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  • Bruits in JazzoSphère

    “Critique”, Sabine Moig, JazzoSphère, May 1, 2002
    Wednesday, May 1, 2002 Press

    Yves Daoust nous présente plusieurs créations sonores réalisées entre 1981 et 2001. Le concept utilisé dans la première — Bruits — est de concept assez simple. Il s’agit d’enregistrer les sons des scènes de la vie quotidienne des gens. Ici, des enfants qui jouent, là, une cité endormie, ou encore les clameurs d’une fête. Le tout étant retravaillé, fragmenté, créant ainsi l’impression d’un chaos qui laisse parfois la place à des sons distincts comme pour montrer que la vie suit malgré tout son cours. Les créations suivantes sont aussi musicalement très intéressantes. Comme Impromptu qui s’inspire de la Fantaisie impromptu en do dièse mineur pour piano (opus 66) de Chopin. Cette œuvre est décortiquée pour n’en garder que sa quintessence, c’est-à-dire cet extrait suprême et subtil de la force, de l’énergie et des émotions de la pièce du grand maître. Yves Daoust s’en donne à cœur joie avec les sons et les bruits qu’il triture sans relâche. Le résultat peut paraître désopilant, il n’en est que plus superbe.

    Yves Daoust s’en donne à cœur joie avec les sons et les bruits qu’il triture sans relâche.

    Bruits, … dans le silence de la nuit…, Clair de terre in Octopus

    “Critique”, LC, Octopus, no. 14, May 1, 2002
    Wednesday, May 1, 2002 Press

    C’est du Québec que nous proviennent ces quelques œuvres inspirées, grâce au label de Montréal empreintes DIGITALes… Si leur point commun réside dans l’utilisation d’un support musical électroacoustique, il est intéressant de constater les influences des musiques ambiant et ethno-ambient dans le travail rendu et dans l’évolution progressive qui régit les morceaux… Au Clair de terre de Robert Normandeau, correspondent des mouvements cinématiques faisant évoluer les thèmes au gré de mouvements spatiaux et spacieux comme le laisse entendre le titre… Souvent amené à travailler pour le théâtre, Robert Normandeau cultive dans sa musique le sens de la densité et un aspect très direct que nous susurrent les voix entremêlées de Erinyes

    Voilà une téléportation sonore en bonne et due forme que n’interrompra pas le silence nocturne étayé par la musique de Gilles Gobeil… Un silence pesant et torturé par des ambiances crépusculaires, combinaison de torpeur et de violences soudaines, qui ralliera jusqu’aux amateurs de dark-ambiant par ses déclinaisons à la fois brutales et microtonales. Un rêve semi-éveillé qui s’emballe au fil des lectures émaillant le voyage… Marcel Proust, HG Wells, Jules Verne, les passagers de ce train fantôme se portent bien, merci pour eux…

    Au terminus, Yves Daoust vous attend… Ses Bruits reflêtent sa ville, Montréal, perpétuellement traversés par des bribes de mots, les cris des enfants, des mouvements crissants furtifs, des mécanismes grinçants… les nuits, les jours, les lieux, calmes ou agités, sont revisités avec un appétit glouton… Daoust s’empare des sons plus qu’il ne les saisit afin de retranscrire l’environnement urbain qui l’entoure, dans toute sa luxuriante diversité. Avec de tels compositeurs, le Québec n’a sans doute jamais été aussi libre…

    Avec de tels compositeurs, le Québec n’a sans doute jamais été aussi libre…

    Humeur de facteur, Clair de terre, La limite du bruit in Rif Raf

    “Kritiek”, SVS, Rif Raf, no. 135, May 1, 2002
    Wednesday, May 1, 2002 Press

    Het Franse label empreintes DIGITALes biedt onderdak aan een resem al dan niet obscure avantgardekunsteneaars waarvan Robert Normandeau en Hildegard Westerkamp de bekendste zijn. Met Cycle du son betoont Yves Beaupré eer aan de legendarische geluidskunstenaar Pierre Schaeffer. Het vierdelige stuk maakt zowel gebruik van samples uit Schaeffers legendarische compositie Études aux objets als geluiden uit Dhomonts eigen klankencollectie. De akoestische clash van die twee werelden is een onheilspellend, maar altijd boeiend geluidsdecor voI glashelder resonerende klankspelen.

    Humeur de facteur van Yves Beaupré is een klankencollage opgebouwd uit timmerhokgeluiden: geluid van en door allerlei voorwerpen, gereedschap, hout en dies meer. Die bronnen worden vervolgens via elektronica van hun identiteit gestrip en tot functioneel element van de compositie gebombardeerd. Het resultaat blijft over de hele lijn intrigerend en stuwt je door een vaak hallucinante dimensie van overheerlijke klankschepsels. De Nieuw-Zeelander John Young dwingt de luisteraar zijn van wonderlijke details voorziene La limite du bruit met een hoofdtelefoon te beluisteren. Zo fladderen de ratelende, druppelende en schurende klankes van Pythagoras’s Curtain zalig je trommelvlies in. Even fasciinerend is Inner dat aanvangt met het geluid van iemand die zijn adem inhoudt. Wat volgt lkijkt op een sonische tocht door de bronchien van de proefpersoon in kwestie. Of de geluiden in de hersens van iemand na het inhaleren van een overdosis N2O, wie zal het zeggen? Verbaas uzelf.

    La limite du bruit in Les Inrockuptibles

    “Critique”, Philippe Robert, Les Inrockuptibles, May 1, 2002
    Wednesday, May 1, 2002 Press

    Riches et bruissants de vie, un kaléidoscope de sons concrets trafiqués. L’expérience à laquelle convie ce disque est celle des élèves de Pythagore qui écoutaient les leçons qu’il donnait, caché derrière un rideau — métaphore explicite de ce qu’est le contexte d’écoute acousmatique. Si les sons de la première pièce sont bel et bien d’origine «tactile», il est toutefois impossible d’en déterminer les origines. Toute possibilté d’identification brouillée, il ne reste plus que l’écoute attentive et déconditionnée. Ce que testent également les quatre plages suivantes, qu’elles amplifient le respiration humaine, dévoilant la richesse insoupçonnée de son spectre, qu’elles se servent du vent, source invisible et capricieuse par excellence, des rythmes sophistiqués de la pluie, ou des plaintes rouillées d’une balançoire dont le mouvement de pendule renvoit au temps qui passe. On l’aura compris, John Young inventorie les limites du bruit, lui offrant un réalisme nouveau paradoxalement puisé dans des sources concrètes rendues à l’abstraction par son travail de compositeur.

    Riches et bruissants de vie…

    La limite du bruit in AllMusic

    “Review”, François Couture, AllMusic, May 1, 2002
    Wednesday, May 1, 2002 Press

    John Young proceeds from the familiar to the alien, from the instantly recognizable and close sound source to more extensively treated and masked results. It may be the oldest trick in the musique concrète book, but it remains the best way to capture the listener’s attention from the beginning. Obviously, Young understands this principle and applies it well — better than that, actually. Each of the five pieces on La limite du bruit (“The edge of noise”) develops a network of visual and sonic images from a simple starting point. Each one is exemplary in construction, focus and sonic transformations. Pythagora’s Curtain picks up on the origin of the word “acousmatics” (sound heard while its source is veiled, like Pythogora teaching from behind a curtain). The sound of chalk on a chalkboard opens the piece and gradually spirals out of reach as other “thoughts” enter the picture. Inner, Virtual and Time, Motion and Memory function as a cycle of sorts. They start with the sounds of human breathing, wind and a rusty swing respectively. The latter is particularly evocative, its structure allowing the listener to insert his or her own memories in the piece. Liquid Sky focuses on rain; the softness of its tender finale (a return to the pure recording of a rain in a puddle) couldn’t have provided better closure for this remarkable CD. All these sonic materials have been widely used by electroacoustic composers since Pierre Schaeffer and one must admit that Young’s works lack some originality. Nevertheless, his music is constantly lively, engaging and even entertaining. He comes from the same British school that gave us Jonty Harrison and Denis Smalley, but he manages to avoid the dryness usually associated with their work. Recommended.

    … his music is constantly lively, engaging and even entertaining.

    Cycle du son in AllMusic

    “Review”, François Couture, AllMusic, May 1, 2002
    Wednesday, May 1, 2002 Press

    Francis Dhomont’s first album since the critically acclaimed Forêt profonde in 1996, Cycle du son was released in late 2001 and consists of a cycle of four works premiered in 1998. At the time the composer was 72 years old. Taking a cue from the celebrations surrounding the 50th anniversary of the “advent” of musique concrète, he created a rich work that takes a look at the distance electroacoustic music has crossed during that time. But Cycle du son is not a historical overview. Instead it integrates concepts, forms and pet sounds from the main figures of the genre, all done with much subtlety. The roots of the work are found in part three, Novars. Created in 1989, it used sound sources from Guillaume de Machaut’s Messe de Nostre Dame and Pierre Schaeffer’s Étude aux objets. The cycle stemmed from this piece and all movements are interlocked with quotes and the use of similar sound sources and references. Objets retrouvés is a short re-reading of Schaeffer’s Étude aux objets, the first musique concrète “classic.” Its elegance tells much about Dhomont’s respect for the man. AvatArsSon is the strongest work here and ranks among the man’s best. Revisiting other composers, Dhomont actually offers a synthesis of his own music, from the formalism of his Cycle de l’errance to the dreamy confusion of Forêt profonde (it even includes speaking voices, a trademark of his own work). Phonurgie concludes the set with a look forward, avoiding nostalgic sentimentality. This album may not be as strong as some of his previous efforts, but it will still please fans of Dhomont and aficionados of electroacoustic music. His touch, so easily recognizable (in the movements, the colors, the narrative), remains strong.

    His touch, so easily recognizable (in the movements, the colors, the narrative), remains strong.
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