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Ο πρώτος προσωπικός δίσκος του Καναδού συνθέτη
Ο πρώτος προσωπικός δίσκος του Καναδού συνθέτη
Samedi soir s’achevait en apothéose le festival Akousma avec les œuvres du très respecté
Après une soirée consacrée à la relève mercredi (voir mon article
En deuxième partie de programme,
Avant la performance de
Le maître français
Il n’y a pas tant d’années, le consommateur se rendait dans une boutique très spécialisée, avec ses propres CD et allait écouter des amplificateurs et des haut-parleurs, tentait de faire le meilleur alliage possible et retournait chez lui avec un système de son souvent plus intéressant, quoique moins puissant, que celui de bien des salles de spectacles. Aujourd’hui, on ajoute des haut-parleurs sur l’ordinateur directement, on écoute avec casque, parfois on s’achète une station iPod, mais on se fout un peu de la qualité du son. On veut que ce soit compatible avec notre équipement informatique, sans fil et design. Les concerts d’Akousma étaient diffusés sur plus de 40 haut-parleurs de très haute qualité, par un technicien ultra-qualifié. Voilà qui réveille notre ouïe un peu paresseuse. En fait, on a soudainement l’impression que nous avons trop de choses à écouter à la fois. Ce qui confère beaucoup de pertinence à ces concerts, l’écoute étant mille fois plus riche que ce que nous pourrions avoir à la maison. De plus le compositeur est à l’œuvre, et règle à mesure les effets qu’il désire obtenir en cours de performance. De la musique enregistrée certes, mais diffusée dans un contexte exceptionnel, qui justifie amplement l’appellation contrôlée de “spectacle”.
Dès les premiers moments, on entend des bruits de sirènes de police, des bruits de pas sur l’asphalte et des ambiances de foules, mais très rapidement, la compositrice se distancie d’un discours représentatif. Elle invite plutôt à plonger dans la matière même qui constitue ces sons et à y abandonner toute lecture autre que celle du sensible.
Cette invitation emprunte essentiellement deux sentiers. Un premier qui consiste en une série de traitements auxquels sont soumis entres autres les sons de sirènes de police. Vient ensuite un ensemble de sons obtenus par synthèse qui vont venir rappeler ces sonorités concrètes dans leur profil général tout en les transposant ailleurs. En écho aux mouvements de groupes propres aux foules en marche, la compositrice développe une écriture de la masse faite d’accumulations qui trace un parcours formel limpide tout en proposant une conduite complexe de l’écoute.
Les sons de sirènes de polices, déjà proches en soi des sonorités synthétiques, sont surtout présentes dans la première moitié de l’œuvre. Le glissando typique de ces sonorités est amplifié et repris dans la synthèse et finit, après de multiples boucles en aparté et autres digressions, par engendrer un long glissando descendant. Un moment phare de l’œuvre où l’on peut apprécier l’ampleur du savoir-faire de la compositrice. C’est tout un tour de force que de pouvoir mener l’écoute vers des gestes d’une telle ampleur et concision. L’œuvre fait intervenir ensuite des sonorités de bruits de pas sur l’asphalte que la compositrice agence en une série d’accumulations avant de devenir eux-mêmes source de synthèse sonore.
Difficile de résister à la tentation de créer des liens entre l’œuvre de
Les occasions sont rares de pouvoir assister à des œuvres nouvelles qui créent un consensus aussi fort lors de leur création. Il ne fait aucun doute que
Le déterminisme, c’est aussi ça
Ceci explique un peu cela, mais également l’obsession de ce créateur d’envergure pour le détail, la complexité des assemblages sonores qui, au final, font toujours plus ou moins apparaître un peu la densité d’une forêt tropicale, la dureté de la nature, la complexité de l’adaptation aux éléments, mais également la poésie qui peut finir par se dégager de tout ça.
Ce champ de l’expression artistique, avec ses modulations de fréquences électriques, ses sons de synthèse qui cherchent organiquement, dans un chaos apparent, à atteindre des points mélodiques, est à des années-lumière des tonalités musicales qui alimentent, avec leur paradoxale vacuité, les palmarès populaires. Mais il n’en est pas totalement déconnecté.
L’écoute de
Assis dans le petit salon feutré d’une auberge montréalaise, lui-même bercé par les sons de ville assourdis par une large baie vitrée, le compositeur ne s’en étonne pas, même si, dit-il, tous ces
Et il ajoute
Écouter
Il se défend, modestement, d’en être le géniteur, mais tout le monde autour de lui ne cesse de le répéter
L’idée s’est cristallisée quelque part en 1974. Elle va s’incarner à nouveau samedi soir sur la scène de l’Usine C à Montréal, où le compositeur se prépare à présenter deux de ses créations
De passage à Montréal, l’électroacousticien
Le festival des musiques numériques immersives Akousma s’est ouvert hier soir avec un concert consacré aux nouvelles générations d’électroacousticiens et électroacousticiennes. Car oui, il y a enfin un peu plus de elles chez les compositeurs en général et en électroacoustique en particulier.
Le concert s’ouvrait avec deux pièces de factures assez classiques des
Le moment le plus fort de la soirée nous est venu avec le duo
Toute la deuxième partie de ce (trop
La poésie peut être dans tout, y compris dans une foule d’indignés qui marchent dans une rue. En 25 minutes et avec le soutien de 42 haut-parleurs, la compositrice
Impressionniste et décalée plus que documentaire et incarnée,