D’autres critiques peuvent se trouver dans les pages des albums de cet artiste.
Akousma (2)
Concerts éclectiques d’électroacoustique
L’école de Montréal, 3/4
Nous poursuivons notre découverte de la musique concrète, acousmatique produite par ce que l’on appelle l’école de Montréal. Nous avons souligné le rôle de la chaire de composition de musique électroacoustique dans la formation de toute une génération de compositeurs, chaire que
Comme beaucoup d’autres,
Je ne suis pas sûr qu’un public auquel on aurait demandé de donner un titre à l’œuvre de
Cette musique n’évoque pas forcément la lumière éternelle telle que nous l’entendons, mais elle paraît en phase avec les projets de
La discographie de
Il s’agit d’une œuvre composée à partir de ces sons, onomatopées, descriptions de bruits de chute, de coups, de sirènes… que l’on trouve dans les bandes dessinées prononcées par une enfant de onze ans. On observera que l’univers que décrit cette pièce courte, elle dure moins de trois minutes, n’est pas d’une grande douceur.
Ces citations de bruits empruntés au monde dessinée illustrent bien l’éclectisme des membres de l’école de Montréal.
On trouve explicitement trace de cet éclectisme musical dans
Cela le force, d’abord, à constituer sa propre bibliothèque de son, à se faire reporter, preneur de son, ce qui l’amène à enregistrer son quotidien, son entourage, à travailler sur le motif comme les peintres impressionnistes qui posaient leur chevalet sur les bords de la Seine ou de la Marne. On retrouve, d’ailleurs, chez les compositeurs de l’école de Montréal ce goût pour le plein air, notamment dans ces œuvres que l’on pourrait qualifier de paysages, qui nous décrivent l’atmosphère si particulière de la capitale francophone d’Amérique du Nord.
Stockhausen, Quay, Chouinard et Dufort, sans les autres
La soirée commence par un ratage monumental. La présentation d’
Il y a aussi
Voilà qu’arrivent les Brothers Quay qui se sont trouvé l’heureux courage de travailler avec le redoutable
Dans ces conditions, on aurait vraiment aimé une diffusion sur haut-parleurs plus élaborée, vivante et enveloppante. Ce qu’on a entendu reste malheureusement trop plat et démonstratif et montre un contentement certain sinon un petit vide d’imagination interprétative. Quant à la vidéo, le film des frères Quay a assurément tiré bien des démons de l’enfance du maître allemand.
Dans une esthétique qui se réclame du meilleur film noir américain comme de l’expressionnisme de Murnau, voire du surréalisme du
Qui était la nouvelle création vidéo de la chorégraphe
Des photos ou petits bouts de films s’enchaînent de manière absolument fluide, comme si la photo qui fixe et se répète devenait mouvement expressif. Haute qualité de la définition picturale oblige, la conception visuelle de Chouinard use des nouvelles technologies pour tout démultiplier sur huit écrans, quatre pour l’homme, quatre pour la femme. Ils tentent de se rejoindre, de s’aimer, et la querelle éclate comme pour montrer l’impossibilité de la fusion. Les bouches font des sons que Dufort utilise de manière idoine, fusionnelle ou heurtante, en un contrepoint foudroyant. On réinvente ici la fugue à huit voix dans une perfection qui rendrait un
Une construction dans le plus pur des granits, une forme toujours nette, un discours hautement original où l’émerveillement devant la perfection de la chose l’emporte sur les émotions qu’elle peut susciter, une véritable œuvre abstraite, aboutie, voilà ce qui ressort de cette présentation. Voilà aussi ce qui fait que l’Élektra festival mérite toutes ses lettres de noblesse en permettant à une salle archicomble de découvrir et partager tout cela. Surtout, à une époque où un certain conservatisme tente de s’insinuer davantage, pouvoir voir les avancées vivantes mérite bien des bravos.
xperiments: Ned Bouhalassa
I began by asking him about his studies in acousmatic music in Montréal, and how his early explorations in electroacoustic techniques still bring a great influence to bear upon his work today.
I also listened to a _lot_ of ea. I’ve always been very good at taking apart music or sound art by ear. I still remember the night I had an epiphany about multiple layers of processing. I was listening to a radio broadcast of a piece by
I didn’t take my composing seriously though until I won two Canadian young composers’ prizes in the same year (1990). Of course, I knew enough not to expect to make a living from it, but it made me feel stronger, more confident. I was quite insecure about my composing abilities, and getting recognition from my peers helped me a lot. By getting involved with the ea community, I also became friends with people whose work I had greatly admired
Around the same time, I became interested in Hip-Hop, particularly Public Enemy. I liked what they were doing with samplers, adding street ambience to the Funky Drummer, using all kinds of musique concrète techniques. In 1993, I bought my first portable DAT and binaural microphones, and I began making a lot of indoor and outdoor recordings. Listening with headphones while recording really increased my perception of the sounds that I took for granted and hardly ever noticed (cars, general city noise, my refridgerator, a clock ticking, etc). 8 years later, I still go back to these DATs for source material.
I think the period where I fell in love with ea was a particularly exciting one, at least here in Montréal. The composers I listed above and many others were doing their first mature works (except for Francis, bien sur), and there was a regular flow of strong pieces, concerts. I think things starting leveling off in the mid-90s, or maybe it was my interest that diminished. This was also the period when I started to regularly listen to Techno music in (almost) all its forms.
MStation
The focus on movement that you mention is really a compositional technique. I treat space as an equal aspect of sound, which means that I pay the same attention I do to pitch, amplitude, rhythm, etc. The sounds have dynamic trajectories because I program/automate movements across the stereo field (or sound stage). Regarding my fascination with movement, I should mention my acousmatic confreres as influences. I’m also still exploring granular synthesis in all its forms (slow and sparse, or fast and dense). In
MStation
MStation
Is there a particular style of techno / drum’n’bass / hip-hop, or a particular group that you like
MStation
MStation
MStation
MStation
I’m aware that you also compose film music, I wondered if you’d like to say a little bit about your current project
I also just got a Canada Council for the Arts grant to compose a new 30-minute acousmatic work based on the morphing of sounds, the Berlin zoo, and the myths of Orpheus and Morpheus. I hope to travel to Berlin to record animals and people in the zoo, and to San Francisco, where I will use some of Sound Traffic Control’s resources for resynthesis.
MStation
