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  • Sonopsys: Francis Dhomont in Le Devoir

    “Critique”, François Tousignant, Le Devoir, April 12, 2003
    Saturday, April 12, 2003 Press

    […] Toujours dans le même ordre d’idées, ceux qui s’intéressent à ce grand créateur seront comblés par le premier exemplaire de la collection Sonopsys — Cahiers musique concrète/acousmatique, édité par Licences. Un disque, des textes de Dhomont, des commentaires, des entretiens, une présentation remarquable et un contenu de qualité vous feront mieux saisir l’univers, les inquiétudes et les forces de cet humaniste musicien.

    … ceux qui s’intéressent à ce grand créateur seront comblés par le premier exemplaire de la collection Sonopsys.

    Jalons in Le Devoir

    “Critique”, François Tousignant, Le Devoir, April 12, 2003
    Saturday, April 12, 2003 Press

    On pourrait appeler cela une collection de miniatures. Sur cette parution de notre belle collection de musique acousmatique empreintes DIGITALes, revoici la musique de Francis Dhomont. Encore, diront peut-être certains. À la différence de bien des parutions précédentes consacrées à ce compositeur — où on avait principalement des œuvres au long souffle, à la réflexion qui prenait le temps de faire se confondre espace et temps, psychologie et physicalité, lieu et durée de l’art —, voici un disque consacré à des pièces brèves, voire de circonstance.

    Cela impose donc un autre type d’écoute que celui auquel Dhomont nous avait habitués. Travailler sur la profondeur des strates et trouver l’art de l’aphorisme poétique, voici deux disciplines qui exigent une autre manière de concevoir et de réaliser la musique. Surtout que Dhomont va du clin d’œil — un peu à la manière des Éventails de Mallarmé — à la prise de position politique qui rappelle des sonnets de Rimbaud, d’Aragon ou d’Éluard.

    Dans le premier cas, la tendresse et l’humour semblent emprunter un jeu de codes parfois pictural, autrefois un peu secret. On se délecte de la finesse de ces petits bijoux entendus à l’occasion de concerts et qu’on peut maintenant se remettre à loisir pour mieux les savourer. Soulignons la grande qualité de ce genre de répertoire: si certains auteurs tombent facilement dans le ton carte postale, l’intelligence et le raffinement de Dhomont font que ce qui ne pourrait s’avérer qu’anecdotique devient toujours objet d’habitation; la légèreté permet un souffle frais pour l’imaginaire heureux, ce que le compositeur sait fort bien faire partager.

    On trouve aussi trois œuvres plus engagées et plus lourdes: En cuerdas, Les moirures du temps et Lettre de Sarajevo. Si En cuerdas pose encore des problèmes de rhétorique et paraît toujours comme une œuvre moins réussie, les deux autres montrent un Dhomont maître de son propos. Qu’elle soit «abstraite» ou dénonciatrice, cette musique porte un programme latent. Ce n’est pas à l’histoire que s’attache le propos mais davantage à l’expression d’une émotion ressentie en un certain endroit de l’être et que l’artiste transpose en un autre médium.

    Ici, on se surprend pour une rare fois à apprécier comme essentielle l’écoute sur nos deux bêtes haut-parleurs. En salle, la diffusion spatiale peut parfois orienter l’attention davantage sur le faire de l’œuvre que sur l’œuvre elle-même. Dans notre antre d’écoute, Dhomont vient démontrer la vérité de son «inspiration» et la nécessité de ses choix esthétiques, comme si la «réduction de moyens de diffusion» soulignait plus haut le contenu qui s’incarne en sons. C’est encore donner d’autres lettres de noblesse à une forme d’art souvent jugée marginale ou décorative (pensons aux sonorisations d’espaces et de lieux publics pollués par de bâtardes réalisations d’ameublement) qui arrive à exprimer sans agressivité, mais avec une vigueur implacable, la force d’un art engagé et en mouvement, musique dans laquelle le message ne se limite pas au médium. […]

    On se délecte de la finesse de ces petits bijoux entendus à l’occasion de concerts et qu’on peut maintenant se remettre à loisir pour mieux les savourer.

    Jalons in La Scena Musicale

    “Critique”, Réjean Beaucage, La Scena Musicale, no. 8:7, April 1, 2003
    Tuesday, April 1, 2003 Press

    Sixième disque de Francis Dhomont chez la maison montréalaise empreintes DIGITALes, Jalons regroupe des compositions encore inédites ou parues dans des compilations. Il s’avère donc moins conceptuel que les productions habituelles du doyen de la communauté électroacoustique québécoise. On y trouve une réduction stéréophonique de Vol d’Arondes, présenté en version octophonique lors de sa création à la dixième édition de la série Rien à voir, en décembre 2001. L’œuvre emprunte une partie de son matériel de base à une autre, Drôles d’oiseaux, qui date de 1985 et que l’on trouve aussi ici. Cette dernière est une réalisation entièrement électronique, la seule du catalogue du compositeur. De même sur ce disque, En cuerdas (1998), une musique parfaitement autonome, a servi de base au guitariste Arturo Parra pour Sol y sombra… l’espace des spectres, une pièce pour guitare et bande, publiée sur son disque Parr(A)cousmatique, également chez empreintes DIGITALes.

    La meilleure façon d’apprécier la musique électroacoustique, et Francis Dhomont serait certainement d’accord, reste le concert acousmatique, durant lequel le compositeur, généralement, diffuse les œuvres au programme au moyen d’un «orchestre de haut-parleurs» à un public plongé dans le noir. On a ainsi pu entendre en mars dernier, durant le festival Montréal / Nouvelles musiques, la pièce Les moirures du temps (2000), que l’on pourra maintenant écouter chez soi grâce à ce disque. Le disque comprend aussi Un autre Printemps (2000), un détournement de la musique de Vivaldi que Dhomont a conçu pour Mein Kino für die Ohren (Mon cinéma pour l’oreille), un film du cinéaste allemand Uli Aumüller. Bref, une collection variée qui permet d’apprécier différentes facettes du travail d’un maître de la musique concrète. 4/6

    … un maître de la musique concrète.

    Podweek in e/i magazine

    “Off the Spine”, Darren Bergstein, e/i magazine, no. 1, March 31, 2003
    Monday, March 31, 2003 Press

    From the innovative, origami paper jewel case (a No Type trademark) right through to the disc’s crunchy megalomania, no analogs exist for ascribing parallels to Podweek. Brillo-techno manufactured in Canada since 1995 (the earliest listed date for the tracks on this collection of ‘œuf-history’), Frédérick Blouin, aka Oeuf Korreckt, is credited with being influenced by Black Dog, Orbital, Rotterdam hardcore, Björk and Autechre. Faint echoes of the latter’s Incunabula crop up here and there (on 1999’s Before Bedtime), and the Rotterdam connection makes its presence known during the bassball stomp of A Ride in Elephant City (nods to Atom Heart circa 1990 as well). Otherwise, styles implode in short order and markers become irrelevant. The most recent work here, 2001’s We Have Arrived, runs the IDM treadmill at modest speed, the whoop and holler of its electronics and snarling snaredrums a bark or two removed from the Dog. Blouin thumbs his nose at the ultra-serious laptop cadre on Screw my Samples, a rollercoaster ride around theme park mountain peaks that, despite the monotone pulse informing its plugins, whirls a singleminded dervish dance replete with pop-mocking beats. On Taco Fiesta, 303 moisture missiles are hurled at you with devilish abandon, the incessant flatulations and strangled synths a turgid mass uncomfortably occupying your colon. Ruffly is a bit less taxing, trashcan-lid cymbal crashes aside, but once it settles into a locked steam-engine groove, it’s simply surrender or die. Œuf to one side, the laptop techie grins, stroking all the Korreckt keys.

    Oeuf to one side, the laptop techie grins, stroking all the Korreckt keys.
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