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electrocd

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  • Les arbres dans Goûte mes disques

    «Critique», Simon, Goûte mes disques, 5 novembre 2008
    mercredi 5 novembre 2008 Presse

    Décrire un disque comme Les arbres a tout d’un exercice fastidieux. On commencera par dire qu’il s’agit là d’une collaboration entre le producteur originaire de Montréal Nicolas Bernier et son compère Urban9, ce dernier œuvrant comme artiste visuel. Mais au-delà des mots, Nicolas Bernier tend à créer une véritable machine de sentiments, rendant la tentative de justification de mon engouement vaine et presque inutile. Coincé entre une musique acousmatique abyssale et une dérive des matériaux électroniques les plus divers, Les arbres se dégage rapidement des schémas souvent froids et monochromes imposés par la musique concrète.

    C’est que l’ensemble est sûrement trop bien pensé et orchestré pour y avoir quoi que ce soit à redire. Basé sur de longues envolées solitaires d’un piano qui s’abandonne à des improvisations presque aléatoires, les titres composés par Nicolas Bernier dessinent avec lenteur des paysages désertés, rongés par la vermine. De plan séquence en plan séquence, on découvre un savoir-composer hors norme, bien souvent mis en pratique par des glissements abrupts, des ruptures qui nous ouvrent subitement les portes d’un autre théâtre, ou se joue une autre fin du monde. Ces pianos mélancoliques ne seraient bien évidemment rien sans l’orchestration minimaliste qui les entoure: grésillements électriques, vibraphones, guitares et cuivres en tous genres font dévier ces lignes mélancoliques de leur tentation sentimentaliste pour mieux orienter l’auditeur vers une introspection inévitable et douloureuse.

    À ce titre, la prose de Nicolas Bernier n’a rien de féérique, il travaille sur le plan de la finalité bien humaine qui le compose en s’assurant de vider sa musique des vieilles composantes ésotériques qui mineraient le sérieux du propos. Les six pistes de ce projet colossal abordent des ambiances violentes par leurs pouvoirs d’évocation, par l’interaction sensée de leurs composantes. Et dès que tout aura fondu à vos côtés, vous pourrez apprivoiser la bête et jouer avec à découvrir les plaines et montagnes d’un monde où se côtoient fourmis mécaniques, ombres fantomatiques, geysers émotionnels et autres escaliers de cordes déchirantes. Pas étonnant alors qu’on parle de photographie sonore, de captation, de fixation, de réformation sonore, de bricolage ou encore d’archivage au sein de cette superproduction.

    C’est que finalement, Nicolas Bernier est un maître en la matière, un élève appliqué qui, plein de références dans les poches, retranscrit avec passion l’enseignement du savoir que renferme la musique électroacoustique qui lui a été inculqué à l’Université de Montréal. Mais au-delà des schémas carrés et coincés que peuvent renfermer un cursus universitaire, Nicolas Bernier explose littéralement en proposant une perle electronica / concrète / classique / ambient / noisy dont le retentissement a une portée universelle. Un disque qui laissera très certainement des traces à tous ceux qui auront le bonheur d’y laisser traîner une oreille. Passionné et passionant. 9 / 10

    … l’ensemble est sûrement trop bien pensé et orchestré pour y avoir quoi que ce soit à redire.

    Les arbres dans PlayGround

    «Discos», Luis M Rodríguez, PlayGround, 6 octobre 2008
    lundi 6 octobre 2008 Presse

    Nos gustan los discos que empiezan a llamar nuestra atención desde la misma portada, cuando atacan no sólo a uno sino a dos o más sentidos. Y hay algo en la fachada exterior — sombría, entre grisácea y verdosa, no especialmente vistosa pero sí extrañamente sugestiva — de este álbum que intriga, que invita a imaginar.

    Esa sensación no hace sino multiplicarse cuando entra en juego el sonido. Sin titubeos, a pesar del perfil marcadamente abstracto de la propuesta, el disco reclama tu atención desde el primer momento, desde que un estruendoso rechinar mecánico introduce en cuestión de segundos la atmósfera silbante, microscópica y abisal de // Post, el primero de los seis cortes de generoso minutaje — sólo dos bajan de los siete minutos — y estructura mutante que conforman un álbum que surge como resultado de un proceso de colaboración bidireccional mantenido en el tiempo entre el compositor Nicolas Bernier y al artista urban9. El último se ocupó de desarrollar conceptos visuales — seis de ellos, uno por cada canción, acompañan al disco en forma de tarjetas postales — inspirados en los primeros esbozos musicales de Bernier, imágenes en constante re-construcción que a su vez iban interfiriendo en la composición, el desarrollo y los tratamientos de unos paisajes sonoros de arquitectura electroacústica dibujados a base de texturas crepitantes — densas, por momentos aislacionistas o casi industriales, en transformación constante —, grabaciones de campo de corte naturalista — puedes reconocer el cricrí de los grillos, las voces anónimas de unos niños, respiraciones, etc. —, precisas articulaciones de microcirugía digital e instrumentaciones mínimas — de filiación compartida entre el post-rock más sedado y contemplativo, la composición clásico-contemporánea, las orquestaciones propias de la escena electrónica neoclásica, el folk de cámara o el jazz blanco, sosegado y prístino de la escuela ECM — urdidas a base de guitarras, metales, vibráfonos, pianos preparados, flautas, acordeones y cuerdas.

    El canadiense Bernier evita con soltura el peligro de la frialdad digital gracias al constante recurso a los más amables timbres acústicos, pero no parece haber jerarquías entre sonidos. Aunque la escuela clásica de Bernier — esa noción académica de la acusmática — se deja notar en algunos tratamientos sonoros — términos como audio photography, audio transfiguration, audio reformation, audio alteration o audio bricolage sucediéndose en los créditos de todos y cada uno de los cortes del disco — un tanto exagerados, aquí priman la textura, el clima y la atmósfera como señas de identidad de una música que a pesar de ser extremadamente meticulosa y técnica consigue sonar humana, orgánica, subyugante y conmovedora, cerebral a la vez que sensual.

    Si necesitas nombres para ubicarte, piensa en algo próximo a lo que saldría de viajar hacia el norte agitando en una misma maleta los discos de Eluvium, el primer Encre, Radian, Fennesz, Elegi, Bill Frissell, Svarte Greinerng, Mark Templeton o Ljudbilden & Piloten. Agradabilísima sorpresa.

    El canadiense Bernier evita con soltura el peligro de la frialdad digital gracias al constante recurso a los más amables timbres acústicos, pero no parece haber jerarquías entre sonidos.

    Les arbres dans France Musique

    «Tapage nocturne», Bruno Letort, France Musique, 2 octobre 2008
    jeudi 2 octobre 2008 Presse

    «C’est en utilisant quelques sons du quotidien que deux artistes montréalais, le musicien Nicolas Bernier et le graphiste Urban9, ont créé une œuvre audiovisuelle alliant musique électroacoustique et images fixes. Tous deux ont utilisés des techniques et des moyens à la fois numériques et analogiques et ont élaboré leur projet de concert, s’inspirant, se nourrissant chacun du travail de l’autre sur plusieurs années. Alors je pense que la plupart d’entre vous on déjà été séduits par une pochette de disque et en on fait l’acquisition dans la simple perspective d’imaginer la musique qui y serait présente. Et bien la le phénomène fonctionne ici dans ce sens et les 6 cartes postales présentes dans l’album et les 6 compositions musicales s’harmonisent avec une très grande précision dans un climat emprunt de douceur, de nostalgie et d’une élégante naïveté. Alors la musique, nous allons l’entendre bien sûr, mais je vous donne quelques indications sur les images, elle sont dans des teintes grises et mettent en scène des arbres et des enfants. Les arbres sont sans feuillage (est-ce une évocation de la tristesse, de l’absence, de la lenteur ou de la mort?) et les enfants à leur tenue semblent venir d’une époque révolue mais ils contrastent par la forte impression de vie qui émane de leur seule présence dans ces paysages désolés. Graphiquement et musicalement ce n’est pas une sensation de tristesse qui domine mais plutôt une véritable force vivante, sereine et poétique.»

    … une véritable force vivante, sereine et poétique.

    Les arbres dans SentireAscoltare

    «Recensione», Sara Bracco, SentireAscoltare, 1 octobre 2008
    mercredi 1 octobre 2008 Presse

    Neo-modernista per eccellenza, Nicolas Bernier inizia la sua indagine sulla forma sonora tramite la musica popolare, ma la curiosità finisce per avere la meglio e lo porta ad inscenare un dialogo tra suono e video, danza, cinema, installazioni. Nel 2004, con la compositrice Delphine Measroch, fonda Milliseconde topographie e nel 2006 Ekumen, netlabel dedicata alla promozione delle arti elettroacustiche. Les arbres mette in gioco la vista e l’immaginazione, sei immagini in dimensione cartolina curate dall’artista Urban9 per sei tracce di pura materia organica e digitale la cui chiave di lettura si ispira e a tratti si rivela nell’ onirico mondo dell’infanzia, palcoscenico ideale la cui mutevole forma si tinge di incubi, sogni, magici mondi paralleli e creature immaginarie. Destrutturati collage elettroacustici dall’animo noir, linee essenziali di piano, chitarra e vibrafono, triturate filtrate e ferite (// Post): sonopresagio di un divenire, un timore dai beat sostenuti che avanza, a tratti soffocato da una tempesta glich, una lotta a tratti lenita da un’ anima gentile di violoncello e accordeon (// This Is a Portrait).

    Un timore dall’animo fantasma e una pioggia di drones e sottili stratificazioni ambientali, manipolazioni sonore, dilatae note che si riflettono nello spazio e vuoti silenzi che disegnano forme e rifugi per poi riscoprirsi rotolati in nuovi luoghi oscuri (// Piano). Mutamenti per riprendere contatto con il proprio essere fragile, un’anima acustica di accordeon e un flebile ultimo respiro di archi (// Spleen), fragilità che rende comuni il dialogo tra la sensualità di un violoncello e l’imprevedibilità digitale (// Bora), che lotta con le ombre di un basso elettrico e le urla disperate di un violino rincuorato dai cori sibilanti di synth e beat (// Ouverture). Installazione in formato digipack, pillole di sound-art in dimensione tascabile tra acustica purezza e contaminazione digitale una nuova lettura dell’arte in cui mettersi in gioco tra percezioni ed emozioni; “… musica che non possiede un inizio definito o una fine predeterminata, che entra in una nuova fusione con i fenomeni visivi e non vuole altro che mettersi a disposizione di chi ascolta…” (Bernd Schulz). 7 / 10

    … pillole di sound-art in dimensione tascabile tra acustica purezza e contaminazione digitale…

    Les arbres dans Octopus

    «Oursins chroniques», Laurent Catala, Octopus, 1 octobre 2008
    mercredi 1 octobre 2008 Presse

    C’est dans un climat d’étrange transfiguration qui n’est pas sans rappeler les ambiances floues, autant mystérieuses que nostalgiques, du Grand Meaulnes d’Alain Fournier que se tisse la collaboration noueuse entre le musicien Nicolas Bernier et l’artiste visuel Urban9 qui sert de cadre à ce disque. Élève de Robert Normandeau et de Jean Piché, et par là même dépositaire d’une certaine tradition acousmatique québécoise, Nicolas Bernier articule textures travaillées (provenant pour l’essentiel de sonorités instrumentales et acoustiques retravaillées électroniquement) et sens minimaliste contemplatif pour asseoir un paysage musical sensitif, appliqué et mélancolique, évoluant finement au gré des interventions prolixes du compositeur jusqu’à atteindre les rivages d’une musique de chambre isolationniste et trouble sur le paradoxal final // Ouverture. Une œuvre empreinte d’un certain spleen, comme le souligne encore davantage les illustrations photographiques années 30 et les dessins paysagers mortifères d’Urban9.

    Nicolas Bernier articule textures travaillées […] et sens minimaliste contemplatif pour asseoir un paysage musical sensitif, appliqué et mélancolique…

    Les arbres dans Ondefixe

    «Critique», Benoît Richard, Ondefixe, 1 octobre 2008
    mercredi 1 octobre 2008 Presse

    Connu pour ses créations à caractère expérimental, le canadien Nicolas Bernier s’associe ici avec le graphiste Urban9 pour donner vie à une œuvre construite conjointement et mutuellement à partir du travail de chacun. Un travail d’improvisation qui débouche aujourd’hui sur le CD Les arbres.

    Au programme 6 compositions qui chacune trouve une correspondance avec une carte postale livrée avec le disque. Une manière de plus de faire coïncider le son et l’image. Dans les compos de Nicolas Bernier mêlant sonorités électroniques et sonorités acoustiques on découvre un univers riche et foisonnant, où chaque ambiance semble travailler jusqu’à l’extrême, histoire de faire ressortir le maximum d’impressions, d’images, de ressentis chez l’auditeur.

    Expérimental dans la forme et dans l’idée, mais très facile à écouter, Les arbres dévoile des harmonies profondes, où le son du piano, de l’accordéon, de la guitare et du vibraphone viennent se frotter en permanence aux triturations sonores du canadien. Ce qui donne un assemblage sonore très moderne dans sa conception, étonnant. Une manière, pourquoi pas, de découvrir et se familiariser avec la musique électroacoustique.

    … on découvre un univers riche et foisonnant, où chaque ambiance semble travailler jusqu’à l’extrême, histoire de faire ressortir le maximum d’impressions, d’images, de ressentis chez l’auditeur.
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