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  • Sur fond blanc in Convergence

    “Critique”, Charles Prémont, Convergence, no. 57, June 1, 2009
    Monday, June 1, 2009 Press

    Fruit d’une collaboration entre les artistes Nicolas Bernier et Jacques Poulin-Denis, Sur fond blanc constitue un album électronique difficile à définir (autrement qu’en le rangeant dans le large tiroir de la musique expérimentale). Explorant les thèmes de l’intériorité et de l’absence, l’album se présente comme une page blanche où tout peut arriver. Composé à partir de textures électroniques et d’enregistrements, Sur fond blanc créée une ambiance particulière bien qu’étonnamment familière. Les pièces s’écoutent sans effort, mais montrent une surprenante profondeur pour peu qu’on s’y intéresse de plus près. Utilisant avec brio la spatialisation des sons, c’est au cœur d’une histoire que Jacques Poulin-Denis et Nicolas Bernier semblent vouloir nous emmener. L’enregistrement sur le terrain est particulièrement bien utilisé. Entre les bruits de pas et les chuchotements, on perçoit les échos et sentons les espaces que les compositeurs ont voulu créer. L’idée du canevas neutre est présente tout le long des pièces. Toujours, on se demande où l’on se trouve et notre imagination divague facilement sur les thèmes abstraits que proposent les deux artistes.

    C’est surtout l’utilisation très maîtrisée du rythme qui classe cet album à part. C’est probablement ce qui nous rappelle le plus qu’on écoute bien un album de musique et non la trame sonore de nos fantasmes. Le rythme sert d’épice à la recette des deux compères et relève avantageusement l’écoute de chacune des pièces. Toujours amené avec grand soin, c’est cette utilisation subtile, mais efficace, qui nous transporte d’un bout à l’autre de notre écoute sans qu’on s’en rende compte.

    Sur fond blanc, produit d’une collaboration efficace dont on espère n’avoir écouté que les débuts.

    C’est surtout l’utilisation très maîtrisée du rythme qui classe cet album à part. […] on écoute bien un album de musique et non la trame sonore de nos fantasmes.

    Sur fond blanc in Octopus

    “Oursins chroniques”, Laurent Catala, Octopus, June 1, 2009
    Monday, June 1, 2009 Press

    Rapports à l’espace, questionnements de la présence et de l’absence des corps, c’est en travaillant avec la compagnie de danse O Vertigo sur la pièce La chambre blanche que le duo Nicolas Bernier / Jacques Poulin-Denis a commencé à réfléchir à ces aller-retours de matières musicales fluctuantes, électroniques dans leur essence mais si organiques dans leur prégnance qu’elle semble suivre et se fondre dans les mouvements supposés des danseurs. Intimiste et sensuelle, cette peinture sonore sur fond blanc se fixe dans notre esprit comme une persistance rétinienne. Douce au début, suggestive presque, elle finit par se faire plus trouble et insistante, comme dans ses rythmiques digressives qui percent sur Emm ou dans ses grésillements pénétrants qui sondent Mur. Un voyage tout en textures, ambigu, souple et rugueux à la fois.

    Intimiste et sensuelle, cette peinture sonore sur fond blanc se fixe dans notre esprit comme une persistance rétinienne.

    Gratte-cité in Westzeit

    “Kritik”, Klaus Hübner, Westzeit, June 1, 2009
    Monday, June 1, 2009 Press

    Wie ein Riese ließ Ned Bouhalassa eine imponierend große Nadel, die eines Plattenspielers nämlich, vom Wolkenkratzer herunter fallen und „spielte“ wie ein DJ die Stadt. Ned Bouhalassa, ein Komponist aus Montréal, begleitet auf seiner zweiten Solo-DVD den Sound der Straßen, Hochhäuser, Brücken usw. Bei mOrpheus treibt es die dunklen Klangfelder von Québec nach Berlin, bis zum Zoo und zum Alexanderplatz. „Berlin ist ein gigantischer Bahnhof,“ urteilt Bouhalassa. Folglich nutzt er die Geräusche dieses Molochs und fügte sie in sein elektro-akustisches Gebilde ein: Zugfahrgeräusche, U-Bahn-Ansagen. Türen quietschen wie im Horrorthriller, und oft wirken die Soundscapes von Bouhalassa wie Musik zu Hörspielen. Wie stark er in den „natürlichen“ Sound eingreift und ihn manipuliert, bleibt wegen der differenziert „getürkten“ Klänge im Dunkeln.

    Bei mOrpheus treibt es die dunklen Klangfelder von Québec nach Berlin, bis zum Zoo und zum Alexanderplatz.

    Gratte-cité in De:Bug

    “Kritik”, ED, De:Bug, no. 133, June 1, 2009
    Monday, June 1, 2009 Press

    Mit der wahnwitzigen Vorstellung des eigenen Ichs als Tonabnehmer, der über die Oberfläche einer Großstadt kratzt, endet das Vorwort des Kanadiers zu seinem zweiten Album. Umgesetzt wird die vielversprechende Idee mit kollagiertem Basismaterial aus u.a. Montreal, Las Vegas oder Berlin. Eigenwillige Snapshots verweben sich oder werden gar von krachenden Beats in andere Städte gebeamt. Schlichtweg-Mix hieße das wohl unter DJs, hier geht es aber natürlich nicht um grenzenloses Tanzen, das Gegenteil ist der Fall: im Moment liegt die Schönheit, vielleicht auch in der Zeitspanne, aber dieses Wissen wird seit Jahrzehnten bereits immer unsicherer. Daher muß der Moment endlich überwiegen und, wie ich meine, verfügt kein anderes Mittel als eben die Collage über mehr Kraft, den verflüchtigten, nie und nimmer dagewesenen Punkt hervorzuheben und im Vergessen zu speichern. Nein, Bouhallassa schneidet nicht wahl- und planlos, noch immer liefern Mythen, Träume und Tradition den nötigen Halt im blanken Dickicht und verdichten letztlich die Audio-Schnipsel zu offenen Erzählungen höchster Güte.

    Chroniques d’une séduction in De:Bug

    “Kritik”, ASB, De:Bug, no. 133, June 1, 2009
    Monday, June 1, 2009 Press

    “Bevor ich die Bedeutung der Worte verstehe, sind die Unterhaltungen meiner Nachbarn für mich nur Rhythmus, Bewegung, Geschwindigkeit. Mein Ansatzpunkt beim Zuhören ist die Musikalität des Klangs und ich versuche diese Eindrücke akustisch aufzufüllen.” So beschreibt der Gitarrist und Komponist Jacques Tremblay seine Musik und die Entstehung der Chroniques d’une séduction. Er arbeitet gleichzeitig mit instrumentellen und elektroakustischen Klangerzeugern, mischt Sprachaufnahmen mit Fieldrecordings und Aufnahmen von Musikinstrumenten, die wiederum wie Fieldrecordings klingen. Digital bearbeitet, arrangiert und mit Effekten versehen, ergibt sich daraus ein spannendes Hörstück.

    Sur fond blanc in Les Passions de Fab

    “Critique”, Fabrice Vanoverberg, Les Passions de Fab, May 26, 2009
    Tuesday, May 26, 2009 Press

    Collaborateurs depuis 2006, membres du collectif Ekumen éditeur du présent objet, les compositeurs électroacoustiques Nicolas Bernier et Jacques Poulin-Denis en sont à leur second coup d’essai, deux années après le remarqué Étude no 3 pour cordes et poulies, déjà sur le même label québécois. Pour ne rien changer de leurs bonnes habitudes, il s’agit également d’une collaboration avec la compagnie de danse O Vertigo, plus précisément pour le spectacle La chambre blanche.

    Nettement moins radicale et, osons le mot, dérangeante que les travaux de KTL pour Gisèle Vienne, la vision des deux Canadiens n’en est pas moins parfaitement captivante. A l’image des dialogues cinématiques de Olo, ponctuation sensuelle sur fond de paysages sonores d’une magnifique clarté magnétisante, l’univers en pâles — mais pas pâlottes — déclinaisons de Bernier et Poulin-Denis révisent les classiques de la musique ambient, tout en s’en détachant. Entre onirisme pudique et bruitisme familier (des pas de danseurs, notamment sur Air, Sur fond blanc transcende par son simple impact auditif l’habillage sonore qu’il est censé incarner sur la scène chorégraphique. A ce niveau d’altitude, une rencontre impromptue entre musique concrète, soundscapes et électroacoustique qui n’a pas beaucoup de rivales et se satisfait complètement à elle-même. Qui aurait pensé que l’espace intérieur, le vide et l’absence (les trois thèmes du projet) pouvaient avoir autant de contenu?

    … ponctuation sensuelle sur fond de paysages sonores d’une magnifique clarté magnétisante…
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