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  • La nuit nous déconstruit par cœur in Le Lien multimédia

    “Critique”, Charles Prémont, Le Lien multimédia, August 21, 2009
    Friday, August 21, 2009 Press

    Premier album d’Olivier Girouard, La nuit nous déconstruit par cœur montre la grande sensibilité de l’auteur ainsi que sa maîtrise du mélange entre sons électroacoustiques et instruments organiques. De nature ambiante, l’album se laisse découvrir après plusieurs écoutes, ses subtilités se trouvant dans des nuances, sa qualité se laissant découvrir note par note. Un album fort qui saura plaire aux amateurs de musique concrète même s’il puise constamment dans l’acoustique.

    La nuit nous déconstruit par cœur commence sur un ton résolument électronique, proposant une écoute plutôt intellectuelle et jouant avec habileté sur la spatialisation des sons. Quelques enregistrements laissent cependant entrevoir le véritable dessein de l’album: mélanger les sons électriques à ceux produits par la voix ou des instruments. En ce sens, plusieurs des sons utilisés par Olivier Girouard offrent une ambiance plus chaleureuse et très humaine pour ce genre de musique.

    Les instruments à cordes prennent une importance particulière sur cet album. Dès la deuxième piste, la guitare envahit l’espace, accompagnée d’enregistrements et de sons électroniques. Il en résulte une musique très humaine, réflexive en ce qu’elle nous plonge dans une ambiance qui n’est pas sans rappeler le cinéma. On visualise la musique d’Olivier Girouard, on s’imagine des paysages et des scènes à l’écoute de ses notes évocatrices.

    La qualité de la réalisation ne fait pas de doute. Olivier Girouard sait utiliser ses enregistrement avec intelligence. Les rythmes sont déconstruits dans un son qui occupe l’espace. On devine, chez Olivier Girouard, cette habitude de composer pour des performances. La nuit nous déconstruit par cœur commande une prestation en concert et on espère y avoir droit bientôt.

    Un album fort qui saura plaire aux amateurs de musique concrète même s’il puise constamment dans l’acoustique.

    La face cachée in Le son du grisli

    “Critique”, Luc Bouquet, Le son du grisli, August 12, 2009
    Wednesday, August 12, 2009 Press

    David Berezan est compositeur de musique électroacoustique. Directeur [des studios] de l’University of Manchester, il est le fondateur du Manchester Theatre in Sound (MANTIS) et a récolté de nombreux prix et distinctions tant en France qu’en Italie ou au Canada. Pour ce DVD-Audio, le compositeur est parti de sources sonores diverses avant de transformer et reconstruire celles-ci. Ainsi les rayons d’une roue de vélo (Cyclo), les boules Baoding (Baoding), une grande roue à aubes en fer (Styal), l’eau déferlante du Hoodoo Trail (Hoodoos) ou les automates de Jean Tinguely (Hannibal) sont prétextes à des déambulations sonores du plus bel effet. Grouillements, fourmillements; les sons pullulent, tourbillonnent et balaient de vastes et denses prairies magnétiques où, parfois, se retrouvent où se devinent la source sonore initiale. Même si amoindrie par l’absence de spatialisation, La face cachée, tel un labyrinthe où il fait bon se perdre et s’égarer est une expérience unique et à renouveler le plus souvent possible.

    … une expérience unique et à renouveler le plus souvent possible.

    Nicolas Bernier, Hervé Birolini, Annette Vande Gorne in L’Express

    “Les artisans du son”, Khadija Chatar, L’Express, August 4, 2009
    Tuesday, August 4, 2009 Press

    Un festival électroacoustique sur le son environnant! Cela peut paraître assez futuriste et pourtant cela fait 11 ans qu’à Toronto se tient le Sound Travels Festival of Sound Art présenté par New Adventures in Sound Art. Les 7 et 8 août, au Artscape Wychwood Barns (601 rue Christie), plusieurs francophones, dont Nicolas Bernier, Annette Vande Gorne et Hervé Birolini, viendront divulguer leurs nombreux talents à jongler avec tout ce qui fait du bruit!

    «Le 7 août, je vais présenter deux spectacles, Courant.air et Les arbres. Dans Courant.air, il s’agit de combiner une couleur folk avec de la musique électroacoustique que j’aurais déjà préalablement enregistrée et sur laquelle Simon Trottier jouera en plus de sa guitare acoustique», annonce le Montréalais Nicolas Bernier.

    Dans les enregistrements, M Bernier a pensé à inclure quelques éléments spécifiques au titre, Courant.air, comme le bruit du vent. «Le vent a été réellement l’inspiration. Je voulais que l’on se rende compte de son existence. C’est comme de la musique que l’on ne voit pas. Il est pourtant là, et il est créatif. Il fait des vagues et des formes», dit-il.

    Son deuxième spectacle intitulé Les arbres est un projet qui lui tient très à cœur et pour lequel il a consacré de nombreuses années sans pour autant estimer l’avoir encore achevé. Cette pièce, généralement, présentée avec violon et violoncelle, aura une petite touche qui se veut plus «post-rock», comme Nicolas Bernier aime à le dire.

    «Ce sera une nouvelle version avec guitare électrique. C’est un drôle de mix qui travaille sur le son et sa matière. Je dirais que c’est un peu intellectuel d’un côté et pas du tout de l’autre.»

    Autre point, le concert Les arbres sera présenté avec une projection vidéo réalisée par un certain Urban9, avec qui Nicolas Bernier travaille depuis longtemps sur le projet.

    Pour permettre à l’auditeur d’entrer davantage dans l’univers électroacoustique, les deux musiciens, Nicolas Bernier et Simon Trottier, ont pensé à se placer en plein milieu de la salle. «Notre but c’est que le public ne s’attarde qu’au spectacle. Nous voulons qu’il entre dans le son sans se laisser divertir par les gestes des musiciens», confie-t-il pour terminer.

    D’autres artistes francophones venus cette fois-ci d’un petit peu plus loin seront aussi présents au Artscape Wychwood Barns.

    Le 7 août toujours, le Français Hervé Birolini s’aventurera à bercer les auditeurs à l’aide des mélodies coupées et recoupées de son saxophone.

    Son concert qui s’appelle Ozone promet d’en intriguer plus d’un, selon le directeur artistique du Sound Travels Festival of Sound Art, Darren Copeland. «C’est une pièce écrite à partir de différents sons enregistrés qu’il transforme pour en recréer de nouveaux. C’est assez spécial comme musique», dit-il.

    Le samedi 8 août, la Bruxelloise Annette Vande Gorne, artiste plus traditionnelle et plus scientifique présentera Two Portraits. «Nous sommes très contents qu’elle soit là avec nous. Elle a publié plusieurs ouvrages importants sur la composition électroacoustique et a enseigné pendant très longtemps sur le sujet», déclare M. Copeland.

    À son concert l’auditeur aura donc l’occasion d’écouter mais aussi d’observer le son sous une autre facette.

    L’atmosphère ambiophonique créée par les 20 haut-parleurs permettront à Annette Vande Gorne de transformer la salle en un laboratoire où le public deviendra l’outil de mesure et le son, le sujet d’étude, rien que ça…

    Le Sound Travels Festival of Sound Art se poursuit jusqu’au 31 octobre avec plusieurs autres spectacles et concerts.

    Nicolas Bernier, Annette Vande Gorne […] viendront divulguer leurs nombreux talents à jongler avec tout ce qui fait du bruit!

    Sur fond blanc in Monsieur Délire

    “Listening Diary”, François Couture, Monsieur Délire, July 17, 2009
    Friday, July 17, 2009 Press

    So beautiful! And rapturing! This music was originally composed for O Vertigo’s dance performance La chambre blanche, but it must have been reworked since, for Sur fond blanc stands very well on its own four legs. An exquisite electroacoustic excursion through electronic textures, whispers, restrained beats, and sophisticated moods. A top-rate aural journey!

    So beautiful! And rapturing! […] A top-rate aural journey!

    Gratte-cité in Monsieur Délire

    “Listening Diary”, François Couture, Monsieur Délire, July 14, 2009
    Tuesday, July 14, 2009 Press

    I finally finished listening to this album last night (couldn’t write about it then); I had started three weeks ago. Why so long? Well, it’s a 5.1 DVD-Audio – and by Ned Bouhalassa, something too rare to take it in casually. So I waited for optimal listening conditions. And it was worth the wait! Bouhalassa may be releasing music on empreintes DIGITALes, but his music is outside the box of academic electroacoustics. His techno background still rears its head in his artistic process and style. As a result, his music is surprising and entertaining, but also deep, image-filled and ear-intriguing. Breakbeat episodes cut through moments of pure sonic plasticit and, vivid and eminently urban field recordings. The editing is jumpy and frantic. The Urban Cuts suite (featuring cello and drumkit parts) is a must-hear. Strongly recommended to electroacoustics fans and newcomers alike.

    … his music is surprising and entertaining, but also deep, image-filled and ear-intriguing.
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