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  • Robert Normandeau in MTL

    “Souvenirs actuels”, Philippe Tétreau, MTL, March 1, 1989
    Wednesday, March 1, 1989 Press

    La trentaine bien portante, la mine souple et dégagée, tout semble réussir à Robert Normandeau. Le succès de ses études musicales n’a d’égal que ceux obtenus dans divers concours de composition, tant en Europe qu’au Canada. Faut-il alors se surprendre de voir cet électroacousticien de Québec (installé à Montréal depuis quatre ans) afficher une confiance tranquille?

    Pas le moins du monde. Il accumule les commandes, heureux de pouvoir exercer son art. Les Événements du Neuf viennent de le solliciter en ce sens. Sa nouvelle pièce, intitulée Mémoires vives, est construite de requiem composés à travers l’histoire. «Il s’agit donc de «mémoires», parce que j’utilise du matériel informatique et parce que cette pièce est composée à la mémoire de compositeurs: Ockeghem, Schütz, Mozart, Fauré. Toutefois, ce ne sera une œuvre ni morbide, ni dramatique.»

    En cette époque où l’apprivoisement des machines se traduit si souvent par une musique standardisée, Robert Normandeau s’obstine à trouver mieux. Il garde ses distances vis-à-vis du fameux New Age qui, «tel qu’on l’entend ordinairement, continue d’exploiter le système tonal populaire occidental. En fait, c’est de la chanson. C’est une musique qui n’a aucun aspect novateur».

    Robert Normandeau, à vrai dire, préfère la compagnie du cinéma et de la peinture. «Dans le métier que je fais, le monde sonore, créé en studio, peut être mis sur tout genre de support, disquette d’ordinateur ou bande magnétique. C’est une musique de support qui se rapproche du cinéma avec ses procédés de montage, de filtrage, de plan. D’autre part, les électroacousticiens évoquent souvent le langage des peintres abstraits. Ils parlent de textures, de surfaces, de grains pour décrire les sons.»

    N’étant pas le fruit d’une génération spontanée, on peut croire que l’électroacoustique est à la musique ce que le cinéma est à la peinture. Un huitième art?

    New Music / Musique actuelle in The Globe and Mail

    “Review”, Robert Everett-Green, The Globe and Mail, June 9, 1988
    Thursday, June 9, 1988 Press

    Several decades after its revival as a concert instrument, the harpsichord is well into its second renaissance. This new album by the Canadian harpsichordist Vivienne Spiteri features six works written for the instrument since the mid-seventies.

    Included are pieces by Louis Andriessen and Bengt Hambraeus and by lesser-known Dutch and Canadian composers. Spiteri has been touring with this repertoire for some time, and her recorded efforts have a mature, authoritative sound.

    Several of the pieces display curiosity about the harpsichord’s distinctive sonority, and a few make feints in the direction of its brave baroque past. HambraeusCapriccio I, for example, is sprinkled with souvenirs of eighteenth- and nineteenth-century idioms, the easy co-existence of which suggests a notion of the tradition that is like a view through several translucent panes of glass.

    Hope Lee’s Melboac rigorously parses the permutations of her virile sonograms, while Andriessen’s Overture to Orpheus sets up a languid canon of voices so close as to seem each other’s shadow. Tim Brady’s Reaching Past and Micheline Coulombe Saint-Marcoux’s Miroirs use electronics to play with some of the harpsichord’s steelier sonorities, while Ton de Leeuw’s acoustic, Mo-Do has a contemplative Oriental cast.

    In all, this is a fine release from Société nouvelle d’enregistrement, and a brilliant debut album for Spiteri.

    … a brilliant debut album for Spiteri.

    petits Big Bangs in Perspectives of New Music

    “The 1987 International Computer Music Conference: A Review”, JoAnn Kuchera-Morin, Robert Morris, Perspectives of New Music, no. 26:1, January 1, 1988
    Friday, January 1, 1988 Press

    […] Deschênes is a well known French-Canadian performance artist working in the dance / mixed media tradition of Alvin Nicolais. And like Nicolais, she has a brilliant mind for effect. […] Judging from the adulations of the audience, the experience must have evoked some of the same fever as the 1951 production in Paris of The Veil of Orpheus with musique concrète by Pierre Henry. […]

    … she has a brilliant mind for effect.

    petits Big Bangs in Québec Science

    “Cinéscience — La science à l’écran”, Gérald Baril, Québec Science, June 1, 1986
    Sunday, June 1, 1986 Press

    […] Admirable synthèse que ce spectacle, à la fois hautement technologique et généreux à vous couper le souffle… L’écran s’avance lentement, remplissant la salle d’émoi… La musique est également au premier plan, imposant le rythme. Non pas roulement de tambour, mais crépitement de brasier ponctué d’explosions, de crises. Dans l’assistance, devant ce monde qui se fait et se défait, les yeux s’écarquillent. Un sourire hébété reste figé sur les lèvres du spectateur quand, après 30 vertigineuses minutes, son rêve éveillé prend fin… Le plaisir de Lux naît de la rigueur… Lux pousse la technique multimédia plus loin que tout ce qu’on avait vu dans le genre jusqu’à maintenant… La grande cohérence, la puissance évocatrice de Lux ne peuvent être issues que d’une démarche artistique dont les manifestations n’ont pas fini de nous étonner. […]

    … à la fois hautement technologique et généreux à vous couper le souffle…

    Polyphonie-polychrome, Patrick Ascione in Le Monde

    “Création de Sur champ d’azur au Grand Auditorium de Radio France”, Jacques Lonchampt, Le Monde, April 1, 1986
    Tuesday, April 1, 1986 Press

    Un peu marginalisée, la musique électroacoustique (dite anciennement électronique ou concrète) n’en continue pas moins de montrer une grande vitalité, avec des créateurs nombreux à travers la France: le récent concert du Cycle acousmatique, organisé par le Groupe de Recherche de l’Institut National de l’Audiovisuel, présentait trois œuvres remarquables […] Sur champ d’azur, de Patrick Ascione (1953), plus purement musical, est une immense composition symphonique, plein ciel, sur de grandes orbes lumineuses, des tambourinages frénétiques, des chants d’oiseaux électroniques; une virtuosité d’écriture assez prodigieuse allie de superbes mouvements avec un travail de détail joliment ouvragé, une extrême violence avec une très pure poésie. C’est une œuvre et un compositeur.

    … une extrême violence avec une très pure poésie. C’est une œuvre et un compositeur.
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