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  • Les arbres in EtherREAL

    “Critique”, Fabrice Allard, EtherREAL, April 2, 2009
    Thursday, April 2, 2009 Press

    C’est la première fois que l’on parle de Nicolas Bernier sur ce site, jeune compositeur québécois, élève de Robert Normandeau auprès de qui il a étudié la composition de musiques électroacoustiques. Ses pièces musicales sont généralement des parties d’œuvres plus globales, installations, danse, cinéma et jusque là de rares enregistrements que l’on trouve en particulier chez No Type. Cela fait bien longtemps que l’on n’avait pas parlé de ce génial label canadien qui nous avait fait découvrir Tomas Jirku ou les italiens de Metaxu.

    Du coup, et rien qu’avec le nom du label, on se doute un peu de la musique que l’on va trouver sur cet album alors que l’on ne connait pas encore Nicolas Bernier. On ne s’y trompera pas puisque dès les premières notes on trouve une œuvre exigeante, riche et subtile. Le Québécois produit certes une musique électroacoustique, mais ne partez pas tout de suite!!… Sur la forme c’est bien plus que cela puisque l’on y trouve des passages ambient, des glitchs, textures grésillantes et granuleuses, des traitements électroniques à la Fennesz (les guitares délicieusement fracturées de This is a Portrait), des rythmiques à rapprocher de l’electronica sur Piano, de nombreux instruments (piano, cuivres, vibraphone, accordéon, guitare) dont des cordes qui nous rapprochent même parfois d’une musique néo-classique sur Ouverture. Une richesse étourdissante, pour des pièces qui tiennent vos sens en éveil, où chaque seconde peut surprendre, sans pour autant jouer sur les facilités de la déconstruction et de l’abstraction rythmique et/ou mélodique.

    Bien au contraire, la musique de Nicolas Bernier est extrêmement sensible, sensuelle, fine et subtile. Exigeante sur la forme mais sans oublier d’être humaine, source d’émotions diverses sur le fond. Le jeune compositeur semble avoir trouvé l’équilibre parfait entre complexité de la composition et des codes mélodiques ou sonores (instruments classiques) auquel l’auditeur peut se raccrocher facilement. On appréciera en particulier la précision chirurgicale de son sens du rythme avec des cassures et relances particulièrement bien amenées, comme les inspirations de Spleen ou les montées de souffles métalliques et les caisses enregistreuses de Bora.

    On arrêtera là les compliments, de toute façon Les arbres est parfait de bout en bout. On ajoutera que même sur cet album le travail a été un peu plus large qu’une “simple” bande son puisque Nicolas Bernier a collaboré avec Urban9, photographe et graphiste responsable du packaging mais aussi auteur des six cartes (une par morceau) qui accompagnent le CD. Enfin pour être complet, on précisera que Nicolas Bernier n’est pas tout seul sur cet album puisqu’il est régulièrement accompagné (entre autres) de Delphine Measroch (accordéon / violoncelle) avec qui il a créé le duo de musique concrète Milliseconde topographie en 2004. Tout un programme!

    Vous l’aurez compris, quelle que soit votre sensibilité musicale (entre néoclassique et electronica le champ est assez large), vous pouvez vous jeter sur cet album surprenant. S’il est peut-être un peu moins abouti, on vous conseille tout de même le très beau Ail et l’eau faille sorti en 2007, disponible en téléchargement, toujours chez No Type.

    Les arbres est parfait de bout en bout…

    Åke Parmerud in MCD — Musiques & cultures digitales

    “Åke Parmerud: L’électroacoustique en interaction”, Laurent Diouf, MCD — Musiques & cultures digitales, no. HS02, April 1, 2009
    Wednesday, April 1, 2009 Press

    Lauréat de nombreux prix, Åke Parmerud mène depuis 1978 une carrière internationale de compositeur. Après une formation en photographie, il a étudié la musique à l’université et au conservatoire de Göteborg, en Suède, où il enseigne aujourd’hui. Son œuvre prolifique, plus de cinquante opus, inclut électroacoustique sur support, poésie sonore, musiques instrumentale, mixte, interactive, multimédia, installation, musiques de scène et pour la danse. Un champ d’action qui fait de lui l’autre lauréat du Qwartz Pierre Schaeffer…

    Annette Vande Gorne écrit:

    Åke Parmerud réussit une rare synthèse entre la pensée énergétique et morphologique de tradition schaefférienne (Les objets obscurs, 1991, studio du GRM), et la relation au passé stylistique de la musique européenne (Gesualdo da Venosa, Dowland, Alias, 1990), et du jazz (Charlie Parker, Retur, pour quatuor de saxophones et bande, 1992-93), ou à ses instruments (le quatuor à cordes Stringquartett, 1988, la harpe Strings & Shadows, 1993, le synthé analogique et les instruments du XVIème siècle Renaissance, 1994, la flûte avec Les flûtes en feu, 1999, l’orchestre de chambre Rituals, 2006), et encore le clavecin, la guitare, les percussions, l’orchestre symphonique…

    Mais, les œuvres de Åke Parmerud sont sous-tendues par un projet expressif plus large. Grains of Voices (1994-95), est à la fois un travail de traitement radical de la voix, par étirement et granulation, ou non, et une œuvre symbolique, créée dans l’auditorium de l’ONU, qui reflète à travers toutes les catégories d’âges, de cultures et d’émissions vocales l’unité d’un monde complexe où ethnies, cultures et idiomes se fondent dans une nouvelle forme, dans une grande pièce sauvage et libre de graffiti vocaux. Autre exemple, le jeu d’échec et ses stratégies devient un modèle de comportement pour Parmerud, dont les pièces sont objets sonores, phrases et structures (Jeux imaginaires, 1993), ou encore le compositeur en studio comme alchimiste des sons (Les flûtes en feu).

    Le monde invisible, celui de la musique, et visible, celui de l’image l’interpellent. Depuis la fin des années 90, il multiplie les œuvres multimédia (The Heart of Silence, 1997-988 pour chœur, bande, photo et danse, Bows, Arcs and The Arrow of Time, 2004 pour orchestre à cordes, ordinateur et vidéo), les installations (L’espace qui vous regarde, 2001), les musiques pour chorégraphie (Strata: mémoires d’un amoureux, 2001), les systèmes interactifs ou de traitement en direct (Tide In, 2001, Zeit aus Zeit (The Stockhausen Variations), 2001-02. Rituals, 2006)…

    Åke Parmerud:

    «Mon intérêt pour la danse contemporaine provient de Fylkingen (une sorte d’atelier underground dédié à la musique électronique, la danse et le multimédia), à Stockholm, où j’allais voir des performances. J’ai réalisé mon premier vrai travail de scène en 1980, avec 3 danseurs, un fakir, 15 écrans de projections et une installation quadriphonie. Cela s’appelait [Floden av Glas, 1978-81], on l’a joué seulement 10 fois en tout.

    Ce n’est qu’avec le développement des possibilités de vidéo interactive en temps réel, à la fin des années 90, qu’il est vraiment devenu intéressant de faire des installations de ce genre.

    J’ai travaillé pendant quelques années avec deux artistes/performeurs danois. Cette collaboration m’a beaucoup appris sur la manière de penser, de concevoir une interactivité qui fasse sens à la fois en termes artistique et psychologique… Pour ma première installation audio/vidéo interactive, The Fire Inside en 2000, j’ai reçu un prix de l’ICMC [International Computer Music Conference]. Le public pouvait se déplacer autour d’un feu, un peu à la manière d’un jeu vidéo. Une autre installation, Lost Angel (2004), a rencontré un certain succès international. Là, le public était invité à danser avec sa propre image-miroir qui se transformait en ange au fur et à mesure des mouvements.»

    Un champ d’action qui fait de lui [un] lauréat du Qwartz Pierre Schaeffer…

    Chroniques d’une séduction in Vital

    “Review”, Frans de Waard, Vital, no. 672, March 23, 2009
    Monday, March 23, 2009 Press

    There is an interesting quote on the cover of Chroniques d’une séduction: “since I cannot grasp the meaning of the words, my neighbor’s conversation becomes beat, movement, pace” — that exactly happened to me last night, as I heard voices on the otherwise silent street. I vaguely heard it was about not being able to get in the house, but the finer points of the conversation were lost on me. So I understand more what Tremblay says. He’s a composer and classically trained guitarist and in the three pieces here on his second solo CD show his diverse interests in instrumental music, electronic music and field recordings. It’s on Empreintes Digitales, which guides the listener in a certain direction. Although I think Tremblay’s disc is more interesting than some of the releases I encountered from this label in the last year, also Tremblay doesn’t escape what I think is part of the overall Empreintes Digitales sound: the tumbling of sounds, the pitching up and downwards of the material — be they instrumental, vocal, field recordings or purely electronical. But Tremblay adds a certain element of anarchy to it I think, which makes this throughout more enjoyable than some of the more rigid releases. Children’s voices, street sounds and in some parts of Empathies entropiques even reminding me of Nurse With Wound. Quite a nice work.

    … even reminding me of Nurse With Wound. Quite a nice work.

    La face cachée, Gratte-cité in The Sound Projector

    “Prison Break”, Ed Pinsent, The Sound Projector, no. 18, March 21, 2009
    Saturday, March 21, 2009 Press

    The Canadian label empreintes DIGITALes offers a couple of new releases from award-winning electroacoustic composers, both pressed up as DVDs to offer the listener the choice of stereo or 5.1 surround-sound listening. [Montréal-based] French composer Ned Bouhalassa arranges cut-ups from his huge collection of field recordings on Gratte-cité (IMED 0895), and thereby fancies that he is ‘playing’ entire cities the same way a DJ plays old vinyls dug from his crates. This conceit is reflected in the cover art, where an old-fashioned tonearm is poised menacingly above an imaginary collaged urban-scape and rendered with harsh colours and process dots, like the cover to some non-existent dystopian sci-fi novel.

    David Berezan was born and educated in Canada, but studied with Jonty Harrison in Birmingham and is now an established electroacoustic Director at Manchester University. La face cachée (IMED 0896) refers to aspects of his semi-mystical working method, whereby he hopes to reveal “hidden spaces” through his tape-assemblage, thus arriving at the profound revelations of self-discovery.

    … a couple of new releases from award-winning electroacoustic composers…

    Victoriaville matière sonore in Voir

    “Critique”, Réjean Beaucage, Voir, March 19, 2009
    Thursday, March 19, 2009 Press

    Venant à la suite du projet Montreal Sound Matter / Montréal matière sonore (une installation et un disque, en 2006), le projet [Victoriaville matière sonore] reprend l’idée de composer collectivement (mais l’un après l’autre) une espèce de cadavre exquis technologique en utilisant des enregistrements de terrain (le terrain étant ici Victoriaville). Les sons recueillis sont triturés à l’extrême, avec tous les bidouillages imaginables, et le résultat est une tapisserie sonore pas du tout monochrome, mais passant plutôt en dents de scie de la transe au bruitisme et du réalisme à l’abstraction. Enregistré en concert au 24e FIMAV en 2007; avec Chantal Dumas, a_dontigny, Steve Heimbecker, Louis Dufort, Mathieu Lévesque, Hélène Prévost, Tomas Phillips et Francisco López.

    … triturés à l’extrême […] une tapisserie sonore […] de la transe au bruitisme et du réalisme à l’abstraction.

    La face cachée in Vital

    “Review”, Frans De Waard, Vital, no. 669, March 9, 2009
    Monday, March 9, 2009 Press

    David Berezan is a student of Jonty Harrison and he has won two prices for his works, and has founded Mantis, the Manchester Theatre In Sound. He is firmly based in the tradition of electroacoustic and acousmatic music, and fits very well the many releases on this label. I must say that what I heard I liked to a certain extent, even when it is at times based too much in what this music had to before by others. Berezan uses some of those techniques but not entirely. He does pick his choose of techniques to process his sounds also from the world of microsound, which makes it more varied than the usual posse of acousmatic composers, but by and large not my cup of tea. […]

    He is firmly based in the tradition of electroacoustic and acousmatic music, and fits very well the many releases on this label.
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