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electrocd

Critique

Laurent Diouf, Wreck This MeSS — Paris, October 1, 2003

Le premier track (We Remain Faded) mélange breakbeats softs et textures mélodiques sur une cadence assez tranquille, propre à de l’electronica mid-tempo. C’est-à-dire sur une rythmique qui n’exclue pas une certaine langueur du fait de mélodies évasives… Le deuxième titre (Games) est par contre beaucoup plus surprenant. Passée une courte plainte électronique en guise d’intro, une voix hachée menue par un sampler tourne en boucle sur des breakbeats qui sont, cette fois ci, beaucoup plus marqués. Après trois bonnes minutes de ce régime, des nappes apparaissent et le rythme se renforce encore. Les samples laissent transparaître une vague consonance hip-hop qui contraste singulièrement avec l’harmonie nonchalante du clavier. Un étrange mélange, à la magie séduisante, savamment élaboré par un dénommé Dustin Craig qui tente de prolonger l’expérience sur le morceau suivant sans parvenir toutefois à égaler ce pur moment de bonheur, avant de se résoudre à verser dans l’electronica décousue (Air Bubble Material) puis le dub jazzy (To Dine in Distance) et de récidiver enfin une dernière fois (Life Struggles Constant).

We Remain Faded
Un étrange mélange, à la magie séduisante, savamment élaboré…