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  • Migrations dans Terz

    «Made My Day», Honker, Terz, 1 mars 2004
    lundi 1 mars 2004 Presse

    Drei sehr komplexe digitale Stücke des Komponisten aus Montréal, entstanden nach 5jähriger Arbeit als Lehrer in den USA. Thema ist die Migration, die Distanz zwischen Traum-Utopia, Notwendigkeit und Realität. Sehr spannende Musik, jedoch keine Schärfung des Themas im politischen Sinne.

    Sehr spannende Musik…

    Sings the Blues dans Rumore

    «Recensione», Vittore Baroni, Rumore, 1 mars 2004
    lundi 1 mars 2004 Presse

    Il californiano Todd Drootin definisce il proprio stile “beatpunk”, forse per distinguerlo dal digital-hardcore dei contarranei Kid 606, Lesser e soci, che muovono da similari premesse “plunderfoniche” ma con esiti pen più caustici e radicali. Todd è un maniaco del campionatore, ma le sue fonti d’inspirazione non sono il nippo-noise e neppure il furto concettuale alla John Oswald. Non è neppure un raffinato collagista alla DJ Shadow, ma piuttosto applica un emelentare attitudine pop-punk (appunto) alle spartane tecnologie con cui smonta e ricicla in sconnessi e bizzarri groove piccoli frammenti delle sue band preferite (Pavement, Pixies, Wire, Slits, The Fall, Sonic Youth, sono tutte elencate in copertina) o di giganti come Albert Ayler e Sun Ra, guarnendo con semplici riff sintetici e voci prelevante qua e là. Sings the Blues (ma di blues ovviamente non c’è ombra) fa seguito all’esordio Throw Down Your Laptops e vive della continua reinvenzione di un divertente (e danzabile) tappeto ritmico seriale, tra pause downtempo e frenetiche galoppate electro, su cui si innestano beffarde microvariazioni. Che Drootin riesca a tener in piedi la baracca per 65’ con solo qualche lieve cedimento è un risultato di cui poò andar fiero.

    Bleak 1999 dans Autres directions

    «Critique», Stéphane, Autres directions, 1 mars 2004
    lundi 1 mars 2004 Presse

    Bleak 1999 est paru durant l’été 2003 alors qu’il est en fait le premier album du canadien Tomas Jirku, enregistré avant Variants (Alien8, 2000). Entre les mystères inquiétants du trouble Entropy (Intr_Version, 2003) et la collaboration efficace et réussie avec Robin Judge (Plurism paru en 2003 chez Onitor), cet album, s’il avait été nouveau, aurait montré une direction encore différente pour cet artiste talentueux, roi de la click-house. Il aurait indiqué un retour aux sons rudes, rêches, industriels. Il aurait révélé la quête d’une certaine sauvagerie musicale, à une certaine volonté de mettre en retrait le production… Mais Bleak 1999 est en fait l’œuvre originelle du musicien, sa terre première, son origine brute (une influence de sa Tchéquie originelle?). Il y dévoilait déjà sa capacité à mettre en place des structures intenses, son talent à délivrer des mélodies évoquant divers univers embrumés… Entre différents morceaux de techno minimale, moins efficace que ses dernières productions, s’infiltraient de longues compositions non mélodiques, faites de bruits et d’échos… Des plages à la limite du silencieux, pleines de tension, rachitiques, tendues. Bleak 1999 laisse cette impression, celle d’une œuvre vibrant d’une rage silencieuse, augurant déjà d’albums somptueux. Qui depuis nous sont parvenus.

    … des structures intenses… divers univers embrumés…

    Sings the Blues dans Autres directions

    «Critique», Sébastien, Autres directions, 1 mars 2004
    lundi 1 mars 2004 Presse

    Artiste extrêmement prolifique qui participe d’ailleurs à l’essor des weblabels en offrant en téléchargement gratuit plusieurs de ses morceaux, Todd Drootin incarne Books on Tape, projet électro en roue libre possédant le charme empoisonné d’un gangster sympa et un peu rustre. Sings the Blues fait converger une multitude d’influences et de styles pour aboutir à cet ensemble extrêmement urbain, rugueux, d’esprit tout à la fois blues, punk et hip hop. Le morceau Republic Of renvoie à la moiteur des rues sous la pluie, son sample entêtant en étendard; promenade sur des trottoirs saturés d’eau, dans un ton sépia, esprit hip hop bohème, sale et un peu funky. Immédiatement après, le tube épique: See You In Tokyo, avec sa ligne de basse survoltée et sa mélodie conquérante, pour une scène plus tendue. Musique sortie de ses gonds, emportée par son énergie, qui rejoint assez vite le panthéon des bandes sons de jeux vidéos dont on retrouve ici des échos familiers, ludiques et bagarreurs. Cette influence revient souvent dans les seize morceaux de l’album et lui confère une énergie de jeunesse barbare, son côté un peu cheap (Amiga!) et analogique, abrasif.

    Drootin affectionne les sons épais qui font mal, ceux qui gueulent plus fort que les autres et font la loi au milieu de morceaux sous stéroïdes. Mais le second degré n’est jamais loin et l’humour de certains arrangements, là encore très vidéoludiques, apporte un peu de bonhomie à sa cavale sous tension. Sings the Blues est la bande son idéale pour une filature ou une course poursuite échevelée en milieu urbain. Foutraque et détraqué, musclé, groovy et festif, c’est du tout bon que ce son électro enfin atypique, qui peut lorgner le temps d’un éclair chez ses voisins du reggae (la fin de Girls Up Front) et s’installer juste après dans un climat d’urgence, narrant la dernière chevauchée du héros au milieu d’un déluge de flammes précédant l’explosion du complexe (Death In the Sex Shop). Chaque piste est une nouvelle scène d’action, un nouveau coup de poing de fond de ruelle dans la face du méchant, un autre coup de boule dans le nez aquilin du gentil qui trinque lui aussi, parce que ça devrait toujours être comme ça. Remember John McLane.

    Finalement, Sings the Blues est tout aussi électrique qu’électronique, et cela ne tient qu’à la rage intérieure de ses morceaux cyclothymiques. Forte tête prise dans la spirale d’un déchaînement global, Drootin a le talent, l’esprit rock et revanchard, sans oublier ce soupçon de grâce qui fait les plus beaux charismes.

    Foutraque et détraqué, musclé, groovy et festif, c’est du tout bon que ce son électro enfin atypique…

    Jalons dans Musicworks

    «The many sides of Francis Dhomont», Matthew McFarlane, Musicworks, no 88, 1 mars 2004
    lundi 1 mars 2004 Presse

    empreintes DIGITALes stands at the forefront of those leading the charge for electroacoustic music, particularly when it comes to the music of Quebec composers. This snall label, on which Francis Dhomont has many releases, has quickly become one of the most influential and prominent labels for electroacoustics in the world.

    Dhomont’s latest CD is Jalons (meaning milestones). Whereas each of his previous releases had a theme, this disc of eight works spanning sixteen years fills in some of the gaps in Dhomont’s musical evolution. The first piece, entitled Vol d’Arondes (flight of swallows) is dedicated to Dhomont’s fellow electroacoustic wanderer, Annette Vande Gorne. Dhomont sets up the work as a depiction of a summer night in Provence in France. Birdlike noises are combined with the sound of a bouncing marble, a Dhomont sonic signature.

    Les moirures du temps earned first prize at the Czech Musica Nova competition. It is the most abstract piece on the disc. In trying to musically express the passing of time, Dhomont uses sounds that are largely unidentifiable, shying away from any visual images the music might suggest.

    The gem of the disc is Studio de nuit. Lasting only three minutes, it gives us Dhomont at his most humorous and most self-critical. The work is narrated by Dhomont and shows his work in the studio. “No, too violent,” he remarks off the top. Whenever Dhomont uses the human voice, magic results.

    Lettre de Sarajevo is a dark and haunting work, an elegy for the victims of the conflict in that city. Dhomont here prefers dark, rolling and menacing sounds to the polished, beautiful bell-like tones in Studio de nuit. The work is as violent as it is dense in its construction.

    A one-minute piece, L’électro, shows Dhomont at his strongest. Consisting completely of human voices repeating the word “electro,” it highlights the fantastic possibilities of electroacoustics and demonstrates Dhomont at the height of his compositional power.

    … highlights the fantastic possibilities of electroacoustics and demonstrates Dhomont at the height of his compositional power.

    Bleak 1999, Rumors of War dans Music Club

    «Recensione», Roberto Michieletto, Music Club, no 138, 1 mars 2004
    lundi 1 mars 2004 Presse

    Il precedente incontro con Tomas Jirku (all’epoca di Entropy) mi aveva fatto conoscere un musicista che utilizzava la propria esperienza, costruita con diverse pubblicazioni di vario formato su etichette differenti, per comporre tappeti sonori strumentali in grado di indurre assuefazioni ritmiche e di edificare scenari di isolamento cerebrale. Con il suo quinto lavoro esteso, intitolato Bleak 1999 e dove propone tracce assemblate nel 1999 e successivamente rivedute, consolida ulteriormente tali peculiarità andando nella direzione di un ambient dub minimale (raramente tendente alla techno radicale) e con più di un legame stretto con il micro noise non statico e con le forme più propositive di sperimentazione elettronica. Forse meno curato rispetto ai dischi precedenti, ma anche più capace di convogliare sensazioni di calore umano. Sempre la No Type è il tramite grazie a cui Maurizio Martusciello e Økapi pubblicano il nuovo album a nome Metaxu, album incentrato sulla guerra e sugli atti di violenza massificata. Infatti ciascuno dei dodici pezzi prende spunto non tanto, o non solo, ideologicamente, ma soprattutto materialmente da avvenimenti che hanno segnato il corso della storia, a partire dal 1914 (attentato a Francesco Giuseppe in quel di Sarajevo) sino al 2001 (USA under attack). Quel che ne consegue non muta i geni costituenti la materia sonora plasmata da Metaxu, però ne rappresenta la base di appoggio; campionamenti, suoni concreti e rumori vari che vengono inseriti in un contesto di avanguardia, che, nonostante la natura elettronica o manipolata da cui prende spunto, riesce poi a mostrare vari volti, dall’ambientale al neoclassico, dall’isolazionista al micro-wave/glitch, dall’industriale al “filmico”. Un disco che si insinua nella vostra mente e che, pur senza tormentarvi, genera prima un senso di disagio e alfine di accondiscendenza.

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