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  • Environs in CFLX 95.5 FM

    “Délire actuel: Top 30”, François Couture, CFLX 95.5 FM, December 30, 2008
    Tuesday, December 30, 2008 Press

    L’émission radiophonique Délire actuel consacrée aux musiques exigeantes (CFLX-FM, Sherbrooke, Québec) annonce aujourd’hui son palmarès des 30 disques à ne pas manquer en musique expérimentale pour 2008. Cette liste regroupe 30 titres représentant la crème des musiques exigeantes, soit la frange avant-gardiste ou expérimentale de tous les genres musicaux (musique contemporaine, jazz actuel, improvisation libre, avant-rock, électronique, etc.). «Ce que j’appelle musique exigeante recoupe les notions de musique actuelle, expérimentale, d’avant-garde, novatrice, etc., explique François Couture, coréalisateur de l’émission. Évidemment, je n’ai pas tout entendu ce qui s’est fait en 2008, loin de là! Donc, je ne prétends pas présenter LES 30 meilleurs disques de l’année, mais bien MES 30 meilleurs disques! Néanmoins, vu les quelque 550 disques soumis à mon attention cette année, j’espère que les artistes et les étiquettes de disque concernées sauront s’enorgueillir de figurer dans ce Top 30.»

    [Au top 15: Jonty Harrison, Environs, empreintes DIGITALes.]

    … la crème des musiques exigeantes, soit la frange avant-gardiste ou expérimentale de tous les genres musicaux…

    Robert Normandeau in Le Lien multimédia

    Robert Normandeau et la composition pour dôme de haut-parleurs”, Charles Prémont, Le Lien multimédia, December 16, 2008
    Tuesday, December 16, 2008 Press

    Robert Normandeau est professeur au département de musique électroacoustique de l’Université de Montréal. L’université s’est dernièrement dotée d’un dôme composé de 36 haut-parleurs qui permet une spatialisation du son très précise. À l’occasion du festival Akousma, le professeur donnait une classe de maître sur les particularités de la composition dans cet environnement sonore. Une nouveauté dont on commence à peine à mesurer l’ampleur.

    Avant la fin du XXe siècle, les compositeurs n’avaient fait que très peu de cas de la répartition des sons dans l’espace. «Avant que l’on ne commence à faire des enregistrements multipistes, la composition n’avait jamais pris en compte la spatialisation du son, dit Robert Normandeau. Il y a bien eu des compositeurs pour placer des chœurs qui se répondaient ou qui plaçaient une trompette très loin dans la cathédrale, mais sur le plan de la composition, ça ne changeait rien.»

    Ce n’est qu’avec l’arrivée de l’enregistrement sur plusieurs pistes que les compositeurs ont commencé à créer des œuvres dont l’espace fait partie intégrante. Le dôme de haut-parleurs a été inventé par un compositeur belge, Léo Kupper. Le dôme est en fait l’extrapolation la plus récente de ce qu’étaient, dans les années 70, les orchestres de haut-parleurs. Contrairement à ces orchestres, le dôme permet une spatialisation très précise de chaque son, permettant ainsi au compositeur de créer des événements musicaux à différents endroits.

    «L’intérêt de la composition spatialisée, c’est de permettre une écoute qui est toujours active, explique Robert Normandeau. Comme le son provient de devant, de derrière ou des côtés, l’auditeur n’est jamais au repos, il écoute constamment.» Mieux encore, chaque auditeur, selon l’emplacement où il se trouve dans l’espace, vit une expérience différente, mais équivalente. «Autrement dit, la notion de l’emplacement privilégié disparaît, dit le compositeur. Il n’y a plus de meilleures places que d’autres, seulement des expériences qui varient.» Ce genre de conception de la musique a permis à Robert Normandeau de faire des concerts où les gens peuvent se déplacer librement dans l’espace et découvrir l’œuvre à leur guise.

    Les dernières expériences du compositeur ont été réalisées sur le Zirchonium, une plateforme logicielle qui permet d’utiliser le plein potentiel du dôme de haut-parleurs. «J’ai développé, au ZKM, une pièce nommée Kuppel (dôme en allemand). L’idée de la pièce est que le son de toutes les pistes partent du haut du dôme de haut-parleurs. Au fur et à mesure que la pièce avance, le son se disperse dans tout le dôme.» La pièce a été composée à l’aide d’enregistrements du son du tramway de Karlsruhe, de l’imposante porte du ZKM et du carillon de la place du marché.

    Inventée au ZKM, l’interface est maintenant principalement développée par l’Université de Montréal. Il s’agit d’un logiciel ouvert; il est possible de le télécharger à partir du site du ZKM ainsi que son code source. «La prochaine étape que nous voulons faire est de rendre l’interface plus facile d’utilisation», dit Robert Normandeau.

    Ce n’est qu’avec l’arrivée de l’enregistrement sur plusieurs pistes que les compositeurs ont commencé à créer des œuvres dont l’espace fait partie intégrante.

    La notte fa in Altremusiche

    “Recensione”, Michele Coralli, Altremusiche, December 15, 2008
    Monday, December 15, 2008 Press

    Se lo spazio sonoro vuoto o l’idea di una prospettiva quasi geometrica, seppur costruita attorno a un affastellamento di suoni/rumori montati e rimontati, costituiva uno dei fulcri estetici di gruppi ormai totalmente votati alla costruzione digitale come i Klaxon Gueule, di cui Côté è membro, in questo La notte fa il batterista e manipolatore canadese assieme al suo partner Aimé Dontigny, altro manipolatore e turntablist, toglie ogni senso prospettico ai disegni sonori con una copertura di spazi realizzata attraverso ostinati e ripetitivi pattern ritmici, a volte montati in cut-up, a volte perfino programmati con un oggetto semi-vintage come una drum machine. Il risultato è un insieme di dieci brani molto processati e sintetici, nei quali può diventare anche stimolante ricercare i campioni (utilizzati previa autorizzazione) di Don Cherry, David Cronenberg, Mahavishnu Orchestra, Maurice Ravel e diversi altri. La grana complessiva comunque è molto ruvida, adatta cioè a un ascolto più emotivo, che razionale, in uno zibaldone di grooves sporcati qua e là da rumorismi attraverso cui tutto quanto può rientrare e che possono esplodere, comprimersi o interrompersi in qualsiasi momento senza che si perda la direzionalità complessiva.

    Uno zibaldone di grooves sporcati qua e là da rumorismi attraverso cui tutto quanto può rientrare e che possono esplodere, comprimersi o interrompersi in qualsiasi momento senza che si perda la direzionalità complessiva.

    Nicolas Bernier in Le Lien multimédia

    “[Festival Akousma], Les dessous du Projet pupitre de Martin Messier et de Jacques Poulin-Denis”, Charles Prémont, Le Lien multimédia, December 12, 2008
    Friday, December 12, 2008 Press

    Selon l’organisateur du festival Akousma, Nicolas Bernier, une centaine de personnes se sont massées dans la salle du Monument national pour écouter le Projet pupitre de Martin Messier et Jacques Poulin-Denis. «Je pense que c’est la première fois que je vois un “standing ovation” à Akousma», dit-il. Le concept original derrière la performance y est pour beaucoup. La pièce électroacoustique d’une quarantaine de minutes est entièrement jouée sur des pupitres. Crayons, verres, agrafeuses et élastiques deviennent autant d’instruments dont se servent les artistes pour mener à bien leur performance.

    C’est en s’attaquant au problème de la présence sur scène dans la musique électronique que les deux musiciens ont pensé le Projet pupitre. «On ne voulait surtout pas être devant les gens derrière notre ordinateur portable, dit Jacques Poulin-Denis. J’ai une formation en théâtre et en danse et je voulais qu’il y ait quelque chose de dramaturgique dans notre performance. On a exploré ce qu’il était possible de faire avec l’univers du pupitre en voulant mettre le geste en valeur.»

    Martin Messier pense d’ailleurs qu’il s’agit d’une composition qui doit être vue. «Je ne vois pas cette musique mise en album», dit-il. Lors de la performance, les ordinateurs sont cachés pour éviter qu’ils attirent leurs regards. Un micro contact est installé sur une planche à écrire. Ces micros (ils en ont un chacun) sont liés à leurs ordinateurs qui traitent le son et le renvoi dans les haut-parleurs. «Les micros sont assez sensibles, explique Martin Messier. Ça devient vraiment un instrument. On peut écrire plus près ou plus loin de celui-ci pour obtenir des variantes.»

    La panoplie d’équipements de bureau sert à diversifier les types de sons qui sont soumis à l’ordinateur, l’élastique faisant un travail particulièrement efficace pour remplacer les cordes. Une calculette est aussi présente sur le pupitre pour permettre aux musiciens de choisir certains effets. «Par contre, la pièce que l’on présente est déjà composée, explique Jacques Poulin-Denis. On s’est rendu compte qu’on ne voulait pas trop faire de manipulations parce que ça devenait rapidement compliqué. On a fait une ligne de temps dans laquelle on a installé nos effets. Ensuite, il ne nous reste plus qu’à nous concentrer sur nos instruments.»(JPG)

    C’est d’ailleurs là que se trouve le gros du travail des deux artistes. Utilisant Live et Max/Msp comme logiciels de traitement, les musiciens se limitent à quelques manipulations lors de la performance. Les traitements les plus utilisés par les artistes sont la dénaturation (qui transforme le son), la prolongation (où l’on retrouve les boucles) et le suivi d’enveloppe (qui permet de remplacer le son produit par l’instrument par un autre son synthétisé). «Pour le suivi d’enveloppe, comme le son que l’on produit est appliqué à un autre, le lien qui existe entre nos gestes sur le pupitre et le son qui est produit demeure très évident», dit Jacques Poulin-Denis.

    Selon les deux musiciens, l’instrument se manipule facilement. «Ce qui est génial, c’est qu’avec le micro contact, il n’y a pas de bruit, dit Martin Messier. On peut donc amplifier les sons que l’on fait comme on veut. Ça nous permet d’aller chercher un grand panorama de sons possibles seulement avec le crayon.» À les entendre, quelqu’un avec un minimum d’oreille pourrait utiliser leur composition d’effets et faire une performance respectable dès ses premiers essais.

    Le projet est né en janvier 2008 et six performances ont été livrées jusqu’à maintenant. Pour le moment, aucune autre présentation n’est prévue.

    Nicolas Bernier in Voir

    “Nicolas Bernier / Akousma 5 Nouvelle direction”, Réjean Beaucage, Voir, December 11, 2008
    Thursday, December 11, 2008 Press

    Le compositeur Nicolas Bernier est le nouveau directeur artistique de la société Réseaux, un renouvellement qui se sent dans la programmation de la série Akousma 5.

    On a connu le compositeur Nicolas Bernier à travers sa collaboration au duo Milliseconde topographie, avec Delphine Measroch, dont on a pu voir des vidéomusiques (regroupées sur le DVD Tricycle) et découvrir l’installation submersible sub•a•quat•ic en 2006… dans la piscine du Centre sportif de l’UQAM (à l’instigation, déjà, de Réseaux). On pourrait aussi l’avoir connu avant, alors qu’il faisait du rock dans son Outaouais natal: “J’ai toujours eu le désir de pousser les choses plus loin, explique-t-il, ce qui fait que le rock est vite devenu du post-rock, puis de l’improvisation; après mon arrivée à Montréal, au fil de mon exploration de la scène culturelle, je me suis retrouvé dans un concert électroacoustique présenté par l’ACREQ et je n’y ai rien compris, mais j’ai adoré! J’ai tendance à aimer ce qui ne se dévoile pas du premier coup.” C’est en suivant les cours de musicologie à l’Université de Montréal qu’il a découvert qu’on y enseignait aussi la composition électroacoustique. Le changement de programme n’a pas tardé.

    La société de concert Réseaux a mis sur pied la série de concerts acousmatiques Rien à voir en 1997 et, après la 15e édition en 2004, est arrivée la série Akousma, qui, étrangement, voulait s’affranchir du créneau acousmatique (musique diffusée dans le noir) pour toucher aux autres aspects de la musique électroacoustique (musique mixte, installation, vidéomusique, etc.). Le nouveau directeur artistique s’est fait passer le flambeau par les fondateurs Jean-François Denis, Gilles Gobeil et Robert Normandeau en avril dernier, et il veut pour le moment revenir à la musique acousmatique: “La vidéomusique dans le cadre de Réseaux, ça ne m’intéresse pas; je pense que l’on en voit suffisamment ailleurs. Actuellement, je suis dans une phase “anti-multi”. J’ai l’impression que le milieu de la musique se trompe en croyant faire avancer la musique en la jumelant à d’autres formes d’art. Je pense que pour faire avancer la musique, il faut travailler sur… la musique!

    Cela dit, Nicolas Bernier compte bien élargir la vision de ce que l’on considère habituellement comme de l’acousmatique. “Je ne cherche pas tant du côté des nouvelles formes de présentation, mais plutôt du côté des nouvelles esthétiques”, explique Bernier. Ainsi, le programme présenté ce jeudi par les compositeurs français Georges Forget et Sébastien Roux ramène la “mélodie” dans la musique électroacoustique; le lendemain, le compositeur suisse d’origine espagnole Francisco Meirino (alias Phroq) proposera ses explorations bruitistes. “Il est plutôt de la scène underground, explique Bernier, et joue habituellement avec un système de diffusion stéréo, mais cette fois-ci, on pourra entendre son travail en surround.” Il partage le programme avec Christian Bouchard (Theresa Transistor), qui présentera des œuvres acousmatiques en création. La soirée de clôture sera réservée à deux électroacousticiens chevronnés, l’Ontarien Darren Copeland (pour une première fois à Réseaux) et Robert Normandeau, qui présenteront aussi des créations. Des musiques, encore et toujours, à découvrir.

    Nicolas Bernier in Le Lien multimédia

    “[Entretien avec un musicien-compositeur en électroacoustique], Sébastien Roux de passage à Montréal dans le cadre du festival Akousma”, Charles Prémont, Le Lien multimédia, December 11, 2008
    Thursday, December 11, 2008 Press

    Originaire de Lyon, maintenant Parisien, Sébastien Roux se dit musicien avant d’être un compositeur. Malgré tout, le jeune trentenaire figure parmi les artistes de la scène électroacoustique qui réussissent à sortir un album, ou du moins un projet, par an. «Je me déplace beaucoup, j’ai la chance de faire pas mal de spectacles, dit-il. Je travaille beaucoup avec les gens de la danse et avec des artistes visuels.» Son dernier album, Songs, a été lancé sur l’étiquette 12K de New York. Revenant tout juste d’un voyage dans la métropole américaine, Sébastien Roux présentait les influences qui l’inspirent dans son travail lors d’une conférence organisée par le festival Akousma.

    N’étant pas un académicien, c’est par le rock qu’est passé Sébastien Roux pour en venir à l’électroacoustique. «Je fais de la musique depuis que j’ai 13 ans, explique-t-il. J’avais un groupe rock avec lequel on a fait beaucoup de musique expérimentale, un peu dans le style de Godspeed You Black Emperor! Lorsque le groupe a cessé d’exister, j’ai continué dans cette veine. Au début, je faisais guitare, pédales d’effets et ordinateur. Après j’ai fait guitare et ordinateur et finalement, aujourd’hui, j’utilise seulement mon portable.» Il utilise principalement Max/MSP pour créer ses œuvres ainsi que des logiciels de montage audio.

    Le jeune artiste tire ses influences de tout ce qui lui tombe sous la main. De la musique, dont une rencontre marquante avec le compositeur George Aperghis, mais aussi des films, des documentaires radiophoniques et des livres. «Le documentaire m’intéresse beaucoup, explique-t-il. Le documentaire filmé, mais aussi ceux que l’on produit pour la radio. Il y a énormément de textures dans ces œuvres.»

    Son prochain projet, Concaténative Music, est né d’une collaboration avec l’artiste Vincent Epplay et sera lancé sous l’étiquette Brocoli. «C’est de la musique qui est basée sur des collages et qui s’inspire beaucoup des années 60. Pour collaborer, chacun travaillait sur sa partie. Après on finalisait le morceau ensemble. Chaque pièce a subi beaucoup d’allers-retours entre nous deux. On avait qu’une seule règle: pas question de revenir en arrière.»

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