rough survey, of course, in a 45-min talk. Rather than concentrating on techniques or software, most composers just tried to acquaint their colleagues and the small number of other interested people with their sources of inspiration, their opinions, their philosophy. Remarkable was the clear delivery of all the composers and the relaxed atmosphere of these sessions. There seemed to be no need to impress anyone, and not so much need to discuss, let alone debate. Everybody was open-minded and respected the others, as if trying to learn and understand, not to question fundamentals.
It was like a good talk between colleagues and friends. Mr.
The exceptional environment of ZKM supported this beautiful richness of sounds and the inventiveness of the composers immensely. The two concert venues offer exquisite acoustics. They were equipped with 70 concert loudspeakers, placed in either circles or in a kind of “acousmonium surround environment.” This, in conjunction with the timbral and spatial qualities of the works, created an extraordinary musical experience.
Opérer l’opéra
Une histoire, celle d’un procès intenté à l’Archange du mal. À la barre, trois témoins (
L’
Après avoir connu son apogée au XIXe siècle, l’opéra peut-il encore se renouveler
Pour cette œuvre dense et complexe, le compositeur enregistre chacune des rencontres avec les chanteuses, les réécoute comme matériel d’inspiration et de construction.
Problèmes et réussite
La création en opéra fait face à de terribles dilemmes que sa présentation sous une autre manière que la traditionnelle exacerbe
Avec des moyens financiers limités, on aboutit à une représentation précieuse en ce qu’elle ose, par sa manifestation même, s’inscrire dans le questionnement actuel. Le jugement par contumace de
Le verbe du livret, tout explicite qu’il soit, dont l’implicite se voit reproduit en images, les écrans relayant une psyché sur télés visant l’abstrait naissant du concret, et le contrepoint intérieur de la musique de
L’inconfort vient de l’utilisation de la ligne vocale, même rendue par trois magnifiques interprètes. Parfois belle, elle demeure généralement beaucoup trop simple pour ce à quoi elle doit s’intégrer. Alors, chacune des trois premières scènes, passionnante qu’elle puisse être dans son idée, tombe vite à plat. Seul moment de rédemption, le finale. Le Juge lit on ne sait trop quoi pendant que s’unissent les voix en un trio presque digne de figurer aux côtés de celui du
Sortie de la narration, de son rôle premier de porteur de texte, la voix s’y fait véhicule de l’émotion en un univers qui demande poursuite. Si, malgré les quelques bons coups de ce qui précède, on s’enlise un peu, pour cette fin, il faut faire le détour. Libéré du mot et de sa littéralité, l’opéra se dévoile dans ce qu’il a de plus près de nous dans cet environnement technologique auquel, enfin, la voix s’unit musicalement et dramatiquement.
Telle semble s’annoncer cette nouvelle émancipation de la voix à l’opéra (déjà perçue par des
