Electroacoustic Music: What is it? , How to Listen to it? and Where to Start?
Of all demanding music (you remember, that’s the topic of this monthly column
It’s all semantics, right
The first problem one encounters is in the terminology. Electroacoustic music was first developed and theorized in France. Words and expressions like “musique concrète,” “électroacoustique” and “art acousmatique” are often mistaken for one another while their English counterparts don’t always bear the same meaning. To decipher it all, let’s ask one of the prominent people in the field,
The term “acousmatics” was reactivated by
”Seeing” electroacoustic music
Electroacoustic music is not music in the traditional sense and it never was intended to be. It’s not something you listen to while washing dishes, working on a term paper or building a soap box car in the garage (although the latter might give interesting results). The composer doesn’t aim at a melody-and-accompaniement form. The electroacoustician shapes sound in the same way a sculptor shapes wood, stone or metal. He takes raw sound sources (their choice often relates to his conception of what the piece will stand for/mean) and manipulates them via studio techniques in order make them say something they were not meant to — ultimately disguising them, making them impossible for the listener to recognize. Listening to an electroacoustic piece is like studying a sculpture from every angle…or like “watching” a sound movie, hence the expression “cinema for the ear”.
Depending on the piece, the best way to listen to electroacoustic music is with headphones (some are better with loudspeakers), lights down and even eyes closed, with minimum disturbance and interruption. The goal is to let yourself be surrounded by the sound. Of course, these are not the kind of tunes you will listen to repeatedly. But the experience is really worth a try and when you stumble upon a piece that talks to you, you will find yourself going back to it regularly.
Essentials
Keeping the list short, here are a few essential listenings for beginners — yes, that means easy start-ups. Of course I could (and should) list a few titles by
But I want to draw your attention to more recent and easier-to-locate titles. Some composers have a way of staging “cinema for the ear” that will take you like a good drama.
More and more, composers are trying to free electroacoustic music from the frame of academic work and link it to more vital live settings. The French duo
In any case, try it. But don’t approach this music as ordinary verse-chorus-outro music. It’s not music — it’s sound sculpture.
Recenzijos
Review
It is a great pleasure to be able to write about some of the recent music coming from Canada’s premiere new music label, empreintes DIGITALes. During the past decade, empreintes DIGITALes has consistently issued some of the very best electroaoustic music being made. Unlike the recordings I often review from labels like Mego, Soleilmoon, Trente Oiseaux etc…, those issued on empreintes DIGITALes are, for the most part, made by classically schooled composers who have studied composition at major universities and have been involved with academic musical explorations for many years. These are fully composed works of musique concrète, pristinely recorded and beautifully presented. So, if you are even slightly interested in the new wave of experimental electronic music pouring out of the US, Germany and Austria, I strongly urge you to find some of the music presented here. This is the real deal. Suffice it to say that you will be blown away.
Interview
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Translated from French.
L’électroacoustique au Canada
[Texte écrit en juillet 1999 pour le 40e anniversaire du Centre de musique canadienne (CMC)
Situation actuelle
Je classe le développement de cet art, au Canada, en trois temps
La première, celle de la musique expérimentale, de la musique électronique, où prime la notion de nouveauté instrumentale, débute en 1954 au Conseil national de recherches du Canada avec l’inventeur
La seconde est celle qui débute vers 1970. Le studio n’est plus seulement un nouvel instrument de musique, il devient une nouvelle façon de faire la musique. La lutherie s’invente. Apparaissent les instruments analogiques asservissables — les synthétiseurs — et aussi les débuts de l’informatique musicale (hors des centres de recherche privés). Plusieurs compositeurs de ce groupe se consacrent à ce mode de création, vont en Europe (surtout en France mais aussi aux Pays-Bas) chercher et développer leurs connaissances.
La troisième débute vers 1980 avec la reconnaissance institutionnelle du genre électroacoustique par la mise sur pied d’un programme d’études complet (à l’Université de Montréal). La plupart des compositeurs de ce groupe ont eux-mêmes étudié en France, y retournent régulièrement et crée ainsi des ponts avec notre pays. C’est aussi l’époque où le Concours international de musique électroacoustique de Bourges (créé en 1973) ainsi que la tenue annuelle du Festival international (dès 1970) prennent une grande importance pour tous les compositeurs, car ils sont devenus le temps et le lieu de rencontre et de partage des musiques qui se font à travers le monde occidental. Les compositeurs
Aujourd’hui, libre de conventions, de patrimoine historique, sociologique et esthétique, cet art sonore continue à se créer. Les tendances très actuelles des musiques
Depuis la fin des années 80, le rapide développement de la lutherie électroacoustique rend possible la mise sur pied de studios personnels performants
(Avatar, qui œuvre dans les arts sonore et radiophonique, serait finalement pratiquement le seul studio associatif, et quoique des centres de création médiatique, lire vidéo, ont aussi des studios de son, cela n’en fait pas pour autant des studios de composition électroacoustique.)
La multiplication des studios personnels s’est aussi accélérée pour deux autres raisons. Alors que jusqu’à la fin des années 80, la
Ceci étant dit, la plupart des compositeurs de musique électroacoustique actifs aujourd’hui sont passés par les universités ou les conservatoires qui sont à la fois des lieux de formation (grâce à leurs professeurs qui sont aussi compositeurs), de création (grâce à leurs studios) et aussi de diffusion (grâce à leurs quelques séries de concerts).
La place de nos électroacousticiens sur les scènes nationale et internationale
Malgré de nombreux développements (organisation de festivals, mise sur pied d’un regroupement avec ses congrès, publications écrites — papier et électronique — et discographie…), fondation de maisons de disques, reconnaissance internationale de la qualité des œuvres de ses compositeurs lors de concours — dont les plus prestigieux—, par la programmation lors de concerts et festivals importants) la place de nos électroacousticiens au pays reste toujours aujourd’hui à être reconnue et justement valorisée.
Quoiqu’elle soit, toutes proportions gardées, l’une des grandes forces de la création musicale canadienne, il reste encore à l’électroacoustique à se faire connaître et reconnaître. Cette situation n’est pas exclusivement canadienne
Ainsi la communauté électroacoustique a dû se développer elle-même, seule. Sans toutefois ignorer les multiples actions posées ici et là au cours des quarante-cinq dernières années, je retiendrai quatre événements publics ainsi qu’un développement technologique pivots pour l’ensemble de la communauté électroacoustique au pays.
Vers 1982, le CECG, piloté par
En 1986, la Music Gallery sous
Dix mois plus tard, toujours en 1986, la Communauté électroacoustique canadienne (CÉC) voit le jour avec plus de 101 fondateurs (suite à une campagne d’affiliation entreprise en juillet) et publie le Bulletin CÉC (d’une certaine façon, prenant la relève du Bulletin CECG). (Notez que je co-rédige la charte de la CÉC, la co-fonde et en devient le premier président.)
L’année suivante, en 1987, les professeurs d’électroacoustique de la Concordia University (dont je fait parti — de 1985 à 1989), de McGill University, de l’Université de Montréal et du Conservatoire de musique de Montréal (ainsi qu’avec
L’invention et la popularité du disque compact ont été bénéfiques pour l’électroacoustique car la qualité sonore du support de diffusion est similaire ou identique à celle de l’œuvre originale et son format est universel. Enfin, l’auditeur entend, en stéréophonie, dans toute ses subtilités et ses nuances, l’œuvre musicale. L’électroacoustique (ici je parle presque exclusivement de la musique pour haut-parleurs qui est aussi connue sous de nombreux autres noms dont acousmatique et musique concrète) est un art qui d’abord et avant tout s’écoute. Invisible, sa diffusion ne se fait pas par la photocopie de partitions — comme on le fait pour les musiques instrumentales — mais par la copie sonore d’abord sur bande magnétique (et à grand tirage sur disque vinyle) et depuis peu, sur disque compact enregistrable (et à grand tirage sur disque compact audio).
Petit historique
Les musiques électroacoustiques s’affirment et se développent d’abord en France et en Allemagne vers 1948. (Bien sûr, toutes nouvelles tendances se forment à partir d’antécédents, mais je considère que le changement d’attitude qui s’est produit à cette époque, en ces lieux, constitue un véritable début.)
Quoique
Voici de façon très abrégée, et assez exacte, le développement de l’électroacoustique dont les références principales sont
- Institutions d’enseignements — studios
- University of Toronto, UTEMS
: 1959 parMyron Schaeffer (1908-1965) avec le concours de l’inventeurHugh Le Caine (1914-1977); relayé parGustav Ciamaga en 1965; depuis 1976,Dennis Patrick . (L’UTEMS a été un pôle d’activités très actif dans les années soixante et soixante-dix, invitant un grand nombre de compositeurs canadiens et étrangers à y composer.) - McGill University, Electronic Music Studio
: 1964 parIstván Anhalt relayé parPaul Pedersen de 1971 à 1974,alcides lanza etBengt Hambraeus de 1974 à 1975; depuis 1975,alcides lanza . - University of British Columbia
: 1965 parCortland Hultberg (1931-2002); depuis 1987,Keith Hamel . - Simon Fraser University
: un premier studio (Sonic Research Studio) vers 1965 parR Murray Schafer ; maintenant parBarry Truax , et un second vers 1982 parMartin Bartlett ; maintenant parMartin Gotfrit . - Royal Conservatory of Music (RCM), Toronto
: 1967 parSamuel Dolin (1917-2002); suivi deAnn Southam c.1970-c.1976; Peter Ness jusqu’en 1978; suivi deWes RD Wraggett jusqu’à sa fermeture en 1991. - Université Laval
: 1969 parNil Parent . - Queen’s University
: 1970 parDavid Keane ; assisté deIstván Anhalt ,Bruce Pennycook ,William Buxton ; depuis 1997,Kristi Allik . - Conservatoire de musique de Montréal
: premier départ en 1971 parMicheline Coulombe Saint-Marcoux (1938-1985),Otto Joachim etGilles Tremblay et fermé en 1974; second départ en 1979 parYves Daoust , relayé parMicheline Coulombe Saint-Marcoux de 1981 à 1985; depuis 1985,Yves Daoust . [La mise sur pied d’un programme d’études complet en électroacoustique en 1996 en fait ainsi la seconde institution canadienne à offir un tel programme.] - Concordia University
: 1971 parKevin Austin ; Jean-François Denis de 1986 à 1989; Marc Corwin assisté parLaurie Radford et/ouNed Bouhalassa jusqu’en 1996; maintenantRosemary Mountain . - University of Victoria
: 1974 parMartin Bartlett (1939-1993); suivi deJohn Celona en 1981; parDouglas Collinge en 1982; depuis 1989,Andrew Schloss . - Conservatoire de musique de Québec
: vers 1978 parPierre Genest ; relayé vers 1980 parYves Daoust — brièvement parJean-François Denis en 1991 — jusqu’à sa fermeture vers 1993. En 1998 changement de vocation et réouverture avecDenis Dion ; depuis 2001André Fecteau . - Université de Montréal
: 1980 parLouise Gariepy ; rapidement relayée parMarcelle Deschênes assistée deFrancis Dhomont dès 1983 jusqu’en 1994; maintenantJean Piché . [La mise sur pied d’un programme d’études complet en électroacoustique au début des années 1980 en fait ainsi la première institution canadienne à offir un tel programme.] - Brock University
: 1982 parBob Pritchard jusqu’à sa fermeture en 1989 (qui a organisé en 1985 la seule édition du seul concours de composition de musique électroacoustique pour bande au pays). - Victoria Conservatory
: 1996 parWes RD Wraggett .
- Autres institutions — studios
- Conseil national de recherches du Canada, Electronic Music Laboratory
: 1954 par l’inventeurHugh Le Caine (1914-1977) jusqu’à sa fermeture en 1974. - Office national du film du Canada (ONF), Atelier de conception et de réalisations sonores
: 1971 parMaurice Blackburn (1914-1987) [suite à un séjour en France au Groupe de recherche de musique concrète (GRMC) dirigé parPierre Schaeffer ]; avecYves Daoust etAlain Clavier jusqu’à sa fermeture vers 1977.
- Groupes d’interprétation associés à des institutions
- Concordia Electroacoustic Composers’ Group (CECG), c.1981-c.1989
Kevin Austin ,Daniel Feist (1954-2005),Dave Lindsay ,James Tallon ,John Wells (1946-2004),Eric Brown ,Jean-François Denis . - Group of the Electronic Music Studio (GEMS), 1983
alcides lanza ,Claude Schryer ,John Oliver ; alcides lanza , directeur artistique; avecBruce Pennycook de 1987 à 1998; depuis 1998 avecZack Settel .
- Groupes d’interprétation — artistes
- Canadian Electronic Ensemble (CEE), 1971
David Grimes ,David Jaeger ,Larry Lake ,James Montgomery . - MetaMusic, 1972-1981
Kevin Austin ,Martin Gotfrit ; et al. - Groupe d’interprétation de musique électroacoustique (GIMEL), 1973-c.1979
Nil Parent ,Marcelle Deschênes ,Jean Piché ,Gisèle Ricard , et al. - Sonde, 1976-c.1985
Charles de Mestral ,Pierre Dostie ,Chris Howard ,Robin Minard ,Keith Daniel ,Andrew Culver .
- Groupe d’artistes — producteurs de concerts
- Association pour la recherche et la création électroacoustiques du Québec (ACREQ), 1978
Yves Daoust ,Marcelle Deschênes ,Michel Longtin ,Philippe Ménard (1946-1999),Jean Sauvageau ,Pierre Trochu ; dirigée parPhilippe Ménard de 1978 à 83,Yves Daoust de 1983 à 86 et de 1988 à 92,Serge Arcuri de 1986 à 88,Claude Schryer de 1992 à 93; depuis parAlain Thibault ; impliquant, entre autres,Michelle Boudreau ,André-Luc Desjardins ,Francis Dhomont ,Claude Frenette ,Claude Lassonde ,Jean Lesage ,Robert Normandeau ,Myke Roy ,Michel Tétreault … - Réseaux des arts médiatiques, 1991
Jean-François Denis ,Gilles Gobeil ,Robert Normandeau jusqu’en avril 2008; Nicolas Bernier jusqu’au printemps 2011; depuis parLouis Dufort . - New Adventures in Sound, 1998-2001
Darren Copeland . - New Adventures in Sound Art, 2001
Darren Copeland .
- Groupe d’artistes — associatif
- Communauté électroacoustique canadienne (CÉC)
: en 1986, regroupement de plus de 101 compositeurs, professeurs, interprètes et gens de radio. Publie les bulletins d’information imprimés Bulletin CÉC Newsletter, Contact! , Flash. Chapeaute les rencontres/festivals Journées électroacoustiques CÉC (DIFFUSION! , >convergence<, >>PERSPECTIVES>>), l’événement radiophonique JERD. Produit aussi des disques compacts compilations, DISContact! . Existe aujourd’hui principalement sous forme électronique: site web [https://cec.sonus.ca/] et groupe de discussion par courriel CEC-Conference (auparavant« CECDiscuss» ). A une portée nationale et internationale dès sa fondation. A propulsé la musique électroacoustique du pays à l’étranger par la diffusion d’information (notamment sur les concours, les appels d’œuvres et la tenue de festivals).
- Éditeurs discographiques spécialisés
- empreintes DIGITALes, 1990
Jean-François Denis ,Claude Schryer (jusqu’en 1991): 93 titres au catalogue (au 30 avril 2008), compositeurs canadiens et internationaux. - Earsay Productions, 1998
John Oliver ,Andrew Czink : 11 titres au catalogue (au 30 avril 2008), majorité de compositeurs de Colombie-Britannique.
Références
En plus de consulter les deux textes suivants, j’ai pu correspondre avec la plupart des principaux acteurs du milieu. Ce genre musical est encore jeune
[vii-99
Discreet Music
On the 50th anniversary of “musique concrète,” Montréal’s electroacoustic composers are still watching the cement dry.
“At first the art of music sought and achieved purity, limpidity and sweetness of sound. Then different sounds were amalgamated, care being taken, however, to caress the ear with gentle harmonies. Today music, as it becomes continually more complicated, strives to amalgamate the most dissonant, strange and harsh sounds. In this way we come ever closer to ‘noise-sound.’”
Whenever this quote from
But long before the avant-garde became popular, a pair of Pierres named
Fifty years after the birth of musique concrète (and a few changes in name, like electroacoustic or acousmatic music),
“I think electroacoustic music is becoming less bizarre for the public,” says
So
Works by
“When the lights go down at an electroacoustic concert,” says
