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  • Rumors of War in Flux Europa

    “Review”, Stewart Gott, Flux Europa, April 14, 2004
    Wednesday, April 14, 2004 Press

    Italian duo Metaxu — Maurizio Martusciello and Filippo Paolini — here offer a retrospective of war and suffering over the last century or so, with track titles such as 07021964 Saigon and 06091945 Hiroshima. The recording has extraordinary clarity, post mastered by the estimable Louis Dufort, and the thoughtful examination of each conflict is both poignant and atmospheric. There is no random noise bluster here, despite the opportunity afforded by the subject matter — no dive bombing jet fighters, duelling machine guns or massed tank battles — instead strings and piano music weave their way through electronic clicks and buzzes, the music succeeding in conjuring up everything from the wet heat of the Vietnamese jungle to a cold Spring day in St Petersburg. A modern audience may struggle a little with some of the context: what happened in Sarajevo in June 1914? In Alicant in April 1939? In Belgrade five years ago? The outstanding recording here, however, should present no such problems, even to the Linkin Park generation. 11092001 New York begins with a whine and a rumble, and ends with an extended rush of noise and energy which is as close as you’ll ever want to get to flying into a tall building at speed, with intent. We are left with an impression of futility, of waste and of forgotten purpose: bloodshed in bucketloads, each new cause righteous, each resulting conflict inconclusive. “War is only a cowardly escape from the problems of peace” as Thomas Mann once put it. “Love is the answer” as John Lennon once said (well, more than once actually, but it’s not like we were listening). Decent stuff this, a history lesson and a slab of philosophy all rolled in to something you can play through your hi-fi system, and have done with in under an hour. Recommended.

    … both poignant and atmospheric.

    Bleak 1999 in Urbanmag

    “Sound Friction”, Peter Wullen, Urbanmag, April 12, 2004
    Monday, April 12, 2004 Press

    De jonge Canadees Tomas Jirku maakt samen met Akufen, Tim Hecker en Deadbeat het mooie weer in de groeiende elektronische sien in eigen land. Hij is één van de pioniers van de zogenaamde click techno, een muziekgenre dat enige populariteit genoot aan het einde van de vorige en aan het begin van deze eeuw. Jirku bracht in een paar jaar tijd een resem opgemerkte albums uit op labels als Tigerbeat6, Alien8, Force Inc en Intr_Version. Zijn laatste, uiterst minimale werkstuk Entropy dateert alweer van september 2002. Het was toen al lang duidelijk dat het genre, waarin hij zich bevond, geen lang leven zou beschoren zijn. De variaties en mogelijkheden van de clicks’n’cuts waren gauw uitgeput. Bleak 1999 op het Canadese label No Type is zijn vijfde solorelease. Het is niet echt het nieuwe album van Jirku, maar een verzameling tracks die al geruime tijd op stapel stonden en nu pas uitgebracht werden onder deze verzameltitel. De cd klinkt overigens nogal verschillend van het overige werk van Jirku. De onopgesmukte sound is een stuk rauwer en warmer dan we tot nu toe van hem gewoon waren. Bijna elke track is bovendien overgegoten met statische ruis en distortie. De klinische perfectie van de giftige titels, die bijna allemaal uit de medische wereld geleend werden, vertaalt zich merkwaardig genoeg in een zeer organische sound. Cefuroxime en T zijn geënt op warme en overstuurde basdrumbeats. Haloperidol klinkt hallucinant met zijn schrapende geluiden en zijn haperende stemmen. Het broeierige Input Field is een weggemoffelde technobeat met een melancholisch randje. In het onverkwikkelijke Li lijkt het of iemand aan de hartpomp ligt terwijl van ver nog steeds menselijke stemmen en een overheersende, statische ruis doordringen. Jirku treft je recht in het hart met het machtige R, dat levensbedreigend klinkt met zijn spaarse keyboardklanken en ondefinieerbare geluiden, en met het metalige en glibberige Glyburide. Luisteren naar 3.24.93 lijkt op het kijken naar snel veranderende wolkenformaties. De spaarzame dub ambient van 04.1.93 wordt dan weer ingeleid door een achterwaarts gemonteerde radiouitzending. Jirku’s vijfde soloalbum is een revelatie.We vragen ons hier trouwens nog steeds af waarom het zo lang duurde vooraleer dit album uitgebracht werd.

    Louis Dufort, Gilles Gobeil, Monique Jean, Robert Normandeau, Roxanne Turcotte in Aligre FM, Dissonances

    “L’école de Montréal, 4/4”, Bernard Girard, Aligre FM, Dissonances, April 6, 2004
    Tuesday, April 6, 2004 Press

    Nous achevons aujourd’hui notre découverte de l’école de Montréal. Nous avons vu que n’ayant pas, une fois leurs études terminées, accès au studio de l’université, les compositeurs doivent créer leur propre studio, un peu à l’image de ce qu’ont fait en France Pierre Henry ou Luc Ferrari. N’étant pas rémunérés par des institutions comme le sont leurs collègues français, ils doivent, pour vivre, multiplier les travaux alimentaires, faire des musiques de film, des bruitages pour des publicités, s’associer à des compagnies de danse, des troupes de théâtre. Ils doivent profiter de chaque occasion qui se présente, ce qui explique sans doute qu’ils aient tant développé le genre radiophonique. La plupart des compositeurs de cette école ont écrit pour la radio, des œuvres d’un genre un peu particulier qui se prêtent à une écoute qui n’a pas grand chose à voir avec ce qu’elle peut être dans une salle de concert. Un exemple, une pièce de Roxanne Turcotte, Micro-trottoir, composée en 1997 à partir de reportages faits dans la rue.

    On retrouve, d’ailleurs cette réflexion sur l’écoute dans à peu près toutes les œuvres de l’école de Montréal. Un certain nombre de compositeurs ont résolu le problème en composant des musiques à programme, souvent basées sur des textes littéraires qui guident l’auditeur, qui donnent un sens à ce qu’il entend.

    On retrouve cette démarche chez Francis Dhomont, dans des œuvres comme Sous le regard d’un soleil noir, mais aussi chez Gilles Gobeil, qui a réalisé plusieurs adaptations musicales de romans célèbres, Du côté de chez Swann de Proust, de La machine à explorer le temps de Wells, du Voyage au centre de la terre de Jules Verne.

    Je voudrais aujourd’hui vous faire découvrir une pièce qu’il a composée avec le guitariste et compositeur René Lussier. Son titre, Le contrat, fait allusion au contrat implicite que ces deux amis ont signé avec le Conseil des arts du Canada qui leur a commandé une pièce d’après le Faust de Goethe . Cette pièce, dont ils commencé la composition en 1996, n’a été achevée que tout récemment, en 2003. On remarquera dans cette pièce la combinaison de la guitare et des bruits électroacoustiques. À l’inverse de leurs collègues français, les compositeurs de l’école de Montréal pratiquent peu les musiques mixtes. Ils ne les ignorent cependant pas complètement, comme en témoigne l’œuvre de Monique Jean, une compositeure, comme on dit au Canada, qui mêle souvent musique et art vidéo et a réalisé des murs de haut-parleur qui incitent à écouter la musique comme l’on regarde une sculpture. low memory #2 que nous allons maintenant entendre a été composé pour flûte picolo et bandes à quatre pistes. À l’entendre, on a parfois le sentiment d’être comme devant la coupe d’un son que le compositeur nous ferait voir au travers d’un microscope.

    Louis Dufort, un des compositeurs les plus prometteurs de cette génération, paraît plus tenté que d’autres parce que l’on pourrait appeler la musique pure en opposition à ce cinéma de l’oreille pratiqué par beaucoup de ses collègues. Zénith, une œuvre écrite en 1999, rappelle, par certains cotés, les musiques expressionnistes du début du 20e siècle.

    Spleen est également composé à partir de voix, il s’agit de quatre voix adolescentes et le projet du compositeur était de décrire cet état de mélancolie propre à l’adolescence. Ce goût de la voix, du texte n’est pas propre à Robert Normandeau. On le retrouve chez beaucoup des musiciens de cette école de Montréal. Chez Francis Dhomont, bien sûr, mais aussi chez Gilles Gobeil. Normandeau, Gobeil appartiennent à la génération de ces compositeurs qui ont été formés par Francis Dhomont et ses collègues: il y a, de fait, chez tous ces musiciens de l’école de Montréal, un goût de l’éclectisme qu’on ne retrouve pas forcément chez leurs collègues et, notamment français, souvent formés dans un cadre plus académique.

    … on a parfois le sentiment d’être comme devant la coupe d’un son que le compositeur nous ferait voir au travers d’un microscope.

    Le contrat in Liability Webzine

    “Chronique”, Fabien, Liability Webzine, April 6, 2004
    Tuesday, April 6, 2004 Press

    En France nous avons l’Ina-GRM pour tout ce qui concerne les musiques acousmatiques et concrètes. Vous savez tous les Pierre Henry, François Bayle, Michel Chion, Bernard Parmegiani, Jean Schwarz ou autre Christian Zanési. Il existe son équivalent au Québec. Enfin tout du moins une structure qui édite les compositeurs canadiens de ce type si particulier de musique. empreintes DIGITALes a ainsi pu publier des gens comme Robert Normandeau, Yves Daoust ou Francis Dhomont. Gilles Gobeil et René Lussier ne nous sont pas forcément inconnus. Gobeil est l’un des compositeurs principaux de la Montréal School et remporté de nombreux prix internationaux pour ces compositions (Bourges, Luigi-Russolo, Ars Electronica). Quant à René Lussier, celui-ci est surtout connu pour ses collaborations avec Fred Frith, Eugene Chadbourne, Jean Derome ou Martin Tétreault.

    Le contrat est librement inspiré du Faust de Goethe et a nécessité plus de sept ans de travail avant d’arriver au résultat final qui a finit par arriver entre mes mains. Il y a toujours un côté mystique dans ce genre de musique, une musique qui se voudrait presque hors du temps mais qui serait comme une forme de reflet de l’humanité. Gobeil et Lussier ré-utilisent tous ces dogmes, ce mélange de musique électroniques, de bandes, de sons acoustiques, de lectures de textes etc… On assiste également à des mélanges d’ambiances. Le duo a su faire varier leurs compositions passant de moments à la limite de l’ambient à des moments nettement plus baroques.

    Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est ce style musical ne vous attendez pas à une redite de Messe pour un temps présent parce que j’aurai cité Pierre Henry. On en est très loin même. Les deux canadiens font comme leurs collègues c’est à dire qu’ils expérimentent tous les formes de sons en créant une musique volontairement complexe mais qui ne demande qu’à s’épanouir. Ce sera peut-être l’occasion de découvrir un label et des artistes hors normes qui délivrent une musique certes difficile mais tout à fait enrichissante.

    … passant de moments à la limite de l’ambient à des moments nettement plus baroques.

    Bleak 1999 in Echoes Online

    “Tonträger”, Teodorowicz Slawomir, Echoes Online, April 6, 2004
    Tuesday, April 6, 2004 Press

    Eine alte journalistische Weisheit, die ich mir vor wenigen Minuten ausgedacht habe, besagt, dass man lieber nicht mit kleinen Elektronik-Labeln seinen Spaß treiben sollte. Und nachdem ich bereits zwei Releases aus dem Hause No Type verrissen habe, kam ein mulmiges Gefühl in der Magengegend auf, als mal wieder, wie gewöhnlich schön und umständlich verpackt, eine Scheibe des kanadischen Vertriebs in meinem Postkasten auftauchte. Die Vor-Sorge war jedoch unbegründet, denn „Bleak 1999“ offenbarte ungefähr die Musik, nach der ich mich seit Längerem verzehre. Düsteres Ambiente, durchbrochen von entspanntem Drum’n’Bass und umschwärmt von gothischen Keyboard-Flächen der billigeren Sorte, Stimmung, die sich über mehr als eine Stunde hinzieht. Was will der Mensch mehr? Einiges. Aber in poststressalen Momenten, während man nach einer zwölfstündigen Arbeitsschicht im Internet seichte Unterhaltung sucht, will man kontinuierlich-entspanntes Fließen und keine Kanten. Das Wort heißt „Erholung“. Das bietet Tomas Jirku. Einfache Soundstrukturen strengen nicht an, die Eintönigkeit ist qualitativ wertvoll. Die Rhythmen sind übersichtlich und nicht zu schneidend produziert, mantraartig aufgebaut. Die Kompositionen streben keinen Höhepunkt an, es brummt angenehm und nach und nach kristallisieren sich auch einige Mini-Schlager im weitesten Sinne heraus, vor allem das sehnsüchtig in die Ferne des abgedunkelten Raumes vordringende ‚Glyburide‘, das ich gerne in mein Programm aufnehmen würde, falls sich irgendein Clubbesitzer dazu aufraffen sollte, mir ein Forum für meine Ambiente-PostPunkige Discjockey-Spinnereien zu gewähren.

    Die Kompositionen streben keinen Höhepunkt an…

    Rumors of War in L’entrepôt

    “Kritiek”, Tom, L’entrepôt, April 4, 2004
    Sunday, April 4, 2004 Press

    Dit Italiaanse duo wordt gevormd door Maurizio Martusciello en Filippo Paolini. Deze twee heren hebben afgaande op het concept van hun plaat zeker een breder wereldbeeld dan hun president (niet echt moeilijk maar ja). Waarover de plaat gaat wordt al duidelijk met de titel, oorlog. De twaalf tracks dragen elk een markering in de tijd met de vermelding waar op dat moment de wapens werden opgenomen, bijvoorbeeld 07021964 Saigon of 02051982 Falkland. En de heren geven met hun gedreven elektroakoestische hoorspelen de gruwel van de oorlog knap weer en maken een anti-oorlogs statement met hun muziek. Alle facetten worden waargegeven, de gruwel van het moment, het verweesde van na de oorlog, het verdriet, het schrijnende van de waanzin. Muziek waar je niet echt vrolijk van wordt maar die tot nadenken stemt. Denk aan de soms intense hoorspelen van Monique Jean, maar meer toegankelijk, dichter bij de pop cultuur aanleunend. De plaat werd geproduceerd door Louis Dufort.

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