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electrocd

Critique

Albert Durand, Revue & Corrigée, no. 20, June 1, 1994

Parmi ces nouveautés, il y aussi deux doubles CDs qui, précisons le, sont vendus au prix d’un simple. Tangram de Robert Normandeau, un double qui propose les mêmes pièces mais dans deux versions différentes. Il s’agit de pièces en multipistes avec une version enregistrée en studio sur 14 haut-parleurs et une autre qui est une réduction en stéréo. Il y a réellement une différence d’espace entre ces deux disques. On peut regrouper trois pièces Bédé (qui figure sur la compilation Électro clips), Éclats de voix (qui figure sur Prix international Noroit-Léonce Petitot 1991) et Spleen (qui figurera sur Prix international Noroit-Léonce Petitot 1993) qui utilisent la voix d’enfant comme matériau de base avec une idée de suivi puisque l’on passe du monde de l’enfance à celui de l’adolescence. Ces pièces font apparaitre au premier plan des éléments rythmiques, dynamiques. Tropes réalisé avec des extraits de Mozart laisse à désirer, autant pour l’idée que pour le résultat. Tangram qui donne son titre au disque est dédié à Francis Dhomont. On y retrouve le son de cette bille qui roule cher à Dhomont. Une pièce composée de grands mouvements circulaires, spiralés ou en rebonds, un éclatement permanent de roulements mécaniques, de grincements métalliques, de rythmiques ferroviaires… Même si techniquement impeccable, on regrette un manque de vécu qui humaniserait un peu cette musique et la sortirait de la simple prouesse technique où parfois elle s’enferme.

Tangram
… techniquement impeccable…