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Lieux imaginaires

Steven Naylor

… un regard et une réflexion sur l’urbanisme qui laissent un arrière-goût de goudron, de béton et de pots d’échappement… Revue & Corrigée, France

It’s quite a trip. ATTN:Magazine, Royaume-Uni

East Coast Music Awards 2013: Electronic Recording of the Year — Nominee

empreintes DIGITALes est fière de présenter ce premier disque de musique acousmatique du compositeur Steven Naylor. Un rapide coup d’œil à la biographie de l’artiste permettra de constater l’étendue de son œuvre, passant de la composition électroacoustique, à la musique instrumentale, à l’improvisation, à la composition d’environnements sonores, la musique pour le théâtre, la direction de festivals, bref, une feuille de route exceptionnelle.

Puisant dans ses diverses expériences, l’artiste formule des intentions musicale d’une clarté saisissante sur chacune des pièces du disque. Chaque composition arpentent un processus de composition bien précis. Du paysage sonore, au récit radiophonique, à la construction de paysages inventés, les six pièces du disque nous dévoile autant de lieux oscillant entre réel et imaginaire.


Livret numérique PDF de 25 pages (8 Mo) inclus dans le téléchargement

  • Conseil des arts du Canada

DVD-Audio — Surround (IMED 12120, 2012)

  • Étiquette: empreintes DIGITALes
  • IMED 12120
  • 2012
  • UCC 771028212095
  • Durée totale: 70:35
  • OGplus
  • 142 mm × 125 mm × 10 mm
  • 50 g

Téléchargement (IMED 12120_NUM, 2012)

Notes liminaires

À propos de ces Lieux imaginaires

Un sentiment d’appartenance relie, en quelque sorte, les œuvres réunies sur ce disque; un souvenir sonore extrait d’un endroit que j’ai visité, le tableau immersif d’un endroit où je souhaite ne jamais me trouver, ou encore l’érection d’un lieu qui ne peut être qu’imaginaire.

J’ai délibérément varié et fusionné les approches. Ainsi, une composition peut présenter des éléments de paysage sonore, un récit radiophonique, ou l’exploration purement abstraite des propriétés intrinsèques d’un son.

Or, un même parti-pris acousmatique unit ces œuvres, celui de maîtriser la combinaison puissante de sources sonores invisibles et de l’imagination.

Il arrive que je fasse des suggestions indirectes, que j’ouvre des portes inconnues, que je brosse un portrait à la hâte ou que je produise des ombres évanescentes, mais, au final, chaque auditeur forgera et visitera des lieux qu’il aura imaginés lui-même.

Steven Naylor, Halifax (Nouvelle-Écosse) [traduction française: François Couture, v-12]

Les compositions

Les premières pièces de cette collection d’œuvres — Bitter Orchids, I wish, et Irrashaimase — ont été conçues dans le cadre d’une série intitulée Imaginary Places, une série qui s’intéresse à la nature fragmentée et imparfaite de la mémoire, en particulier à la dislocation inhérente aux souvenirs d’expériences de voyage.

Irrashaimase est un mémoire sonore abstrait du Japon urbain, tandis que Bitter Orchids offre une revisitation plus immersive, et quelque peu hallucinatoire, de matériaux enregistrés dans le nord de la Thaïlande. I wish utilise les sources d’un enregistrement d’une simple chanson de lamentation, Home, composée par Steven Naylor il y a quelque temps, pour présenter un portrait anxieux, en grande partie vocal, de désirs ambigus et inaccessibles.

A l’origine, les pièces suivantes n’étaient pas destinées à faire partie de la série. Cependant, au fur et à mesure que le travail progressait, il est devenu clair que la notion de lieu imaginaire continuait à être au centre de toutes ces compositions.

Automatopoiea: Study 1 plonge l’auditeur dans un monde imaginaire de chaos mécanique low-tech. kune kune évoque un monde imaginaire dans lequel les cochons peuvent devenir des enfants, tandis que leurs identités se transforment librement entre le référentiel, l’associatif et le purement acousmatique. Enfin, The Thermal Properties of Concrete visite un monde contradictoire et immersif qui est à la fois une création fictive, une abstraction complète et une réalité oppressante.

Dans cette musique, les auditeurs peuvent se retrouver en train d’assembler une quasi-narration basée sur des morceaux de texte disjoints, en essayant de contextualiser des sons inconnus mais potentiellement familiers ou connaissables, ou en essayant de déchiffrer l’entièrement inconnaissable.

Mais toutes ces œuvres sont en fin de compte unifiées par un facteur commun: la fascination du compositeur Steven Naylor pour la capacité du son seul à permettre à l’auditeur d’identifier, de construire, d’attribuer et — plus puissamment — d’imaginer.

— [vii-12]

Remerciements

Chaleureux remerciements à ma famille – Pamela, Anna et Mia – et à Jonty Harrison, Jean-François Denis et Dominique Bassal.

Le compositeur reconnaît l’apport financier du Nova Scotia Arts Council, du Gouvernement de la Nouvelle-Écosse et/ou du Conseil des arts du Canada à la création de ces œuvres.

Steven Naylor, Halifax (Nouvelle-Écosse) [vii-12]

Quelques articles recommandés
La presse en parle

Critique

Yann Leblanc, Revue & Corrigée, no 96, 1 juin 2013
… un regard et une réflexion sur l’urbanisme qui laissent un arrière-goût de goudron, de béton et de pots d’échappement…

Review

Jack Chuter, ATTN:Magazine, 4 avril 2013

Large-scale sonic sculptures and narratives, in Steven Naylor’s very first acousmastic work.

It’s quite a trip. Lieux imaginaires is like some bizarre, metamorphosing wormhole of abstract texture and human experience; a strange co-ordination of both real-world sounds and vibrant dollops of imagined landscape, constantly transforming into new and unforeseen states. Even when I become fully mindful of the record’s skittish manner of movement, its transformations are no less startling. For example, I Wish rips open with a sudden sigh of female vocal – a knife of human immediacy in amongst the distant and highly processed – which leaves breaths and vo’wels protruding before gradually being mashed up into a tumbleweed of nanosecond sonic particles.

Sound is both invasive and far away; not only in terms of its proximity (rubbed across the eardrums before reappearing seconds later as a mere horizon glimmer), but also for its familiarity – cutesy melody climbs miraculously out of a well of elasticated noise, while spiderwebs of electronics are plastered across the bustling embrace of public space chatter. The album’s closing 27 minutes are devoted entirely to The Thermal Properties of Concrete, which brings all of these characteristics together under the umbrella of industry – traffic noise, monologues on concrete, theatrical rants against modern life and piercing drones that emulate the claustrophobic (yet threateningly vast) cityscape that rises up via Naylor’s grand-scale sound design.

It’s quite a trip.

Review

Vito Camarretta, Chain DLK, 26 mars 2013

The filter Steven Naylor interjects to a series of field recordings on this release is mainly emotional memory. He makes such a cognitive and creative operation in a way which could be associated to the sight of a director of a movie or an essayist on a plot, so that there’s always an emotional transmission which interferes with the somehow cinematic palette of field recordings: the mechanical and electromechanical creaking and squeaking of gearwheels which enliven automatons of Devon-based designer-maker Tony Mann subtends an astounded and sometimes frightened wonder in front of the complexity of an “artifical life,” the emotional wires which permeates the fragment I wish taken from plaintive song Home by Rita Rankin seem to be stretched by longings, fears and imperilments related to wishes, a certain daunted and confused upheavel emerges from Irrashaimase, an immersive track, named after the typical form of greeting that some Japanese shop keepers shout to invite new customers inside their shops, which depicts urban Japan with its inner contrasts between robotic and elegant, chaotic and musical, a dumbfounded contemplation arises from the wonderful sonic painting of Chiang Mai night market in northern Thailand where Steven kept the noises of motorcycles and other occasinal intrusions in his ethnomusicological documentary and a certain estrangement comes out on kune kune, a track based on the oinks by these rare hairy pigs living in New Zealand and recorded nearby Bath. The final long-lasting The Thermal Properties of Concrete, based on the fictitious narrator-character of a woman, wondrously performed by Jody Stevens, and a couple of senior staff members of the Planning Department of the City of Halifax. emphasizes the cinematic hooks of Naylor’s skills.

… there’s always an emotional transmission which interferes with the somehow cinematic palette of field recordings…

Kritiek

Sven Schlijper, KindaMuzik, 24 janvier 2013

Waar? Hier, daar, ergens, nergens… Deze vraag en de vele mogelijke antwoorden plaatst componist Steven Naylor centraal op Lieux Imaginaires. De zes stukken zijn net zoveel abstracte herinneringen aan werkelijk bezochte plaatsen als constructies van locaties die alleen in Naylor’s fantasie bestaan of zelfs waar hij nooit zou willen zijn.

Naylor gebruikt elementen uit soundscape fieldrecordings moeiteloos naast elektro-akoestisch instrumentarium en hoorspelachtige technieken. Het levert een reis op in niets dan geluid die herinneringen oproept of juist diepe verlangens en angsten. Lieux Imaginaires pendelt tussen waarheid en in- of verbeelding en legt zo de nadruk op de bij lange na niet perfecte aard van het geheugen; zeker waar fysiek reizen sowieso voor een gevoel van ‘dislocatie’ zorgt.

Van urbaan Japan tot de prachtigste natuur in het noorden van Thailand, van mechanische chaos naar een wereld waarin varkens kinderachtige trekken hebben, weet Naylor korte beelden op te roepen die het onderscheid tussen feit en fictie in mist doen opgaan. Zijn muziek kent zoveel associatieve mogelijkheden dat de luisteraar bijna ongemerkt een quasinarratief samenstelt uit de puzzelstukken die de composities in overvloed aanbieden. Zo probeer je een coherent geheel te maken van geluid dat bekend voorkomt en geluid dat juist totaal onbekend is.

Aan dat ‘rekenen en ontcijferen’ voegt Naylor een niet-analyseerbare laag toe: dat wat helemaal open is voor poëtische interpretatie, namelijk het inherent onkenbare. Dat zijn de Lieux; net zozeer van Naylor als van de luisteraar. Dat ze wel of niet of misschien bestaan, doet niet ter zake. Wat ertoe doet, is dat déjà vu’s en totale verrassingen elkaar in steeds weer andere vormen en sensaties afwisselen. Zo blijkt ook het geheugen gaten en kleuring te kennen ten aanzien van deze imaginair bereisde locaties. Zozeer zelfs dat deze geluidenwereld de toehoorder elke keer opnieuw als behaaglijk vertrouwd, intrigerend nieuw of angstaanjagend onheilspellend en meer voorkomt. Reizen kortom die met geen mogelijkheid af te vinken zijn van een landkaart of lijstje.

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